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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 08:05

Dans l’espace de l’Institut CGT d’histoire sociale, des instituts professionnels ont été constitués d’assez longue date par la FERC (Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture), la FAPT (Fédération des Activités Postales et de télécommunications), la FNTE (Fédération des Travailleurs de l’Etat), aux côtés d’autres instituts relevant du secteur public. Des organes de recherche existent aussi à la FSU, à l’UNSA, à FO …

Dans des confrontations récentes, la légitimité et l’utilité de la création d’un Institut CGT d’histoire sociale de la Fédération des Finances et des syndicats nationaux qui la composent (Administration centrale, Caisse des dépôts, Concurrence- Consommation- Répression des fraudes, Douanes, Finances publiques, INSEE, Banque de France) sont apparues comme une évidence.

Une perspective d’enrichissement de la recherche et de l’expression historiques est en train de s’ouvrir.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:18

Mon compatriote béarnais François Bayrou (dont je n’ai jamais partagé les orientations politiques), pratique le suspense à propos de sa candidature éventuelle à la présidentielle. Agé de 66 ans, il ne s’inquiète pas de la tendance des électeurs à « éjecter les hommes d’expérience pour se tourner vers la nouveauté ». Pour s’en convaincre il se réfère ainsi sur France 3 à la théorie de "la sélection naturelle des espèces" de Darwin : "Il y a des espèces qui disparaissent et d'autres qui sont des espèces résistantes, je suggère que vous réfléchissiez si par hasard je n'appartiendrais pas à une espèce résistante. »

Plus âgé de presque trente ans, convaincu, contrairement à certains autres, qu’on ne m’attend pas pour le présent et l’avenir sur le terrain où mon parcours s’est déroulé, je reste très modestement sur mon créneau d’Histoire en découvrant que je relève peut-être - moi aussi- de la formule de Darwin.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:30

                       Dans le n° 140 décembre 2016 des « Cahiers de l’Institut CGT d’Histoire sociale » qui vient de paraître, un article traitant la question « Trop de fonctionnaires ? Retour sur une incantation ancienne » se présente comme s’appuyant en grande partie sur une récente thèse de doctorat. Il précise néanmoins dans une note : « Plus largement sur l’histoire de la fonction publique, on recommandera la consultation du blog de René Bidouze ».

                       Il est vrai que ce thème est évoqué dans ce blog et surtout dans l’ensemble de mes travaux qui s’étalent sur une période d’une quarantaine d’années et ont la particularité d’étudier, sur chacun des éléments de l’histoire de la fonction publique, le rôle et les initiatives du mouvement syndical des fonctionnaires, ce qui n’est apparemment pas le cas de la thèse dont il s’agit.

                       C’est une approche à laquelle les lecteurs d’une publication dont la vocation est de traiter « l’histoire sociale » devraient être sensibles. Pour répondre à cette attente, voici un court extrait de « L’Etat et les fonctionnaires, De la plume sergent major à internet » que l’on peut consulter sur le site « Calaméo » ( pages 26-28) , et qui est accompagné de nombreux « Repères bibliographiques » probablement assez largement méconnus.

                                                                           O

                                                                         O O

« On n’insistera pas ici sur le fait que brocarder les fonctionnaires et l’administration fut à une certaine époque un sujet de littérature, d’ailleurs sans méchanceté. On connaît les pièces de Courteline et ses charges contre les « ronds-de-cuir ».

On peut citer cette boutade de Pierre Benoît en 1920 : « Je n’ai encore écrit que trois romans, et déjà, entre autres amabilités, j’ai été traité de plagiaire, de feuilletoniste, de mauvais Français, de mauvais républicain, de mauvais chrétien, d’arriviste, d’ignorant, et même de fonctionnaire. » Henry Bordeaux était sans doute moins bienveillant lorsqu’il écrivait : « Les fonctionnaires qui aliènent leur liberté pour un traitement ne devraient pas voter, mais assister impassibles aux manifestations de la vie nationale comme des eunuques en présence de leur sultan. »

Dans les années 1930, les différentes couches de la population subissent les conséquences de la crise. Elles ont pu éprouver des sentiments négatifs à l’égard des fonctionnaires qui pendant quelques années avaient pu apparaître moins défavorisés. Mais le mécontentement des fonctionnaires n’était nullement injustifié, car le retard des traitements sur les prix avant et après une courte période restait une réalité. Dans ces années, on a assisté à de véritables campagnes orchestrées contre les fonctionnaires, utilisés comme boucs émissaires et qualifiés de « budgétivores ». La presse syndicale, qui ripostait énergiquement, remarquait : « Après les instituteurs « anti-patriotes » et persécuteurs, après les contrôleurs des Contributions directes « espions et mouchards », ce sont les agents des Contributions indirectes « bourreaux et inquisiteurs » que vouent aux gémonies les démagogues de la réaction sociale. »

Au lendemain de la guerre de 1914-1918 une organisation qui s’intitulait « L’Union des intérêts économiques », qui se flattait d’avoir joué un rôle essentiel dans la victoire du « bloc national » aux élections de 1919, diffusait un programme dans lequel figuraient en bonne place « la liquidation des monopoles d’Etat et leur rétrocession à l’industrie privée », la réduction du nombre des fonctionnaires et l’amputation de leurs traitements.

