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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 08:55
Les fonctionnaires ne sont pas des « sujets ». Ils sont des « citoyens » . 
Le XXIe siècle sera-t-il « l’âge d’or » des fossoyeurs des services publics ?
 
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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 10:38

       Depuis le 1er février, les projets du gouvernement sur la fonction publique envahissent les médias et les plateaux de télévision. Comme toujours c’est un défilé de technocrates et de politiciens dont certains ont - malgré leurs titres - une vue approximative et convenue des principes fondamentaux, et ignorent l’histoire de la fonction publique en s’exprimant comme si elle avait commencé avec eux.

         Alors que les  privatisations, les délégations au secteur privé de missions de l’Etat, les transformations d’établissements publics administratifs en établissements à caractre industriel et commercial, les mesures tendant à la « mise en extinction » de pans entiers du statut général des fonctionnaires, la prolifération des emplois de vacataires, auxiliaires et contractuels ( un million aujourd’hui dans les trois fonctions publiques) ont fait la preuve de leur inefficacité , le pouvoir s’apprête à aller encore plus loin dans cette voie.  

          Le rapport annuel de la Cour des Comptes  apporte  à point nommé une éclatante illustration de cette situation en fustigeant le « Conseil national des activités privées de sécurité » qui est  par délégation de l’Etat une « autorité de régulation » d’un secteur composé d’entreprises se livrant une « concurrence sévère » et pratiquant un dumping social grâce à une main d’œuvre « volatile, très peu qualifiée et mal rémunérée ».

       Comme je ne cesse de le souligner depuis des années, nous disposons d’une documentation d’une ampleur exceptionnelle, systématiquement évoquée et décrite dans toutes mes communications. Chacun peut consulter cette documentation et contribuer à la résistance des citoyens, usagers, fonctionnaires et agents publics pour faire échec à la tentative de nous  refaire le coup de la « loi travail ».

 

 

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 11:28

Le débat sur la fonction publique n’est pas nouveau. Ouvert il y a plus d’un siècle, il n’a jamais cessé.

Le statut général des fonctionnaires adopté au lendemain de la Libération dans l’esprit du Conseil national de la Résistance et étendu par les réformes des années 1981-1986 a surmonté tous les obstacles. Il s’est adapté aux évolutions de la société et de l’administration française, qui reste aujourd’hui « une des meilleures du monde ».

Une bonne connaissance de l’histoire politique et sociale montre que les « arguments » avancés par des technocrates, politiciens et journalistes des nouvelles générations pour soutenir les projets de Macron et de son gouvernement au nom d’une prétendue « modernité » sont archaïques et usés jusqu’à la corde.

 

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 11:23

      Sans la moindre hésitation et en dehors de toute fausse modestie, je me permets de recommander une lecture qui éviterait à bien des intervenants sur les plateaux de télévision de débiter des approximations et des erreurs propices aux obsessions des réactionnaires de tous calibres, et contribuerait à une résistance efficace aux dangereux projets du gouvernement :

                                          Conférence présentée le 3 mai 2011

                                                      par René Bidouze  

                                        à l’ Institut CGT d’Histoire sociale,

                                              et  insérée sur le site Calaméo

   Les services publics dans l’histoire sociale                                           

                                       Première partie

Principes généraux et aperçu historique des services publics

  1. Les principes généraux des services publics

                   Les lois des services publics

                   Les catégories de services publics

  1. Un aperçu de l’histoire des services publics

                   Avant la Première guerre mondiale

                   La période de l’entre-deux-guerres

                   Les nationalisations de 1945-46

                   Les nationalisations de 1982

  1. Les services publics dans la France contemporaine (1986-2006)

                  Cohabitations et alternances

                  Les privatisations de 1986 et 1993

                  Concurrence et déréglementations dans le contexte européen

  1. La situation juridique des personnels

                  Pendant la 1e moitié du XXe siècle

                  Après la Libération

                                                   Deuxième partie

    La politique salariale de l’Etat et ses rapports avec le mouvement social

    I-     Les cartels des services publics de l’entre-deux-guerres

    II-    La politique salariale de l’Etat de la seconde moitié du XXe siècle

                  Remise en ordre et Harmonisation

                  Le malaise du secteur public et nationalisé

                  Une loi anti-grève

                  La grève des mineurs et ses suites

                  Le « Comité des sages »

