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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 12:49

Salut fraternel à la mémoire de Georges Séguy,

décédé ce 14 août 2016 à l'âge de 89 ans. Pour le meilleur et pour le pire, nos parcours militants de plus de trois quarts de siècle se sont rencontrés dans une commune fidélité au monde du travail et à ses valeurs universelles.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 08:07

L’été 1936 et le Front populaire ont fait l’objet de nombreuses et émouvantes initiatives commémorant ce 80e anniversaire. Parmi les photographes qui se sont illustrés à cette époque, j’ai eu le bonheur de retrouver, en la personne de Marcel Cerf, qui fut photographe à la revue « Regards » en 1935-1936 (1) le souvenir d’un ami très cher.

Il fut jusqu’au bout un des participants les plus enthousiastes à l’équipe scientifique constituée et animée au sein de l’association « Les amis de la Commune » avec le soutien de la direction des Archives nationales et de la Ville de Paris pour élaborer le « Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880) » publié à la Documentation française en 2007.

1- Le magazine « Télérama » reproduit un témoignage de Marcel Cerf sur la grève des Galeries Lafayette en 1936.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:40

J’apprends avec une grande tristesse le décès, à l’âge de 90 ans, de Marceau Long, qui fut un éminent serviteur de l’intérêt général dans les fonctions successives de Directeur général de la fonction publique, Secrétaire général du gouvernement, Vice-président du Conseil d’Etat.

Je m’honore de l’avoir rencontré dans ces différentes fonctions, et même largement au-delà, et d’avoir eu avec lui des entretiens d’un grand intérêt théorique et pratique sur des questions juridiques et institutionnelles qui restent - en toute modestie mais avec fermeté - au centre de ma démarche d’aujourd’hui.

Un grand serviteur de l'intérêt général
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 07:26

René Bidouze

Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives (juin 1981-Novembre 1983) - Conseiller d’Etat en service extraordinaire (Novembre 1983-novembre 1987)

 

 

 

                                Publications numériques

                                de mai 2010 à juillet 2016

Histoire de la fonction publique, du syndicalisme des fonctionnaires, de la Commune de Paris

 

http://renebidouze.over-blog.fr 650 articles

http://www.calameo.fr 14 brochures et livres numériques

 

 

 

-Le statut général des fonctionnaires (1946-2006) Texte publié à l’occasion du 60e anniversaire du statut dans Les Cahiers de l’Institut CGT d’Histoire sociale n° 99 septembre 2006

-La grève des fonctionnaires

- Fonctionnaires et magistrats sous la Commune de Paris - Des extraits de l’ouvrage 72 jours qui changèrent la cité. La Commune de Paris dans l’histoire des services publics

- Les cartels des services publics (1920-1946) Texte publié dans les Cahiers de l’IHS CGT n° 119 septembre 2011

- Les services publics dans l’histoire sociale-Conférence à l’Institut CGT d’histoire sociale 3 mai 2011

- Histoire de la Fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires. Episodes marquants

I- Colloque « La CGT dans les années 1950 » ( 20-21 novembre 2003 ) -La CGT dans la fonction publique

II- Colloque « Unité syndicale, fatalité de la division ? (28-29 novembre 2007) -Les fondements historiques et sociologiques d’une unité préservée dans quelques secteurs du syndicalisme des fonctionnaires en 1947-1948

III- Colloque « La CGT de 1966 à 1984 - L’empreinte de mai 1968 (14-15 mai 2008) Le mouvement syndical de la fonction publique face à la politique salariale de l’Etat et à l’organisation des carrières des fonctionnaires

IV- Fonctionnaires, enseignants, postiers : un centenaire marquant 1909-2009 -Texte publié dans Les Cahiers de l’Institut CGT d’histoire sociale n° 110 de juin 2009 et repris dans les Cahiers de la FNARH (n° 115 avril-mai-juin 2010)

-Un épisode de l’Histoire du syndicalisme : la crise du mouvement syndical des fonctionnaires des années 1975

