Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 08:21

      A l’occasion de la Journée nationale des fonctionnaires, des dizaines de commentateurs et « d’experts » de tous calibres se sont  exprimés  dans l’ensemble des chaînes de radio, plateaux de télévision, journaux de la presse écrite.

      Jamais depuis longtemps on n’avait eu une telle confirmation des approximations et  erreurs,  et de la méconnaissance qui affecte des aspects essentiels de l’histoire générale de la fonction publique, des services publics, de ses composantes et de ses statuts, et plus encore de celle du syndicalisme des fonctionnaires.

      On peut en déduire de sérieuses inquiétudes sur l’avenir du régime général de la fonction publique et de la situation des fonctionnaires de toutes catégories. Il y a quarante ans déjà les dernières lignes de mon ouvrage « Fonctionnaires sujets ou citoyens ? » (Tome II « Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à 1981 ») étaient ainsi rédigées :

« En ces temps difficiles mais exaltants, puissent les jeunes générations ne jamais oublier la leçon de l’histoire ; un puissant mouvement des fonctionnaires est le plus sûr garant de leur avenir… »

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 14:25

   Comment Sa Majesté MACRON considère-t-il les fonctionnaires qui participeront à la Journée du 10 octobre ?

   Sujets, ou citoyens ?

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 10:14

      Le Parti socialiste va vendre son siège, 10 rue de Solferino qu’il occupait depuis 40 ans. Personnellement, j’y ai exercé mes responsabilités syndicales nationales successives  pendant vingt années, de 1958 à 1978 et j’ai même présidé à sa vente, après avoir, en qualité de président du  comité de gestion de la « Maison des fonctionnaires » réglé la question de sa propriété avec la Direction générale des Impôts (de surcroît, il se trouve que j’étais à l’époque Directeur divisionnaire  des  impôts).

     Mais les dirigeants du  parti socialiste et les journalistes se contrefoutent que cet immeuble ait été acquis en 1935 par une souscription de la Fédération générale des fonctionnaires qui recherchait non pas un arrondissement « cossu », mais la proximité de la Chambre des députés et des ministères et qui serait, l’année suivante, la plus importante fédération de la CGT réunifiée. Comme ils se contrefoutent que la plaque commémorative de 1964 célébrant la reprise de la maison aux traîtres de Vichy par un commando de la Résistance  en 1944  ait été retrouvée dans les gravats de la rénovation. 

   

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 09:50

              En application de la loi n°2012-287 du 1er mars 2012, les ouvrages publiés au XXe siècle devenus indisponibles peuvent être numérisés et commercialisés sans le consentement des auteurs au profit d’une société de gestion collective. Une liste de ces ouvrages est publiée dans un registre baptisé Relire.

             Ainsi, les deux tomes de l’ouvrage « Les fonctionnaires sujets ou citoyens ? » édités en 1979 et 1981 ont fait l’objet d’une réédition numérique qui peut être téléchargée à un prix modique  à  partir de plusieurs librairies accessibles sur internet. Un livre numérique est un livre.

             Sur le fond, il se trouve que l’auteur de celui-ci… et de quelques autres, est toujours là pour suggérer aux nouvelles générations de fonctionnaires (syndiqués ou non) de s’informer sur le passé de la fonction publique et de son syndicalisme.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 16:47

     Les dirigeants syndicaux et les journalistes économiques et sociaux de ma génération         ne sont plus très nombreux.

      Lorsque dans les années 1965, secrétaire général de fa Fédération des Finances,  je menais la campagne de la CGT contre la « fiscalité de classe » j’étais en contact avec Gilbert MATHIEU, journaliste prestigieux du « Monde ».

      Lorsque, dans la décennie suivante, secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires, je luttais contre les méfaits de la « politique contractuelle » et des discussions « préfabriquées » organisées par Jacques Delors, qui ont provoqué la crise de la Fédération des fonctionnaires CFDT et son remplacement par l’UFFA dont mon ami Raymond Cabarret sera le secrétaire général, j’étais en contact avec Joanine ROY une autre journaliste éminente.

       Elle vient de mourir à l’âge de 100 ans. Salut à sa mémoire.  

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 07:05

     Au cours de mon  existence, j’ai vu des militants recevoir la médaille de la CGT alors qu’ils auraient mérité de se faire virer. Il est même des noms qui circulent dans ma mémoire.

      Et voilà qu’à l’occasion d’un chaleureux accueil de mes camarades de la Fédération des Finances en février dernier, la secrétaire générale Patricia Tejas a pris l’initiative de me remettre cette médaille.

      Syndiqué depuis plus de 70 ans et ayant exercé des responsabilités à tous les niveaux du syndicalisme, je lui ai simplement dit en la remerciant : « Personne n’y avait pensé avant ! »                                                

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 07:03

    Parmi les photos de participants à une initiative intitulée « Vive le statut général des fonctionnaires », celle de Pierre Joxe.      

