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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 17:20

         Michèle Delaunay vient de publier aux Editions Plon un ouvrage intitulé « Le fabuleux destin des baby-boomers,  doté  d’une abondante et riche bibliographie.

         Une génération de 20 millions de membres  -dont l’auteur fait partie- et dont les  plus âgés,  nés en 1946,  ont 73 ans, les plus jeunes moins de 50 ans, se préparent à une « troisième vie » après avoir accompagné et prolongé celle de leurs parents qui ont  marqué les « Trente glorieuses »,  les décennies de la fin du XXe siècle et les premières du XXIe, et se trouvent aujourd’hui dans  le « grand  âge ».

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 08:42

 Mon article daté du 18 mai 2020 se concluait ainsi :

"Sur l'ensemble des questions de fond qui ont été traitées dans mes publications, et des observations sur les relations humaines, après la disparition de la plupart des personnalités de ma génération que j'ai rencontrées dans ma vie, je maintiens fermement mes positions, dont on reparlera en tant que de besoin.

A tout moment je me r"serve, en effet, de rappeler - si c'est nécessaire et possible - des données, des principes, de combler des lacunes et de regretter des carences. La formule "ni censeur ni gardien du temple" doit s'appliquer avec discernement.

Dans l'immédiat, le moment est venu de rétablir un certain équilibre en faveur de mes ouvrages, articles et conférences consacrés à la Commune de Paris 1871 qui paraissent subir à peu près le même sort que mes travaux sur la fonction publique et le syndicalisme des fonctionnaires.

Jusqu'à preuve du contraire, je pense que les mêmes causes ont les mêmes effets, et se reproduisent au gré des générations."

 

J'ai publié ensuite une série d'articles principalement relatifs à mes travaux sur la Commune de Paris :

- A propos de la série d’articles sur la Commune de Paris, 1er juin 

- Une biographie originale, « Lissagaray, la plume et l’épée », 2 juin

- Un combattant d’un autre siècle, 9 juin  

- Une œuvre de militant, 16 juin

- « 72 jours qui changèrent la cité », 16 juin 

- « La Commune de Paris telle qu’en elle-même », 16 juin 

- Notes et conférences, 16 juin 

- Une œuvre de science…, 23 juin

- Fin de série, Ier juillet

- Tout  bien considéré, 6 juillet

- En guise de profession de foi, 16 juillet

- Une  sensibilité politique, 22 juillet                                                                                                          

- Un communard à Nouméa, 22  juillet         

- Vers  le 150e anniversaire de la Commune de Paris, 27 juillet

              L’association des « Amis de la Commune de Paris » occupe depuis longtemps une place éminente dans la connaissance de la Commune. Elle s’est dotée des instruments permanents de son activité et s’inscrit dans une longue tradition de coopération avec des personnalités, des auteurs, des élus, des organisations politiques et associatives…Elle est déjà engagée dans la commémoration du 150e anniversaire de cet événement qui marquera l’année 2021.

   Pour ce qui me concerne, elle se situe parmi les formations auxquelles je reste fidèle dans les conditions marquées par mon âge et mes difficultés d’ordre physique sans renoncer à l’indépendance de ma pensée et de ma démarche critique et constructive. La série d’articles publiée ces derniers temps dans ce blog  en est l’expression la plus récente. Le moment  vient maintenant de franchir une nouvelle étape.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 10:27
"Kanak, enquête sur une collection" - jusqu’au 11 janvier 2021 - Musée du Berry, 4 rue des Arènes 18000 Bourges - Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h, le dimanche de 14h à 18h.
Fermé le mardi - Tarif 4 euros.
 Oubliée pendant 140 ans, la collection d’objets kanaks d’un ancien communard déporté en Nouvelle-Calédonie dévoilée au public à Bourges

Le musée du Berry à Bourges expose pour la première fois une partie des objets traditionnels kanaks offert à la ville à la fin du XIXème siècle par un illustre inconnu : Gervais Bourdinat.

 

Stéphane Hilarion – Rédaction Culture France Télévisions :

« De bagnard à conseiller municipal

Né en 1831 à Bourges, Gervais Bourdinat dont la famille travaille dans le vin, s’oriente lui vers le métier de charpentier. Il part s’installer avec sa femme à Paris alors en pleine mutation sous l’impulsion du baron Haussmann. En 1871, il participe à l’insurrection de la Commune de Paris et comme de nombreux communards, il est condamné au bagne en Nouvelle-Calédonie. Cinq mois après son arrivée, il est autorisé à s’installer à Nouméa où il reprend son métier de charpentier et fait venir sa femme et son fils, mais sans renier ses idées. Il s’engage en politique, devient conseiller municipal de Nouméa et côtoie une figure emblématique de la Commune, la militante anarchiste Louise Michel.

