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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:59

Le supplément « Idées » du « Monde » du 14 janvier 2017 publie sous le titre général « Rénover la gauche » les propositions de seize intellectuels (politologues, économistes, juristes, philosophes, sociologues…) « pour réformer le pays ».

Dans l’introduction à la une, Raphaëlle Rérolle évoque ainsi ces propositions : « Partage du temps de travail, vote par notes pour l’élection du président de la République, généralisation des budgets participatifs dans les communes, instauration de la retraite par points, lutte contre la ségrégation des cent collèges les plus ghettoisés de France, engagement de la transition énergétique dans l’immobilier, interdiction des appareils numériques ne permettant pas de crypter les échanges, légalisation du cannabis. » Elle souligne que « certaines sont plus ambitieuses ou plus radicales que d’autres, mais toutes se veulent réalisables ». Elle note ensuite que les candidats « pourront s’en inspirer ou non ».en précisant que « leur horizon est une gauche de gouvernement et non un discours utopique ».

Sans faire une fixation sur le traitement des problèmes fondamentaux de la Fonction publique et sur la situation spécifique des fonctionnaires parmi l’ensemble des travailleurs, et sans inscrire ma démarche dans une participation directe aux débats en cours, je crois devoir réaffirmer certaines des réserves que j’ai eu l’occasion d’exprimer, et regretter que ces questions soient encore une fois assez largement absentes de ces propositions.

La dernière page de cette édition est occupée par les « propos » recueillis par Jean Baptiste de Montvallon sous le titre « La gauche n’a jamais théorisé sa pratique du pouvoir » de Gérard Grunberg, Directeur de recherche émérite du CNRS - Sciences Po directeur du centre de réflexion Telos et coauteur avec Alain Bergounioux d’un livre sur « les socialistes français et le pouvoir ».

Toujours fidèle à ma démarche, je garde pour l’instant mes distances avec cette interrogation de l’introductrice sur ce que feront « les partis de gauche »: « Peut-être seront-ils tentés de stabiliser les murs et de consolider les fenêtres, avant que la maison ne s’effondre », en songeant à cette observation de Grunberg : « Désormais sans alliés, le PS est très affaibli. Non seulement il n’est plus dominant à gauche… mais il risque de ne pas être présent au second tour de l’élection présidentielle ».

Je retiens essentiellement le fait que le propos de ce chercheur implique par définition un recours à l’histoire politique et sociale de la deuxième moitié du XXe siècle à laquelle j’ai modestement consacré mes écrits en qualité d’acteur, de témoin, de militant et d’auteur et dont je continue à regretter, comme je l’ai fait dans ce blog, qu’elle soit éludée ou instrumentalisée. On reviendra donc très prochainement sur ce sujet.

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:32

La Note de Sciences Po - Cevipof sur « Les fonctionnaire face à l’élection présidentielle de 2017 » vient de paraître. Elle résulte d’une enquête réalisée sous la direction de Luc Rouban, Directeur de recherche CNRS et constitue le troisième volet d’études sur les intentions de vote des fonctionnaires faisant suite à des enquêtes menées en 2015 et 2016.

Luc Rouban s’exprime ainsi : « L’analyse des intentions de vote des fonctionnaires en décembre 2016 montre que la droitisation de l’électorat fonctionnaire s’inscrit dans la longue durée. Cette droitisation joue davantage au profit des candidats de la droite parlementaire et du centre qu’au profit du Front national bien que ce dernier se soit fortement ancré dans les services publics. Le programme très libéral de François Fillon en matière de fonction publique ne semble pas avoir jeté les fonctionnaires dans les bras des candidats de gauche. Cette évolution s’inscrit dans la perspective d’une demande générale d’autorité mais aussi de la crise sociale qui secoue la fonction publique la plus modeste. On peut donc penser que ce glissement électoral repose plus sur des considérations politiques que sur des considérations purement professionnelles. »

Dans sa conclusion il écrit : …Cette nouvelle orientation politique des fonctionnaires, qui n’épargne même pas les enseignants, ne doit cependant pas cacher les distorsions très puissantes qui séparent dans chaque fonction publique les cadres des employés sur le terrain des valeurs politiques. A ce titre, le Front national semble s’être durablement inscrit dans l’univers politique de la catégorie C même si François Fillon y joue désormais un rôle non négligeable ».