     J’ignore  ce qu’il est allé faire dans ce séminaire. Mais je me rappelle avoir reçu, il y a une bonne cinquantaine d’années au 10 rue de Solferino (tiens, tiens !) alors que j’étais secrétaire général de la Fédération des Finances, un jeune auditeur à la Cour des Comptes nommé Pierre Joxe.

    Faute de pouvoir créer un syndicat, il voulait adhérer à la CGT. Je lui ai fait parvenir sa carte syndicale pendant plusieurs années. Qu’est-il advenu par la suite ?

    Ma musette est pleine d’anecdotes concernant des personnages disparus, et d’autres qui pourraient faire de l’ombre à des personnages bien vivants.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 16:22

     Le ministre de l’Intérieur Gérard a fait le  18 août une  déclaration  fulgurante annonçant  qu’il voulait « mobiliser les hôpitaux psychiatriques pour identifier les individus radicalisés » et « repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte »

    Dans un entretien publié par « Le Monde » daté de jeudi 24 août, David Gourion, ancien chef de clinique à l’hôpital Ste Anne, s’élève contre des propos qu’il juge « aberrants » et des propositions « inefficaces ». Au terme d’une analyse tendant à démontrer que « L’Etat islamique ne recrute pas dans les hôpitaux psychiatriques » il rappelle au ministre qu’un psychiatre n’est ni  un «  auxiliaire de police »  ni un « mouchard »  et qu’il n’a pas « vocation à faire du renseignement »

   De quoi décourager  ceux qui dans la foulée se  demandent si les personnages les plus marquants du monde politique, social et médiatique ne relèvent pas d’une certaine psychanalyse.

  

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 07:52

       Dans l’exercice de mes responsabilités nationales à tous les niveaux du syndicalisme des fonctionnaires (Syndicat national des Indirectes, Fédération des Finances, Union générale des fédérations de fonctionnaires) j’ai siégé  pendant vingt ans de 1958 à 1978, dans les bureaux de la « Maison des fonctionnaires » située au 10 rue de Solferino, dans le 7e arrondissement de Paris.

        De 1958 à 1963, je travaillais au rez-de-chaussée dans les locaux du Syndicat national des Contributions indirectes. De  1963 à 1970, j’occupais  le bureau dans lequel Philippe Henriot avait été exécuté en 1944 (les traces de balles étaient restées sous les lambris).  De 1970 à 1978  j’occupais  le bureau central auquel on accédait par le grand escalier où, disait-on, Charles Laurent, secrétaire général de la Fédération  pendant 35 ans, de 1909 à 1946, avait placé un « huissier à chaîne », comme dans les palais ministériels.

         De 1970 à 1978, je présidais le comité  de gestion de la « Maison des fonctionnaires » en ma  qualité de secrétaire général de l’UGFF. En 1978, j’ai pris l’initiative de démarches décisives auprès de  la Direction générale des Impôts pour le règlement  des problèmes juridiques relatifs à  la sauvegarde de la propriété, et veillé à ce que le produit de   la vente de l’immeuble soit réparti entre les fédérations CGT, FEN et FO.

        Pour la longue période 1934-1958,  mes écrits sont fondés sur les  éléments classiques de la recherche historique (archives, témoignages, collection complète de « La tribune des fonctionnaires » journal créé en 1913).         

        Les cohortes de dirigeants socialistes, permanents de tous calibres occupant les lieux  et observateurs  sociaux et politiques  multiples et divers d’aujourd’hui   ignorent ou font semblant d’ignorer que cet immeuble est chargé d’une histoire syndicale que certains n’hésitent pas par ailleurs à  instrumentaliser.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 13:34

    Dans le tome II de l’ouvrage « Les fonctionnaires sujets ou citoyens » Editions sociales 1981, on pouvait lire, page 196, dans un  paragraphe intitulé « Les fonctionnaires se souviennent… » :

   «  A l’appel d’un comité de résistants et des trois fédérations (CGT-FO-FEN) qui occupent l’immeuble du 10 rue de Solferino, une manifestation est organisée pour célébrer le 20e anniversaire  de la libération de Paris et la reprise de la Maison des fonctionnaires.

   Une plaque est apposée sur l’immeuble :

 « Le 18 août 1944, participant à l’insurrection  parisienne, les syndicats de fonctionnaires ont repris leur maison aux traîtres de Vichy ».

    Des allocutions sont prononcées par Adrien Lavergne, ancien secrétaire général de la Fédération de l’Enseignement,  René Girard, commandant du groupe de Résistance qui, le 18 août 1944, reprit la Maison des fonctionnaires, Pierre Tribié, secrétaire général de la fédération des fonctionnaires FO ».

   En ce 73e anniversaire de la libération de Paris, l’auteur de ces lignes, qui était à l’époque secrétaire général de la Fédération des Finances  CGT et  assistait à cette cérémonie, vous dira  ce qui est advenu de cette plaque commémorative.

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de René BIDOUZE
  • Le blog de René BIDOUZE
  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
  • Contact

Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

Recherche

Mes ouvrages

Mes publications numériques

Mes vidéos

Catégories

Mon Béarn natal