Plus tard, un député de l’Oise sonnait le ralliement des « payants » contre les « payés ». Des Ligues de contribuables se constituaient. Avec certaines chambres de commerce, la « Confédération de la production française », la « Fédération des porteurs de valeurs mobilières » réclamaient la diminution des traitements et retraites. En 1932, un journal corporatif du commerce parlait de « la charge colossale, exorbitante, scandaleuse, que représente l’appareil administratif français, hors de proportion avec tout ce que conçoit la raison, avec tout ce qui est normal, utile, nécessaire et supportable. » Une partie de la presse dénonçait ce qu’elle appelait la « marée montante du fonctionnarisme. »

Henri d’Halluin dit Dorgères, un démagogue animateur des « chemises vertes » en ces temps de montée du fascisme, appelait à des expéditions punitives contre les fonctionnaires du fisc. Dans une circulaire, il donnait des instructions sur les sévices à leur infliger : « Purgation forcée, tatouage sur le front ou peinture tenace du mot fisc, badigeonnage du corps au goudron avec application de duvet, etc »

Le mouvement syndical des fonctionnaires ripostait très énergiquement à ces campagnes destinées à mobiliser les classes moyennes en isolant les agents de l’Etat, en soulignant qu’elles étaient contraires à l’intérêt national. « La Tribune des fonctionnaires » avançait des chiffres tendant à établir « ce que coûtent réellement les fonctionnaires », à montrer à quelles couches sociales profitaient les dégrèvements fiscaux, à dénoncer la fraude fiscale. Elle fustigeait ce qu’elle appelait la « presse pourrie ».

Nous verrons par la suite que la dénonciation des fonctionnaires sera à toutes les époques un sujet de prédilection pour certains journalistes en mal de copie et pour certains hommes politiques. »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:15

Ce vendredi 10 février 2017, RMC Découverte présentait en rediffusion un documentaire de Philippe Picard et Jérôme Lambert intitulé « Avoir vingt ans sous l’Occupation » donnant la parole à des rescapés du Service du travail obligatoire (STO). Le commentaire évoque les 600.000 jeunes Français qui lui ont été soumis : « Relégués aux marges de l’histoire qui ne sait alors reconnaître que les héros ou les salauds ». Assimilés à leur retour en 1945 à des volontaires, ils seront dotés en 2008 d’un statut de « victimes du travail forcé en Allemagne nazie ».

Né le 2 décembre 1922, j’étais parmi les plus jeunes des assujettis au STO. Mais je ne figurerai pas parmi les 600.000 « victimes » car je m’emploierai avec acharnement à duper les autorités allemandes et françaises et à déjouer tous les pièges pour me faire reconnaître « inapte au travail en Allemagne » et à faire échec au STO après avoir été embarqué dans un convoi de 2000 hommes à destination des mines de la Pologne occupée.

J’appartiens ainsi à une catégorie qui ne compte probablement qu’un tout petit nombre de membres, dont tout le monde ignore l’existence, et à qui on ne donnera pas l’occasion de raconter leurs aventures et de faire pleurer dans les chaumières (1).

1- Pour « en savoir plus », consulter dans la brochure intitulée « L’unité d’un parcours militant et citoyen de plus de trois quarts de siècle » sur le site « Calaméo les chapitres suivants (Pages 22- 29) :

1-Les années de la Seconde guerre mondiale (1939-1944)

Les chantiers de la jeunesse

Le temps de la « relève »

Echec au STO

L’Administration des Indirectes

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 09:16

Quel est le mot de la langue française le plus utilisé actuellement ?

Réponse : Compliqué

Pas une émission à la radio, sur les plateaux de télévision etc sans que ce mot soit lancé une ou plusieurs fois par chaque intervenant.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 08:52

 

L’évocation du statut général des fonctionnaires qui se manifeste ici ou là de diverses manières alors que des politiciens réactionnaires brandissent leurs menaces est un phénomène certes positif.

Mais j’observe certains de ses aspects et de son contenu avec une distance critique. Sans intervenir directement dans des débats auxquels je ne suis d’ailleurs pas convié et sur des questions que je me réserve de traiter le cas échéant en toute indépendance, je suggère à toutes fins utiles à ceux qui veulent vraiment s’informer des réalités historiques (qui restent mon domaine d’expression) de consulter les textes qui ont été consacrés à ce sujet.

