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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:13

Comme je l’ai indiqué dans un article notant que des « lignes » ont commencé à « bouger », certaines publications de la FSU, notamment les Actes du colloque « La naissance de la FSU » (2008), l’ouvrage « Les fonctionnaires, quelle idée !» (2009), m’avaient inspiré des réflexions critiques communiquées aux responsables de cette organisation et non publiées. Quelques années plus tard, en février 2014, j’ai critiqué dans mon blog un ouvrage intitulé « La Fédération de l’Education nationale et son courant unitaire sous la 4e République ».Ces textes sont maintenant repris sur le site Calaméo, accompagnés d’une évocation des principaux aspects - assez largement traités par ailleurs - des questions relatives au monde enseignant dans l’histoire de la fonction publique (et accessoirement celle de son syndicalisme au sein de celui des fonctionnaires), sous le titre « Réflexions sur le monde enseignant dans l’histoire de la fonction publique ».

Une  deuxième  brochure reprend l’essentiel de la série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires » publiée dans ce blog au long des premiers mois de l’année en cours.

Une troisième brochure présente un document inédit de Maurice Thorez, vice-président du conseil en 1945-1947, promoteur du statut général des fonctionnaires en 1946.

Ainsi mon compte Calaméo présente maintenant près d’un millier de pages de textes essentiellement consacrés à l’histoire, dans 14 publications numériques.

J’en appelle aux " visiteurs " de ce site pour le faire connaître autour d’eux :

                                                      http://www.calameo.fr

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 06:38

Au bout de plusieurs mois de controverses et de commentaires sur le projet de loi Travail, nul ne peut ignorer que la CFDT est la seule organisation syndicale qui approuve ce texte largement contesté et rejeté.

A ceux qui restent indifférents aux enseignements de l’Histoire (en l’occurrence celle de la fonction publique et de son syndicalisme) je dédie sans autre commentaire cet extrait de mon ouvrage numérique « L’Etat et les fonctionnaires » concernant l’élaboration du statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales en 1981-1984 (page 29). Sur ce sujet on peut également consulter mon ouvrage « L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle » (site Calaméo) et un ouvrage beaucoup plus ancien (1995) : « Fonction publique. Les points sur les i » (page 75).

 

                         L’évolution des concepts : code ou statut ?

 

" Il semble que tout le monde ait « oublié » que tout au long des discussions entre les représentants du gouvernement et ceux des organisations syndicales, le projet se présentait sous la forme d’un « Code général de la fonction publique », destiné à se substituer au « statut général des fonctionnaires ». Cette formule, avancée à l’origine par le cabinet du Premier ministre, et confirmée par ce dernier dans l’arbitrage qu’il a rendu au cours de la séance du 9 mars 1982 du Conseil supérieur de la fonction publique, ne rencontrait pas d’objection du ministre de l’Intérieur Gaston Defferre ni d’Anicet Le Pors ministre de la fonction publique. Or il ne s’agissait pas de « codifier » des textes concernant la fonction publique, mais d’améliorer et d’étendre un « statut » s’appliquant aux fonctionnaires. En fait, ce n’était pas une querelle sémantique et ceux qui proposaient ou acceptaient la formule du Code avaient leurs propres raisons, même non formulées. Parmi les organisations syndicales, seule la CFDT, qui n’avait aucune tradition de défense du statut général des fonctionnaires, et marquait sa préférence pour des solutions plus proches des conceptions contractuelles, était favorable à cette dénomination. Les autres organisations syndicales, principalement la CGT, la FEN et FO, s’inscrivant dans les longues traditions de la fonction publique avant et après l’adoption du statut de 1946, c’est-à-dire à des époques où elles étaient ensemble dans l’ancienne CGT, étaient fermement attachées au concept de statut. La direction confédérale de la CGT est intervenue à ce sujet auprès du Premier ministre dans les dernières phases du processus de concertation. Le fait que l’élimination du terme « code » n’ait pas modifié une virgule du texte ne changeait rien à la portée de cette péripétie du débat qui n’a d’ailleurs apporté aucune novation doctrinale quant à la fonction publique de l’Etat.

Certains continuent d’autre part, encore aujourd’hui, à utiliser plus ou moins systématiquement le concept de « versants » avancé par Pierre Mauroy au tout début du processus pour qualifier la fonction publique de l’Etat et la fonction publique territoriale. Ils y ajoutent le troisième « versant » qui n’a été voté qu’en janvier 1986 pour la fonction publique hospitalière. Or cette formule, qui pouvait avoir une connotation sympathique au moment où elle a été exprimée, est juridiquement inexacte. Il est vrai qu’on a coutume de donner aux lois le nom du ministre qui en a déposé le projet, et de décerner avec une certaine complaisance des brevets de « paternité ». C’est dans une importante réunion interministérielle présidée par le Premier ministre que la question de l’intitulé des textes a été tranchée.

C’est ainsi qu’il a été décidé que l’ensemble s’intitulerait « statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales, dont le titre Ier serait une loi portant « droits et obligations des fonctionnaires » s’appliquant à l’ensemble des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales, que le titre II serait une loi « portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat » et le titre III serait une loi « portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ».

A noter que par la suite, a été édité un Code de la fonction publique dans la série des codes Dalloz. Cette édition - qui n’infirme en rien la relation qui précède - est articulée autour des quatre lois qui forment le statut général. Elle comprend des annotations bibliographiques et jurisprudentielles".

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 07:25

Une photo qui préfigure l'avenir syndical?

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 07:18

PYROMANE. C’est le qualificatif dont Manuel Valls est affublé dans les médias et sur les réseaux, et qui désormais lui collera à la peau.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 07:16

La fonction publique et les fonctionnaires n’ont décidément pas de chance. Dans une période fertile en palinodies, chausse-trappes et coups bas, il n’est pas de sujet plus malmené, éludé ou salopé.