                  Le plan et les procédures « Toutée »

                  Les luttes coordonnées du secteur public et nationalisé

                  La politique contractuelle

                  Les initiatives de la CGT dans la période 1968-1978

                  La gauche et la désindexation des salaires

       La grève des fonctionnaires et agents publics

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 16:26

   Mes écrits fourmillent de références  historiques attestant que  les  annonces  qui ont été faites ce jeudi 1er février  par le gouvernement ( réforme de l’Etat, priorité au contrat, recrutements de non titulaires, remises en cause du statut, privatisations et délégations de service public…) relèvent de la politique et des obsessions permanentes des formations et des personnalités de droite. Ils fourmillent aussi d’arguments, de démonstrations et de témoignages sur les actions menées pour les combattre.

   La formule des « départs volontaires » est en revanche une « nouveauté » sur laquelle, comme par hasard, les médias se sont immédiatement focalisés et qui devrait être appliquée  en premier lieu aux  deux ministres qui l’ont présentée.

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 10:32
    A propos des brèves réflexions que m’a inspirée l’émission de David Pujadas « Hauts fonctionnaires : une caste intouchable ? » est-t-il réaliste d’attendre des responsables ainsi interpellés qu’ils se saisissent de l’opportunité des mises au point juridiques et des rappels  historiques que la situation exigerait de leur part?
 
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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 09:43

      L’émission de David Pujadas « 24 h. L’info en questions » de ce vendredi 19 janvier avait pour thème : « Hauts fonctionnaires : une caste intouchable ? ». Y participaient Gérard Longuet, François de Closets, Vincent Jaubert et Agnès Verdier-Molinié.

       Personnellement, j’ai rencontré des hauts fonctionnaires à toutes les étapes de mon « Parcours citoyen et militant de plus de trois quarts de siècle », avant et après la création de l’Ecole nationale d’administration. De nombreux chapitres de mes ouvrages évoquent sans complaisance  les questions   spécifiques de la Haute Fonction publique.  Notamment pour ne citer que les plus récents :

  • « L’évolution historique des fonctions publiques d’emploi et de carrière en France et dans le monde ». IHS mai 2007 ;
  • « L’Etat et les fonctionnaires. De la plume sergent-major à internet » 2013

                     Publications numériques sur Calaméo

 

Je pense qu’il revient aux responsables du mouvement syndical des fonctionnaires et à ceux des instituts syndicaux d’histoire sociale de relever et de réfuter les approximations et erreurs qui ont parcouru cette émission, ainsi que certains antécédents des personnages qui y participaient et que les nouvelles générations ne connaissent probablement pas. Nous serions ainsi dans la longue tradition du syndicalisme.

Quant à l’illustre Pujadas, on peut lui suggérer de traiter, par analogie avec le sujet d’hier, et en se regardant dans la glace, le sujet des « hauts-journalistes » et d’y joindre celui des « bouffeurs de fonctionnaires » qui les accompagnent parfois.

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 09:08

     Au terme de mon « Parcours citoyen et militant de plus de trois quarts de siècle » dont une nouvelle édition vient d’être insérée sur le site Calameo, je rappelle  que je ne suis plus guère en état physique, en raison de difficultés rhumatismales de déplacement, de prendre des contacts, d’organiser des rencontres, ni même de répondre aux invitations que je reçois .

     Il en résulte une absence de confrontations directes et contradictoires et de participation à des activités et à des débats dans lesquels les questions relatives à l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires pourraient éventuellement occuper leur place.

     Mes recherches et mes témoignages ont la particularité de traiter un problème important de l’histoire du syndicalisme français du vingtième siècle, celui de ses rapports avec les partis politiques et les gouvernements, dans lequel les fonctionnaires et leur mouvement syndical ont tenu une place originale. L’histoire du syndicalisme des fonctionnaires n’est pas seulement celle d’un secteur ou d’une branche professionnelle, dont la nature la situe de toute façon au cœur des problèmes de l’Etat, des institutions, de l’administration.

      La part que j’y ai prise en qualité de témoin, acteur et auteur est concentrée dans des articles, études et ouvrages qui constituent un ensemble dont je constate qu’il est pris en considération en dépit des carences, exclusives et manœuvres subalternes.