Entre autres la troisième partie de « L’Etat et les fonctionnaires » ( sur Calaméo) dont voici le sommaire :

                                   Troisième partie

Les réformes fondatrices d’une nouvelle fonction publique

                                                  (1944-1950)

La haute administration (ordonnance du 9 octobre 1945) 46

L’Ecole nationale d’administration-Les cadres d’administration centrale-La séparation du grade et de l’emploi-les organes de la fonction publique

Le statut général des fonctionnaires (loi du 19 octobre 1946) 49

L’élaboration et le vote du statut-Le champ d’application-Aspects majeurs de l’architecture statutaire-Le droit syndical et le droit de grève-Les organes de la fonction publique-Les organes de la participation-Le nouveau système des rémunérations-La Sécurité sociale et les retraites- Des oppositions tenaces et durables

Le Reclassement général des emplois 76

La Commission Coyne-Un nouveau contexte politique-Un nouveau contexte social : la scission de la CGT- Le plan de reclassement-Les textes-Les procédures de révision-Le paiement des échéances-La réforme fiscale et la grille indiciaire-Les revalorisations courantes des rémunérations

 

 

Distance critique
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 15:08

En 1946, l’année de l’élaboration et de la publication du statut général des fonctionnaires au terme de plusieurs décennies d’une histoire mouvementée, j’avais 24 ans. J’étais rédacteur à la direction départementale des Contributions indirectes à Pau. Militant du Syndicat national reconstitué à la Libération, délégué à ses congrès annuels, je rencontrais ses dirigeants et parmi eux ceux qui participaient directement à la concertation sur le projet de statut avec Maurice Thorez Vice-président du conseil et secrétaire général d’un parti dont j’étais un militant actif (secrétaire fédéral de « l’Union de la jeunesse républicaine de France » qui lui était associée) et dans ses structures départementales. Jacques Pruja, Alain Le Léap, étaient des fonctionnaires des Finances, ainsi que Pierre Meunier directeur de cabinet du ministre et le jeune Max Amiot. Le député Jacques Grésa qui suivait cette affaire à l’Assemblée, était au contact du Syndicat des Indirectes. Je resterai en relation avec eux au long des décennies suivantes. Tous ont disparu depuis longtemps. (cliquez, en tête de ce blog, sur « Un parcours militant de plus de trois quarts de siècle »).

Un jour, au début de l’année 1947, j’ai entendu le député socialiste Gaston Chaze, ancien inspecteur de l’Enregistrement, en visite dans nos bureaux, qui était en train de dénigrer l’action du ministère de la fonction publique auprès de plusieurs collègues et de prétendre que personne ne connaissait le texte du statut. J’ai fait irruption en brandissant une brochure (que j’aurai plus tard l’occasion d’évoquer dans mes ouvrages et articles) reproduisant et commentant ce texte. Inutile de dire que ce député et ses amis ne me pardonneront pas cette mise au point. D’autant que j’irai lui « porter la contradiction » dans ses réunions publiques.

Dans cette brochure on pouvait lire ce commentaire : « Certains, par des manœuvres dilatoires, s’efforcèrent encore une fois d’empêcher le vote du projet par la deuxième Assemblée Constituante. Ces vaines tentatives furent déjouées. L’Assemblée nationale adopta le Statut à l’unanimité, faisant litière des calomnies des feuilles réactionnaires, reprises, hélas ! à la tribune par le porte-parole du Parti socialiste, qui osa parler de l’esprit « totalitaire » d’une loi essentiellement démocratique qui fait honneur à notre pays. »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:41

                        Cliquez sur http://www.calameo.fr

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:45

Dans « Le Monde » du 25 janvier 2016, un article signé de Philippe Ridet intitulé « Sur les ruines de Solférino » s’exprime ainsi :

« Un jour peut-être, on ira rue de Solférino, un peu comme les poètes, les écrivains et les peintres du XVIIIe siècle se rendaient en Italie pour puiser leur inspiration dans le silence des pierres et des siècles passés. L’immeuble du numéro 10 de cette rue, où le Parti socialiste a élu domicile depuis 1980, ne sera plus alors qu’un monceau de ruines où revivifier nos souvenirs du vieux parti d’Epinay, dont la primaire de la belle Alliance populaire (la plus belle antiphrase de ce début de siècle) a signé, nous dit-on, l’acte de décès »…

Naturellement, on ne se demande pas si cet immeuble a une Histoire avant l’arrivée du Parti socialiste et on continue à ignorer qu’il était le siège de la Fédération générale des fonctionnaires depuis 1935 et abritait après la scission de 1947-1948 diverses organisations du mouvement syndical des fonctionnaires, principalement CGT et FEN.