En apprenant, par un titre du « Monde », qu’un des candidats à la primaire de la droite « prend le parti des fonctionnaires », on tombe de la chaise. En effet, comme le dit, paraît-il ce personnage, la droite - dont il est un des responsables - « n’a jamais su parler aux fonctionnaires et les a souvent pris pour des pestiférés, alors qu’elle aurait du les valoriser ». On pourrait se demander où il veut en venir.

Certes, les « favoris » de cette élection rivalisent (« Le Monde » dixit) dans « un concours de la mesure la plus radicale concernant la fonction publique » : de Fillon qui supprime 600.000 emplois de fonctionnaires en cinq ans à Sarkozy qui se contente de 300.000 et son rival Juppé de 250.000, battus au poteau par le trop « intelligent » Le Maire qui en supprime carrément un million en dix ans et abroge le statut de la fonction publique territoriale. Et le journaliste ne mentionne pas les atteintes prévues au régime des carrières et rémunérations, à celui des retraites et autres garanties fondamentales.

Ceux qui connaissent quelque peu l’histoire de la fonction publique et l’histoire conjointe de son syndicalisme savent à quel point, au long de tout le XXe siècle, les formations et les politiciens de cette famille politique se sont opposés aux conceptions démocratiques et sociales de l’Etat et de la fonction publique et de leur relation avec les fonctionnaires « serviteurs de la nation » et n’ont pris de mesures concrètes que lorsqu’ils y étaient contraints par l’action syndicale.

Il faut croire que lorsqu’on exerce des responsabilités dans cette mouvance on est marqué à vie. Ainsi, même ce démagogue au petit pied qui pense surtout à sa carrière en se répandant sur les plateaux de télévision avec toutes les complaisances classiques est amené à présenter des « propositions » qui ne sont que des variantes de la politique de ses patrons et soi-disant concurrents dont il espère sans doute être un jour un ministre. La fonction publique et les fonctionnaires n’ont rien à attendre de cette agitation à la petite semaine.

On retiendra avant tout que cette manigance dérisoire est un aveu - qui valide mes plus récentes réflexions dans ce blog - des dangers dont on aimerait qu’ils soient analysés et combattus avec une efficacité dont on ne semble pas prendre le chemin dans le monde politique (1)

1- Ceux qui ont le souci d’une saine conception de l’Etat et des institutions peuvent dormir tranquilles : dans la foulée, on apprend la réinvestiture de Patrick Balkany.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 12:30

Lorsque, chaque jour, je consulte les nouvelles politiques, une vieille expression argotique de la langue française qui était souvent utilisée dans ma jeunesse, revient irrésistiblement : les « chevaux de retour ».

Cette expression s’appliquait au récidiviste de retour au bagne ou à la prison, et par extension « au politicien qui, malgré toutes les casseroles qu’il traîne, les trahisons qu’il a orchestrées, les humiliations qu’il a subies, s’obstine et arrive quand même à revenir sur le devant de la scène ».

On la rencontrait dans notre littérature, chez les auteurs les plus prestigieux qui ont bercé tant de générations. Quand on a longuement fréquenté l’histoire politique et sociale pour évoluer dans le monde affligeant d’aujourd’hui, le « cheval de retour » s’impose avec une force irrésistible.

Mon domaine d’investigation est loin d’échapper à ce phénomène qui traverse notamment les campagnes « anti-fonctionnaires » et autres manœuvres poujadistes des Républiques précédentes pour s’étaler dans le monde politico-médiatique d’aujourd’hui.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 10:54

Dans un entretien au Journal du dimanche, Manuel Valls appelle les syndicats à « annuler eux-mêmes » les manifestations prévues pour éviter, paraît-il, d’avoir à les interdire.

De la même manière, on pourrait lui conseiller de s’en aller de lui-même pour éviter de se faire virer par une motion de censure amplement méritée.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 17:58

Ce jeudi 23 juin, ce sera la « Journée mondiale des Nations unies pour la fonction publique », assortie de multiples initiatives et d’un « Prix d’Excellence pour le service public ». Cette journée figure dans un calendrier impressionnant de dizaines de « journées mondiales » dont plus d’une vingtaine pour le seul mois de juin sur les sujets les plus divers et les plus inattendus allant de la journée du « tricot » à celle des « veuves ».

A cette occasion, le ministère de la fonction publique ouvre ses portes avec un programme chargé comportant entre autres une « table ronde » sur le thème « Les Français méritent-ils leur fonction publique ? » Parmi les quatre participants qui répondront à cette question quelque peu saugrenue, on remarque la présence d’un politologue qui quelles que soient ses qualités universitaires, s’est illustré comme un politicien de droite dont les manœuvres ont piteusement échoué lors des dernières élections régionales et qui pourra ainsi tenter de se refaire une santé avec l’appui d’un secrétariat d’Etat dit de « gauche ».

Peut-on se poser cette question : « Qu’ont fait les fonctionnaires français pour mériter ça ? »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:12

Aux dernières nouvelles, Georges Clemenceau, « Le Tigre »      « briseur de grèves » se serait retourné dans sa tombe.

Il serait jaloux du titre de « pyromane » décerné par J-C Mailly, secrétaire général de « Force ouvrière » à son disciple adoré M. Valls.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 10:42

Un des sujets de l’épreuve de philosophie du Bac : « Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l’histoire ? » J’en connais plus d’un, ayant passé l’âge du Bac, dont on aimerait connaître la réponse à cette question appliquée à l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires. Jusqu’ici, le silence est d’or mais tous les espoirs sont permis.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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