   Ainsi, on peut notamment trouver sur GOOGLE  une série de communications  sur mon activité et mes travaux qui incitent à d’autres connexions internet.

   Entre autres :  

                                                             

René Bidouze-Auteur-Ressources de la Bibliothèque nationale de France

                             Data.bnf.fr/11891972/ rene bidouze.

          Toutes les informations de la Bibliothèque nationale de France

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 09:11

     Mon texte intitulé « L’unité d’un parcours citoyen et militant de plus de trois quarts de siècle » n’est pas à proprement parler une autobiographie, dont je conçois qu’elle n’intéresserait pas grand monde et ne justifierait pas une publication numérique sur internet.

     C’est un témoignage qui se présente comme un complément et une illustration de travaux menés par ailleurs selon les méthodes et les contraintes de la recherche sur l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme.

     Restent dans ma démarche l’histoire proprement dite du syndicalisme des fonctionnaires et celle de la fonction publique et des services publics pour des périodes correspondant à mes interventions de chercheur, témoin, et acteur et la sauvegarde d’un ensemble de textes relatifs à cette histoire et à celle de la Commune de Paris.

      Dans cet esprit la nouvelle version  du texte est accompagnée d’annexes (pages 165-191) :

 

- Bibliographie René Bidouze -Ouvrages, articles et études sur l’histoire de la Commune de Paris, la fonction publique, le syndicalisme des fonctionnaires

- Un blog et des publications numériques

- Dossier d’archives. La crise du mouvement syndical 1975

- La table des matières de plusieurs ouvrages de René Bidouze

 

 
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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 09:20

      Une nouvelle version de « L’unité d’un parcours citoyen et militant de plus de trois quarts de siècle » est insérée sur le site internet Calaméo

                                             http://www.calameo.fr

On peut aussi accéder à ce texte en cliquant sur la partie droite de ce blog

 

                               La phase ultime de mon parcours

  Mon appartenance au Mouvement ouvrier français couvre largement toute ma vie. Je reste fidèle aux grands combats pour la défense des intérêts des travailleurs, les libertés, la démocratie, la paix, contre les guerres coloniales pour l’émancipation des peuples, dans lesquels il a tenu une grande place. J’ai signé d’assez nombreux appels ou déclarations de personnalités sur divers sujets.

  Pendant des décennies, je me suis principalement consacré au syndicalisme - dont on oublie trop souvent que l’indépendance doit être la première des qualités - dans une époque dont l’étude devrait être menée avec courage, détermination, et sans tabou.

  A la plupart des étapes de mon long parcours, j’ai rencontré des personnages dont on pouvait dire « qu’avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis ». J’ai aussi rencontré, dans les responsabilités que j’ai exercées, et dans les années de ma retraite active, des personnalités de grande qualité et des militants dévoués et combatifs.

  C’est en réalité l’expression achevée de ma personnalité, de mes convictions, de mon caractère, de l’unité et de la fidélité d’un parcours de plus de trois quarts de siècle.

  Je me tiens aussi bien informé que possible des études et propositions de spécialistes compétents de diverses disciplines concernant la politique de la fonction publique pour aujourd’hui et pour demain, ainsi que des activités, délibérations et programmes des organisations constitutives du mouvement syndical des fonctionnaires. Comme d’ailleurs de l’ensemble de la politique économique et sociale.

  Je suis réservé, voire en désaccord avec certaines analyses et propositions. Je pense, par exemple, que le statut général des fonctionnaires est menacé si on oublie qu’il n’est assimilable ni à une « convention collective » du secteur privé, ni à un « statut réglementaire » du secteur public et que les fonctionnaires et agents publics ont des droits et des obligations inhérents à la nature de leurs fonctions au service de l’intérêt général. Selon une formule dont je ne suis pas l’auteur mais qui me paraît pertinente, je ne suis ni « censeur ni gardien du temple ».

  A mon 95e anniversaire, je n’entends pas pour autant renoncer à la libre expression de mes idées et à mon droit de critique face à ceux qui ignorent, éludent ou instrumentalisent l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires ou celle de la fonction publique. Je reste fermement dans une démarche indépendante - dont il va de soi qu’elle échappe aux théories du « renouvellement » - mais qui, probablement parvenue à son terme, est définitivement débarrassée de toutes les contraintes d’un passé révolu.

 

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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