J’ai tenté, à plusieurs reprises de combler cette lacune persistante, notamment dans une série d’articles publiés dans ce blog en mai 2014, que l’on peut maintenant consulter dans la brochure « Nouvelles Contributions à l’Histoire » Articles publiés en 2013-2014-2015, inséré sur le site Calaméo ( p 134-138) :

- Un immeuble chargé d’histoire : 10 rue de Solférino (8 mai)

- « Solferino ». Le défi d’un témoin irrécusable (12 mai)

- « Maison des fonctionnaires ». Textes de référence (16 mai)

Ces références suffisent pour aujourd’hui. Mais je reviendrai sur les conditions dans lesquelles j’ai poursuivi vainement les interventions pour briser la conspiration du silence notamment auprès du Parti socialiste aujourd'hui en crise.

 

Encore une page d'Histoire...
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 08:36

 

 

La première de toutes les commémorations d’anniversaire

du statut général des fonctionnaires (octobre 1976)

 

…Un évènement attestant que le mouvement syndical CGT des fonctionnaires associé à la confédération était aux avant-postes des réformes de la fonction publique qui se concrétiseront dans les années 1981.

Le congrès de l’UGFF qui s’était tenu en février 1976 était d’une particulière importance dans l’Histoire du mouvement syndical CGT puisqu’il consacrait la sortie de l’une des plus graves crises qu’il ait connues jusque là, dans une sévère confrontation sur des questions fondamentales 1. Réélu secrétaire général René Bidouze a fait adopter une série de décisions parmi lesquelles la célébration du 30e anniversaire du statut général des fonctionnaires publié en octobre 1946.

Cette célébration a été organisée en octobre 1976 par l’UGFF et les fédérations CGT des PTT et des Services publics et de santé, dont les responsables figurent sur la photo de la tribune. ( Georges Frischmann et Raymond Barberis ) A leurs côtés Léon Rouzaud qui fut une personnalité marquante du syndicalisme. Elle avait lieu dans la grande salle de la CGT qui se situait alors au 213 rue Lafayette à Paris. Elle était présidée par Georges Séguy, secrétaire général de la CGT qui dans son intervention a ainsi défini et décrit avec une grande clarté le sens et la portée de la coopération des fédérations CGT de fonctionnaires, postiers et agents des services publics et de santé :

« Le bureau confédéral tient à se féliciter du remarquable exemple de travail commun, de discussions fraternellement poussées jusqu’à l’accord complet entre l’UGFF et les Fédérations CGT des PTT et des Services publics, tant pour les positions à prendre dans les discussions salariales, dans les séances du Conseil supérieur de la fonction publique, que pour le contenu et l’organisation des grèves et manifestations.

Cet exemple montre éloquemment qu’il est possible dans la CGT de parvenir à une coopération librement consentie d’organisations dont les buts sont communs sans atténuer l’originalité, les préoccupations particulières et le fonctionnement démocratique de chacune d’elles.

Ce travail permanent et unitaire au sein même de la CGT aura apporté une contribution décisive au développement des luttes englobant le secteur public ».

Il a conclu ainsi : « C’est le camarade René Bidouze, secrétaire général de l’UGFF, qui va exprimer les idées communes de l’UGFF, des fédérations des PTT et des Services publics et de la CGT ». Ce qui a été fait dans un rapport substantiel.

C’était une initiative éminemment syndicale qui était prise pour la première fois depuis l’existence du statut et marquait avec éclat l’attachement de la CGT et de ses organisations à cette grande conquête de la Libération. Le secrétaire général de la Fédération CFDT des fonctionnaires ironisait en disant que c’était une manifestation « d’anciens combattants » et on lui rétorquait amicalement : « n’est pas ancien combattant qui veut ».

La presse était convoquée et présente mais elle n’a pas brillé par ses commentaires. « Le Monde », n’a pas rendu compte de cette assemblée et donnait par ailleurs la parole à la responsable du Parti socialiste pour les questions de la fonction publique qui « oubliait » que Maurice Thorez avait existé (ce qu’on n’a pas manqué de relever dans « La Tribune des fonctionnaires »).

La commémoration syndicale avait une particularité notable. Pour la préparer, des démarches avaient été faites auprès de trois personnalités qui avaient pris une part essentielle à l’événement en 1946 : Jacques Pruja, secrétaire général adjoint de l’UGFF principal artisan syndical du statut, Alain Le Léap secrétaire général de l’UGFF, et Pierre Meunier, directeur du cabinet de Maurice Thorez, vice-président du Conseil chargé de la Fonction publique. Les deux premiers ont fait une intervention marquante, le troisième a adressé un message chaleureux.

Tous les textes de cette commémoration ont été publiés dans une plaquette largement diffusée par les trois organisations UGFF, PTT, Services publics.

 

 

 

 

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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Présentation

  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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