-Une préface qui fait référence (Alain Le Léap)

-Le monde enseignant dans l’histoire de la fonction publique

-Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires

-Un commentaire inédit de Maurice Thorez (1946)

Les Ateliers de l’Histoire du CNFPT (Centre national de la Fonction publique territoriale) ont réalisé un DVD reproduisant un entretien de 2 heures sur le thème « de l’emploi à la carrière »

                                  Deux ouvrages inédits

L’Etat et les fonctionnaires et agents publics

De la plume sergent-major à internet

Une histoire de la politique salariale de l’Etat et de l’organisation des carrières des fonctionnaires de la fin du XIXe siècle à nos jours

Tome 1. De la fin du XIXe siècle à avril 1981 Tome 2. De 1981 à 2006

L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 08:11

On ne peut insérer dans un blog que des textes relativement brefs traitant ponctuellement une question déterminée. Cela exclut en fait les études plus approfondies qui font l’objet de développements substantiels, et que j’ai été amené à insérer en publications numériques sur le site Calameo.

En cette période de commémorations du 80e anniversaire du Front populaire, j’invite les lecteurs de ce blog à consulter le chapitre de mon ouvrage numérique « L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle » concernant « Les événements marquants de l’entre-deux-guerres » que j’ai intensément vécus alors que je n’étais qu’un enfant puis un adolescent déjà engagé : Calaméo (pages 18-21) http://wwwcalameo.fr

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 09:22

                                                            Un carcan institutionnel

 

La société française est enserrée dans un véritable carcan institutionnel constitué par l’élection du président de la République au suffrage universel instaurée il y a plus d’un demi-siècle, le quinquennat renouvelable et l’inversion du calendrier électoral subordonnant les élections législatives à la présidentielle qui l’ont aggravé par la suite, le scrutin uninominal à deux tours et l’absence de toute représentation proportionnelle éliminant la représentation de millions d’électeurs. Ce régime de « monarchie républicaine » perdure sur un fond d’abstention de plus en plus massive affectant en premier lieu les classes populaires.

Ceux qui ne ratent aucune occasion de se référer aux autres pays pour imposer leurs idées se gardent bien de reconnaître que notre régime institutionnel n’existe nulle part au sein de l’Union européenne. Des forces politiques, économiques, financières puissantes dominant la quasi-totalité du système médiatique s’emploient à le perpétuer en utilisant massivement toutes les ressources de la pression idéologique. Le « fait religieux » envahit maintenant la nation, et la laïcité qui est une marque de notre histoire est battue en brèche.

Certains journaux, tout particulièrement ceux qui bénéficient d’un héritage de « sérieux » acquis de longue date et dont Le Monde est une sorte de prototype, ont amplement développé, au cours des dernières années, les investigations dans les coulisses des institutions, des partis politiques, des organismes au sein desquels se décide le sort des populations. Leurs auteurs analysent chaque jour ou chaque semaine les péripéties de la vie politique. Ils publient des ouvrages et s’expriment sur les plateaux de télévision.

Il faut, comme on dit, lire « entre les lignes » et découvrir ainsi les motivations intimes, les préoccupations plus ou moins secrètes, les « postures » et les manœuvres parfois sordides de ce qu’on appelle, depuis que la notion de « classe » est comme bien d’autres assez galvaudée, la « classe politique ».

Ainsi, pour ne prendre que cet exemple dans l’actualité, les manigances autour des candidatures aux primaires de droite, de gauche ou d’ailleurs, voire les annonces ou menaces de candidatures directes à l’élection présidentielle, sont des révélateurs de l’état de délitement de notre système politico-médiatique, des tares et faiblesses de certaines des « élites » qui prétendent le représenter et du discrédit qui frappe les partis politiques..

Le camp des républicains progressistes - dans lequel je n’ai pas cessé de me situer en toute indépendance et dont les contours sont incertains - ne peut de toute évidence ignorer les contraintes de ce « carcan institutionnel » aggravées par les instances de l’Union européenne dirigées pendant dix ans par le sinistre Barroso.