Cette enquête s’applique à un secteur de la société française constitué de plus de cinq millions de personnes exerçant leurs métiers et leurs fonctions dans les ministères, administrations et services de l’Etat, les collectivités territoriales et les services de santé relevant d’un ensemble de textes législatifs et réglementaires dont le statut général des fonctionnaires applicable aux trois fonctions publiques est la principale expression juridique.

Elle s’inscrit explicitement - par son objet et ses conclusions - dans le contexte politique de cette période de fin de quinquennat et de campagnes électorales. Elle implique d’importantes responsabilités individuelles et collectives dont on verra bien comment elles sont assumées.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 13:39

Les questions relatives à la fonction publique et aux fonctionnaires ont fait leur apparition dans les débats politiques en cours sous l’angle des projets de suppressions massives d’emplois publics.

Cela dit, il faut savoir que les dispositions administratives, juridiques et budgétaires relatives aux effectifs des ministères, administrations et services sont des éléments permanents de la gestion des services publics et de l’action gouvernementale à toutes les époques de l’Histoire politique, économique et sociale et qu’en toute hypothèse leur examen s’imposera selon des procédures déterminées au gouvernement et au Parlement qui résulteront des élections présidentielle et législatives.

Ces données sont pratiquement absentes des prestations et projets des candidats qui se présentent dans le cadre d’un système institutionnel et électoral dont il faudra bien admettre qu’il est à bout de souffle. Il n’est pas certain qu’elles figurent dans la réflexion des équipes qui les soutiennent.

La spécificité de la démarche de ce blog reflète précisément l’originalité du parcours de son promoteur. Elle se poursuivra - dans les limites précédemment définies - par des références historiques et techniques ( et même politiques) susceptibles d’exprimer à toutes fins utiles et sans illusions un certain éclairage.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 14:22

Aux dernières nouvelles, les Pieds nickelés (Croquignol, Ribouldingue et Filochard) ne sont pas candidats.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:54

        Une nouvelle entité administrative groupant 158 communes et 300.000 habitants est constituée à partir du 1er janvier 2017 :

        l’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI)

                                        du Pays basque.

Salut, pays basque
Salut, pays basque
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 08:11
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 15:07

         A l’occasion du décès de Maurice Druon, qui fut un « homme de droite intransigeant", les médias multiplient comme il se doit, les citations de cet académicien.

         Il en est une, qui figure aux côtés de celles d’autres personnalités de droite dans plusieurs de mes écrits, reprises dans ce blog ( Roland Drago, membre de l’Institut, Thierry de Montbrial, président de l’Académie des sciences morales et politiques, Jacques Marseille professeur à la Sorbonne…) que vous ne rencontrerez probablement pas, car il est de bon ton d’ignorer l’histoire de la fonction publique alors que ses principes fondamentaux sont plus gravement menacés que jamais.

Maurice Druon, de l’Académie française, publiait dans Le Figaro du 22 septembre 2003, un article intitulé La CGT contre la France où il concluait ainsi ses charges contre les fonctionnaires : « Il faudrait en tout premier, et par ordonnance, changer le statut de la fonction publique que les communistes fabriquèrent en 1946, faire voter cette loi contre le droit de grève qui était promise et qui ne fut jamais mise en chantier, et rogner le pouvoir des commissions paritaires qui sont des soviets installés dans chaque ministère... » Chacune de ces appréciations recélait une inexactitude et une outrance révélant une ignorance des données historiques et juridiques de la fonction publique alliée à la prétention et à la mauvaise foi.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:28

 

 

En cette année 2016 qui s’achève, les questions qui se posent à propos de l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires, qui est pour une bonne part celle de la fonction publique, ont été évoquées dans de nombreux articles.