Comme elle, Gervais Bourdinat, anticolonialiste s’intéressera à la culture des peuples kanaks, à leurs langues, chose rare chez les déportés. C’est à cette époque qu’il commence sa collection. Une collection rare car extrêmement bien documentée avec pour certains objets traditionnels le nom des chefs kanaks à qui ils ont appartenus. Un témoignage exceptionnel pour le conseiller scientifique de l’exposition de Bourges qui n’est autre que le nouveau président du musée du quai Branly – Jacques Chirac, le Kanak Emmanuel Kasarhérou. » 

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 08:49

Notre  devise républicaine

                           « Liberté, Egalité, Fraternité »

 associée  à  « l’Internationale »

                           «Ni Dieu, ni César, ni Tribun ».

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 11:14

      

        Je me tiens aussi bien informé que possible des études et propositions de spécialistes de diverses disciplines concernant la politique de la fonction publique, ainsi que des activités, délibérations et programmes des organisations constitutives du mouvement syndical des fonctionnaires comme d’ailleurs de l’ensemble de la politique économique et sociale. Mais je n’ai pas de titre particulier à intervenir dans le  débat qui en ces années 2020,  après trois  ans d’exercice du pouvoir par la majorité « macroniste », l’action  des « gilets jaunes », les élections européennes, les élections municipales, la crise sanitaire, le grave déclin  des partis politiques…la loi dite de « transformation de la fonction publique » que le pouvoir en place impose à une société en plein désarroi et à un Parlement domestiqué  en mettant en échec la représentativité et l’unité des organisations syndicales de fonctionnaires. 

          Je suis solidaire des actions et initiatives tendant à la sauvegarde de la conception française de la fonction publique dont le statut général restait en dépit des graves atteintes dont il avait été l’objet, la principale expression juridique. Je suis solidaire des fonctionnaires actifs et retraités qui agissent  pour leur pouvoir d’achat et pour les acquis de leurs  luttes sociales.

                                             

        L’histoire proprement dite du mouvement syndical CGT des fonctionnaires traitant la longue période des dernières années du XIXe siècle aux années 1981 a fait l’objet de l’essentiel de mes écrits. Ma démarche de ces derniers temps a surtout consisté à apporter de nouveaux commentaires, analyses et témoignages.  Cette histoire, même concentrée pour 1945-1981 sur les organisations de la CGT est un chantier qui devrait rester en principe ouvert aux chercheurs de toutes disciplines et aux « observateurs sociaux ». La grande diversité du monde syndical de ce demi-siècle exige que l’on se préoccupe  aussi de l’état de la réflexion et de la publication historique sur les mêmes thèmes dans les autres fédérations et syndicats représentatifs affiliés aux autres centrales (FO, CFDT, CGC, UNSA..) ou  autonomes et dans les instituts de recherches qui leur sont rattachés.  J’ai bien connu et estimé dans l’exercice de mes responsabilités syndicales puis ministérielles des militants qui ont certainement laissé derrière eux une œuvre importante, et j’ai rencontré quelques universitaires de tendances diverses au cours des dernières années.  Ayant fait ce que j’ai appelé « le tour de la table » à des niveaux et dans des conditions dont personne ne peut nier l’originalité, il se peut que je fasse « de l’ombre » à   certains   personnages  qui ont surtout fait le tour d’eux-mêmes.

        Quant à l’histoire du syndicalisme CGT des deux dernières décennies du XXe siècle et de la période contemporaine qui a été parsemée de crises graves affectant principalement l’UGFF et plusieurs fédérations et syndicats nationaux, ellereste pour une bonne part à écrire et il ne semble pas que ceux qui à divers titres devraient s’en charger se « bousculent au portillon »

         L’histoire générale de la fonction publique qui lui est intimement associée mais demeure une discipline indépendante et sur laquelle j’ai publié au cours de la dernière décennie, un certain nombre d’études telles que « Fonction publique Les points sur les i », « L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent major à internet »  «  L’évolution historique en France et dans le monde de la fonction publique d’emploi et de carrière » s’ajoute   à   de nombreux autres textes évoquant la période 1981-1986 et même la période 1986-2006, qui peuvent être consultés sur le site Calaméo.  