Tenter d’imposer un candidat unique à la présidentielle de 2017 pour engager une politique résolument différente de celle du tandem Hollande-Walls ou de celle des chevaux de retour de la période précédente, c’est-à-dire une politique fondée sur un véritable programme et conduite par une nouvelle majorité parlementaire de gauche est un objectif légitime.

J’ai le sentiment que cette stratégie est vouée à l’échec si les mécanismes et les pièges du système présidentiel ne sont pas clairement identifiés, dénoncés et éliminés par l’ensemble des partenaires et des candidats (déclarés ou potentiels) qui se réclament plus ou moins de ce camp républicain.

 

                                                 Silence sur le service public

 

De récentes études - déjà évoquées ici - confirment que les fonctionnaires et agents publics qui ont toujours été fidèles dans leur large majorité, aux orientations et à la politique des formations de gauche n’échappent pas aujourd’hui aux évolutions de l’échiquier politique évaluées par les enquêtes et sondages traduisant une influence accrue du Front national dans les classes populaires auxquelles la plus grande partie d’entre eux appartiennent, et dans sa présence assurée au second tour de la présidentielle

Les interventions qui se sont déroulées dans les médias sur le projet de loi Travail et le conflit social qu’il a généré traitent essentiellement la question des négociations et des accords dans les branches et les entreprises et s’appliquent en fait à la situation des salariés du secteur privé. Certains intervenants parmi les plus hautement responsables (notamment Guillaume Pepy) sont allés jusqu’à affirmer que les salariés du secteur public ne sont pas concernés. Ces affirmations tendancieuses et inexactes ne semblent pas avoir être réfutées comme il l’aurait fallu auprès du grand public. De surcroît, les millions de fonctionnaires et agents publics en activité, en retraite ou maintenus dans des statuts « en voie d’extinction » lorsque leur ancienne administration est privatisée - « citoyens » et serviteurs de l’intérêt général que d’aucuns sont toujours tentés de traiter comme des « sujets » - restent pratiquement absents des innombrables dissertations qui envahissent les chaines de radio et de télévision et la presse écrite.

                                                        Le pire n’est jamais sûr

Dans ce contexte, sans ignorer que la levée des obstacles qui se dressent sur la voie d’une nouvelle politique est le premier objectif, il n’est pas interdit de considérer que les reculs subis par la « conception française de la fonction publique » (qui relève d’un ensemble législatif et réglementaire) au long des trente dernières années et les dangers qui pèsent sur son avenir sont un phénomène qui concerne l’ensemble des citoyens et des usagers des services publics. Ils devraient être traités comme tels dans toutes les hypothèses des évolutions politiques de la période, dans une démarche spécifique englobant le champ politique au-delà du champ syndical.

Il n’est pas davantage interdit de craindre qu’en l’état actuel toutes les conditions ne soient réunies pour que les millions de fonctionnaires en activité et en retraite, plus largement les services publics dont ils sont les agents, les jeunes diplômés prêts à la relève mais contraints à l’expatriation ne soient des victimes désignées des prochaines consultations électorales. Et pas seulement les futurs retraités qui selon le Comité de suivi des retraites sont exposés à un « risque de pauvreté ».

Mais la mobilisation et la combativité d’une masse de salariés de toutes catégories confirme que le pire n’est jamais sûr.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 06:59

J’ai lu dans une publication d’histoire sociale dont je ne dirai pas le titre, un article d’un auteur dont je ne donnerai pas le nom, intitulé « Feu sur la classe ouvrière » qui se présente comme « un retour sur trois périodes agitées » et dont le dernier chapitre d’une cinquantaine de lignes traite « La CGT dans la guerre froide ».