On ne saurait affirmer que l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) doit s’engager directement en tant que telle dans la recherche, la connaissance et l’analyse de ce sujet. Pas davantage qu’elle aurait l’obligation de s’employer, comme le font depuis des années de nombreuses fédérations et unions départementales, à constituer en dehors de ses structures, un institut CGT professionnel d’histoire sociale. Il est cependant légitime d’attendre d’une organisation dont la mission est de défendre les intérêts communs de l’ensemble des fonctionnaires qu’elle apprécie et évalue la part qui revient à la connaissance de cette histoire dans la détermination de ses orientations et de son action.

Elle semble avoir effectivement envisagé à différentes reprises la création d’un institut d’histoire sociale de la fonction publique. Sans s’expliquer sur les raisons de son échec, elle n’y est pas parvenue. Elle se borne tous les dix ans à une sorte de commémoration purement formelle de l’anniversaire du statut général des fonctionnaires. Tous comptes faits, l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires est absente de ses publications et de ses initiatives et ses responsables ne s’associent pas aux activités de l’Institut CGT d’Histoire sociale constitué au niveau confédéral.

Après une période au cours de laquelle ce sujet a fait l’objet d’articles dans les publications de cet organisme et de communications dans ses colloques qui n’émanaient d’ailleurs pas du mouvement syndical CGT des fonctionnaires qui s’est tenu à l’écart, il en est également absent. Or cette histoire a de toute évidence une portée qui dépasse de loin les dimensions d’une démarche s’appliquant à une branche professionnelle déterminée et s’inscrit au cœur de l’histoire politique, économique et sociale. D’autre part, la création de nombreux instituts professionnels et régionaux, puis leur activité dans un ensemble coordonné ont figuré dans les objectifs de l’Institut confédéral. On ne comprend pas que la fonction publique reste en dehors de ce processus et que les observations et propositions concernant les voies et moyens d’une correction de cette situation ne reçoivent aucune suite.

Personne ne paraît contester ouvertement la nécessité d’une connaissance aussi large que possible - par les citoyens et les fonctionnaires - de cette histoire sociale, et de sa relation avec celle du syndicalisme confédéral et avec les pouvoirs publics. Encore faut-il y contribuer effectivement ne serait-ce que par des références explicites - en toute hypothèse respectueuses du principe de l’indépendance syndicale - aux travaux existants en la matière. De même s’impose l’analyse historique relative à la période des quatre dernières décennies, marquées par le déclin syndical, les crises du mouvement syndical des fonctionnaires et de ses composantes, les transformations majeures des structures administratives du secteur public, notamment l’ancienne administration des PTT dont la privatisation est perçue par ses promoteurs et par les adversaires du statut comme un modèle …

Or à la lecture du projet de document d’orientation pour le congrès extraordinaire de l’UGFF qui se tiendra du 27 au 31 mars 2017 et d’autres projets, colloques et conférences de l’IHS-CGT de la dernière période, il apparaît que l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires ainsi considérée ne tient pas la place qui devrait lui revenir dans la réflexion et l’activité de ces organisations, ni qu’il pourrait en aller autrement dans un avenir proche.

A l’heure du big data, elle est étrangère aux réseaux d’information. Ses auteurs et leurs écrits sont maintenus en dehors des radars.

En dehors des radars
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:05

Dans une interview au Journal du dimanche, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière affirme que le projet de Fillon de supprimer 500.000 emplois de fonctionnaires aurait pour conséquence « une désertification des services publics avec de graves risques sociaux et démocratiques » et avance cette hypothèse pertinente qui devrait donner à réfléchir:

« Peut-être que l’objectif non avoué est de privatiser les services publics »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 13:32

L'art et la manière de prendre les gens pour des cons: M. Valls veut supprimer le 49-03

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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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