 

                                                                    O

      A la plupart des étapes de mon parcours j’ai rencontré des personnages dont on pouvait dire « qu’avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis », mais aussi des militants dévoués, compétents et combatifs. J’ai aussi rencontré, dans les responsabilités que j’ai exercées, et dans les années de ma retraite active, des personnalités de grande qualité.

       Les biographies et autobiographies de personnages ayant exercé des responsabilités politiques, syndicales ou administratives - parfois aux plus hauts niveaux de l’Etat - révèlent le plus souvent, au sein de leur propre famille politique ou sociale ou de leur propre milieu professionnel, des rivalités, des trahisons, des manœuvres diverses d’élimination aggravées par des phénomènes de corporatismes et d’esprit de corps.

       Ces personnages ont toujours, par leur caractère, leur formation, leurs idées, leurs comportements, une part plus ou moins étendue de responsabilité dans ce qui leur arrive.

       Toutes proportions gardées, mon sort personnel est l’expression achevée de ma personnalité, de mes convictions, de mon caractère, de l’unité et de la fidélité d’un parcours de plus de trois quarts de siècle qui n’est probablement pas exempt d’erreurs et de défauts.

       Restent maintenant dans ma démarche la sauvegarde de l’histoire proprement dite du syndicalisme des fonctionnaires et celle de la fonction publique et des services publics pour des périodes correspondant à mes interventions de chercheur, témoin, et acteur et celle d’un ensemble de textes relatifs à cette histoire et à celle de la Commune de Paris. 

    Comme il est dit dans l'avant-propos, "Selon une formule dont je ne suis pas l’auteur et qui me paraît pertinente, je ne suis ni « censeur ni gardien du temple ». Mais je n’entends pas pour autant renoncer s’il y a lieu à la libre expression de mes idées et à mon droit de critique face à ceux qui ignorent, éludent ou instrumentalisent l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires ou celle de la fonction publique et prennent parfois de singulières libertés avec le respect humain et l’honnêteté intellectuelle. Je reste fermement dans une démarche indépendante - dont il va de soi qu’elle échappe par sa nature et son contenu aux théories du « renouvellement » des générations. 

Extrait de la publication numérique « Fonctionnaire-citoyen Syndicaliste-historien »)

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 08:34

         Le dernier billet de ce blog, daté du 1er juillet, se termine ainsi : « Je m’interroge sur les suites à donner à ma démarche dans le contexte actuel ».

          Tout bien considéré et jusqu’à nouvel ordre, la réponse est dans ce blog et dans les derniers chapitres de la publication numérique maintes fois citée ces derniers temps :

 

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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 08:32

      Mon article daté du 23 juin annonçait que dans la série « Retour sur la Commune de Paris » tendant à rééquilibrer ma démarche, il restait à évoquer l’élaboration du « Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880) » et sa publication en 2007 par la Documentation française.

            Pour ce qui concerne précisément cette question, le plus simple est de renvoyer le lecteur à la brochure intitulée 

« Fonctionnaire - citoyen Syndicaliste historien » insérée sur le site Calaméo à laquelle on peut aussi accéder directement à partir de ce blog : 

 -Troisième partie ( p 133-141)

 - Annexe IV (p 188-222) présentant le « Mémoire » remis à l’association « Les Amis de la Commune » le compte rendu de la séance à l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris en septembre 2007, celui d’une séance intitulée « Lire en fête » en octobre 2007 suivi d’une série de Notes sur le « Guide ».

 

     J’assume par ailleurs plus que jamais la responsabilité des divers éléments de mon « parcours »  et je  m’interroge  sur les suites à donner à ma démarche dans le contexte actuel.

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 08:36

 

     La série d’articles publiée pour analyser « une œuvre de militant » dans une rubrique concernant « Un certain retour sur la Commune de Paris » (qui avait notamment pour objet d’assurer un certain équilibre avec mes publications relatives à la fonction publique et au syndicalisme des fonctionnaires) n’est pas close.

    Elle doit évoquer l’élaboration du « Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880) » et sa publication en 2007 par la Documentation française.