Il se trouve que le sujet évoqué dans cet article a fait l’objet dans le tome 2 de mon ouvrage « Fonctionnaires sujets ou citoyens », d’une Première partie intitulée « De la scission syndicale à la fin de la IVe République » comprenant six subdivisions (pages 11-125) : Les lendemains de la scission syndicale (1945-1949) - Luttes pour le minimum vital, la paix, les libertés(1949-1951) -L’ère des « complots » (1951-1953) -Les grandes grèves d’août 1953 et leurs suites (1953-1954)-L’époque des « rendez-vous » (1954-1955) -Du gouvernement du « Front républicain » à l’agonie de la IVe République (1956-1958) - Regard sur la décennie 1948-1958.

Il s’agit, en l’occurrence, d’une période que j’ai directement vécue comme un témoin et un acteur exerçant des responsabilités politiques et syndicales dans les Basses-Pyrénées (aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques) puis au plan national.

« Mémoire » et « Histoire » peuvent ainsi joindre leurs effets.

 

              Quelques précisions sur un sujet éludé

Si on se réfère à mes réflexions des derniers mois, on comprendra que je ne m’étonne pas que mon ouvrage ne figure pas dans les huit notes de référence qui accompagnent l’article cité, ni qu’aucune d’entre elles ne s’applique à cette période.

Mon propos est une occasion d’apporter quelques précisions sur un sujet toujours éludé ou méconnu sans la moindre explication : la relation du mouvement syndical des fonctionnaires et de ses militants avec les instances confédérales de la CGT et leur rôle original dans l’histoire politique et sociale.

Alain Le Léap (qui écrira plus tard la préface de mon ouvrage) n’était pas simplement -comme il est dit - secrétaire général de la CGT. Ancien secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires à sa création en 1946, il était « co-secrétaire général » aux côtés de Benoit Frachon (deux précisions qui ne sont pas anodines). Il était aussi vice-président de la Fédération syndicale mondiale et du Conseil mondial de la paix. Ainsi prend, en effet, tout son sens cette autre précision donnée page 60 de mon ouvrage selon laquelle le 29e congrès de la CGT qui s’est ouvert le 7 juin 1953 « ratifie et confirme la désignation de Léon Rouzaud, secrétaire général de l’UGFF et membre de la CA de la CGT et celle d’André Lunet comme adjoints au bureau confédéral « jusqu’au moment où les camarades emprisonnés ou poursuivis pourront reprendre place parmi nous ». Léon Rouzaud, qui avait aussi exercé des responsabilités mutualistes, sera le secrétaire général du prestigieux Syndicat national des Indirectes (dont je serai un des secrétaires à ses côtés en 1958-1962). Il tint une place notable dans les grands débats confédéraux sur le programme économique de la CGT et sur l’unité syndicale dans lesquels Henri Krasucki était souvent rapporteur.

J’aurais pu mentionner par ailleurs des anecdotes telles que la visite de mon épouse Henriette à Alain Le Léap emprisonné à Fresnes, pour lui apporter le soutien de l’Union des Femmes françaises.

Mon texte cite des personnalités telles que Jean Baylot, préfet de la Seine qui interdisait les manifestations commémoratives des journées de février 1934 (et fut le préfet de mon département des Basses-Pyrénées à la Libération) avec cette mention : « Baylot était avant-guerre, un dirigeant de la fédération réformiste des PTT. Sur ce personnage peu recommandable, voir Georges Frischmann, Histoire de la Fédération des PTT, Editions sociales 1969 ».

Il mentionne d’autres personnages que tout le monde a probablement oubliés, mais que les fonctionnaires de cette époque ont subi, tel Guy Petit, secrétaire d’Etat éphémère et très répressif de la Fonction publique (que j’avais incidemment eu l’occasion de remettre à sa place en ma qualité de rédacteur chargé du contentieux à la direction départementale des Contributions indirectes à Pau, alors que député-maire de Biarritz il intervenait pour soutenir un délinquant fiscal).