 

         Un ouvrage que Bertrand Delanoë, Maire de Paris, présentait dans sa préface comme « le résultat d’un long travail et d’une véritable aventure, une œuvre de science qui offre aux historiens un outil de travail exemplaire, loin de toute considération partisane » en soulignant qu’elle  est aussi « un magnifique hommage aux insurgés de Paris, aux valeurs universelles qu’ils ont défendues et pour lesquelles beaucoup d’entre eux ont perdu la vie », et que Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France, saluait  dans l’avant-propos   comme « le fruit d’un travail de très grande envergure ».                                               

      La nature même de cette réalisation, la portée des contradictions, affrontements et manœuvres de toutes sortes qu’elle a dû surmonter, la sous - estimation manifeste, voire l’ignorance et la mauvaise volonté  qui semblent l’affecter aujourd’hui dans des milieux et des organisations qui se présentent comme ouverts aux enseignements de ce grand évènement de notre histoire nationale justifient, en effet, qu’on revienne spécialement dans mes prochaines  publications sur des informations et des analyses que j’ai  diffusées  au cours des dernières années, notamment dans ma dernière insertion sur Calameo.

           Plus largement cette série ne met pas un terme aux réflexions que m’inspirent les problèmes posés par le sort qui est fait à mes ouvrages et à mes différents textes   dans les publications et activités d’organisations telles que la CGT, son Institut d’Histoire sociale, Les Amis de la Commune de Paris, auxquelles je ne participe plus depuis quelques années pour des raisons que j’ai clairement exprimées, mais dont je rappelle (subsidiairement) que  je suis toujours un adhérent et même un membre de certains de leurs organismes dirigeants ne serait-ce que pour noter l’absence de toute relation avec les autres centrales syndicales.   

           Cette situation marque des divergences de fond et de forme dont la fidélité à mon parcours, à mes conceptions de la recherche historique et sociale et des relations humaines m’incite à m’exprimer en toute indépendance.

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 08:53

      Comme les « visiteurs » du blog ont pu le constater, le premier article de la série présentée sous la rubrique « Un certain retour sur la Commune de Paris » (daté du 2 juin) analyse les conditions dans lesquelles j’ai publié en 1991 un ouvrage intitulé « Lissagaray la plume et l’épée ». Le suivant (daté du 9 juin) reprend une notice biographique de ce « combattant d’un autre siècle » connu comme le principal et le plus prestigieux historien de la Commune afin de souligner auprès des lecteurs de notre époque que sa vie et son œuvre dépassent largement cette dimension et tiennent une place éminente dans l’histoire du mouvement ouvrier

Une biographie originale, « Lissagaray, la plume et l’épée » (2 juin)

Un combattant d’un autre siècle (9 juin)

 

Les articles suivants (datés de ce jour 16 juin) ont pour objet de présenter les ouvrages que j’ai consacrés à l’histoire de la Commune, « 72 jours qui changèrent la cité » et « La Commune de Paris telle qu’en elle-même » suivis quelques années plus tard d’une brochure insérée sur le site Calaméo « Fonctionnaires et magistrats sous la Commune de Paris » et d’évoquer mes notes et conférences.

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 08:48

Après avoir pénétré dans l’histoire de la Commune de Paris en côtoyant dans les années 1990 la vie et l’œuvre de Lissagaray, le fougueux gascon, mes recherches m’ont conduit à la découverte du lien qui pouvait s’établir entre mes réflexions sur l’Etat et les services publics et l’étude des conditions dans lesquelles les communards ont assumé leurs responsabilités au service des Parisiens.

Quand on savait que des dizaines d’ouvrages, des centaines d’articles, études, conférences, interventions dans des débats et colloques avaient été consacrés depuis plus d’un siècle à la Commune de Paris, on pouvait se demander si la gestion des services publics par les communards était susceptible de donner lieu à des développements nouveaux ou à des commentaires inédits.

     En parcourant les principales histoires de la Commune, j’ai fait un double constat. D’une part, les historiens de la Commune avaient généralement négligé les aspects fondamentaux et les principes de la « science administrative ». D’autre part, la recherche en histoire de l’administration et plus encore de l’administration parisienne, restait assez fragmentaire. Ceux qui s’y adonnaient étaient généralement des fonctionnaires, juristes, professeurs de droit public qui ne s’intéressaient guère à la Commune ou lui étaient hostiles. Pour une étude des services publics sous la Commune, je me situais à l’intersection des historiens de la Commune et de ceux de l’administration.