 

Le temps s’écoule aussi pour les nouvelles générations dont tout permet de penser qu’elles restent largement indifférentes à l’histoire politique et sociale et dont l’immense majorité n’est pas « syndiquée ». Les historiens et « observateurs » qui auront plus tard en charge la période actuelle - dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est « agitée » par des enjeux d’une ampleur exceptionnelle - seront particulièrement gâtés.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 10:33

L’éditorial du « Monde » qui consacre deux pages entières à Michel Rocard a probablement raison d’affirmer : « Nul doute qu’il se serait gaussé de l’avalanche d’hommages qui lui ont été rendus ».

Ce blog et son auteur n’ont aucune vocation à s’y joindre. Le modeste directeur d’un cabinet ministériel de la période 1981-1983 se rappelle tout de même avoir été frappé par une apparente insuffisance du personnage, qui était certainement due à cette époque au fait que le ministère du Plan qui lui avait été confié par François Mitterrand et Pierre Mauroy n’était qu’un inutile placard.

Dans l’exercice de responsabilités syndicales nationales en 1958-1978, et même plus tard aux « Amis de la Commune », les « gauchistes » de toutes obédiences dont il fut longtemps une figure marquante étaient d’implacables adversaires.

Par ailleurs, s’agissant de l’histoire politique et sociale d’une grande partie de la seconde moitié du XXe siècle et tout spécialement celle de la Fonction publique, il n’est pas étonnant que mes nombreux écrits rencontrent cet homme politique énarque et ancien Inspecteur des finances de façon critique notamment pour la période où il était Premier ministre. Tel était notamment le cas de l’ouvrage « Fonction publique. Les points sur les i ».

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 09:57

Ceux qui - faisant feu de tout bois - s’emploient, avec le concours massif des médias et d’une certaine « classe politique » à tenter de faire prévaloir l’idée que le « contrat » doit l’emporter sur la « loi » ont intérêt à faire semblant d’ignorer l’existence de la fonction publique et des millions de fonctionnaires et agents publics qui obéissent à des principes fondamentaux imposés par une action séculaire.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 07:04

Dans Le Monde diplomatique de juillet 2016 qui vient de paraître, un long article de Serge Halimi et Pierre Rimbert intitulé « Information sous contrôle » présente une remarquable analyse de la « virulente campagne antisyndicale » de ces derniers mois.

Cet article s’ouvre ainsi : « Avant que l’indignation générale ne le contraigne à reculer, le gouvernement de M. Manuel Valls a tenté d’interdire une manifestation syndicale en France - du jamais vu depuis des décennies. Cette dérive autoritaire doit beaucoup au climat de guerre sociale qu’entretiennent les principaux médias du pays. Subissant la férule de ses propriétaires, la presse renonce au rôle de défenseur des libertés politiques ».

A l’aide de citations qui méritent le détour, les auteurs notent : « Ainsi intégré, simplifié, clarifié, le parti de l’ordre réunit les deux ailes, droite et gauche, d’un même oiseau de proie », avant de décrire les « caprices et coups de force des actionnaires » (1)

Dans leur conclusion, ils affirment que le journalisme encourage « d’autant plus volontiers » la « dérive autoritaire du pouvoir » « que se resserre autour de son cou le cercle de fer des industriels qui le possèdent ».

Quand on n’a pas le nez sur le guidon, c’est-à-dire quand on a étudié l’histoire du syndicalisme français, analysé les puissantes campagnes du mouvement syndical des fonctionnaires à différentes époques, et personnellement vécu, dans l’exercice de diverses responsabilités, les multiples facettes de réalités qui ont marqué les rapports sociaux dont toujours les mêmes tentent de faire croire qu’ils ne seraient pas des rapports et des antagonismes de « classe », on ne peut qu’être intéressé par la fermeté et la clairvoyance d’une telle prestation émanant de deux journalistes, l’un président et l’autre membre du directoire du journal.

1- Sont cités Franz-Olivier Giesberg, Nathalie Saint-Cricq, Jean-Michel Aphatie, David Pujadas, Christophe Barbier, Nicolas Demorand, Apolline de Malherbe, Jean-Pierre Elkabach…

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  • : Le blog de René BIDOUZE
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Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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