    Chargé de la rédaction, dans la série des brochures de l’association « Les Amis de la Commune » de celle qui traitait des services publics, suivie d’une conférence sur le même sujet à la Bourse du Travail de Paris en 1998 et 1999, j’ai de nouveau rencontré les tendances négatives révélées quelques années plus tôt par l’épisode de la biographie de Lissagaray. Elles ont trouvé quelques prolongements significatifs à l’occasion de la sortie de mon ouvrage intitulé « 72 jours qui changèrent la citéla Commune de Paris dans l’histoire des services publics », Le temps des cerises, 2001 (préface d’Anicet Le Pors).

      Le traitement d’un certain nombre d’éléments de la vie concrète des services publics dans une perspective historique, c’est-à-dire plus précisément dans le cadre de l’histoire administrative des décennies qui ont précédé et suivi l’événement devait permettre de jeter un regard relativement nouveau sur l’action des communards, de dépasser quelques contradictions, et de lever des préjugés sommaires ou partisans. La référence systématique aux quelque trois cents décrets et arrêtés publiés au Journal officiel de la Commune qui ne compte pas moins de 656 pages permettait de proposer des réponses plus proches de la vérité, sans pour autant porter la moindre atteinte aux mérites des communards.

Il en allait ainsi, notamment, des idées et de la pratique dans le recrutement des fonctionnaires, agents publics et magistrats pour faire face au vide organisé par le gouvernement de Versailles, de l’expression juridique des actes de la Commune, des modes de gestion des services, des prémices de l’autogestion qu’ils pouvaient receler et de la manière dont ils reflétaient des structures dont on a dit qu’elles rejetaient le principe de la séparation des pouvoirs, mais qui n’en comportaient pas moins une assemblée délibérante et des commissions et délégations chargées à la fois d’élaborer des décisions et d’en assurer l’exécution, de la morale révolutionnaire qui imprégnait bien des mesures, des contradictions de la justice et de la sécurité qui faisaient avancer des conceptions en avance sur leur temps, des aspects novateurs de la politique sociale et de celle de l’enseignement, d’une démocratie faisant une large place à la participation active des citoyens et refoulant la bureaucratie qui avait caractérisé le Second Empire dont la Commune était « l’antithèse », pour reprendre une appréciation célèbre de K. Marx.

   Après avoir noté que je m’étais « attaqué à la compréhension d’une question cruciale généralement négligée par les historiens… » Anicet Le Pors concluait ainsi sa préface : « Comptant parmi les meilleurs connaisseurs de la fonction publique et des services publics, René Bidouze en a été un acteur important dans de multiples situations : fonctionnaire du ministère des finances, dirigeant syndical national, directeur de cabinet du ministre de la fonction publique au moment de l’élaboration du statut général des fonctionnaires actuellement en vigueur et qui lui doit beaucoup ; puis conseiller d’Etat et aujourd’hui historien de la fonction publique et animateur des Amis de la Commune, il fallait sans doute cette combinaison unique d’expériences pour forger une culture capable de pénétrer la complexité d’un aussi fort moment historique dans un domaine réputé pour sa difficulté qu’il rend accessible au plus grand nombre. »

    Cet ouvrage m’a valu entre autres un message chaleureux du sociologue de renommée internationale Pierre Bourdieu, se référant à notre commune origine béarnaise et à l’intérêt qu’il portait au sujet traité. 

 

                                                                                Pierre Bourdieu

Une réception a été organisée à l’initiative de Georges Séguy président d’honneur et de Joël Hedde président de l’Institut CGT d’histoire sociale à l’occasion de la réunion du conseil d’administration de cet organisme dont j’étais membre depuis sa création en 1982. Des Notes de lecture ont été publiées par la suite dans Les Cahiers de cet organisme.

   Un autre dirigeant syndical auquel me liait une longue coopération des années 1970-1980 Georges Frischmann, secrétaire général de la Fédération des PTT, qui avait publié quelques années plus tôt une biographie d’Albert Theisz, savait que je travaillais sur ce sujet qui l’intéressait particulièrement, et dont nous nous étions entretenus à plusieurs reprises. Il a organisé une réunion de militants syndicaux des PTT pour un échange sur la Commune et sur mes travaux. 

     La promotion de cet ouvrage est cependant restée modeste voire inexistante en dehors de sa présence parmi les ouvrages présentés à l’occasion de diverses manifestations ou fêtes populaires, notamment celle de « l’Humanité » qui se tient chaque année en septembre.  

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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