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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 07:09
La commémoration d’un anniversaire implique nécessairement une réflexion sur l’histoire de la période. On commence par décrire l’événement, sa nature, les sources historiques, les éléments qui lui ont donné naissance, les conditions de son développement, sa portée, avant d’examiner ses évolutions dans la période écoulée et de présenter des propositions pour l’avenir. La première demi-journée du colloque du 11 juillet était à juste titre consacrée « l’histoire et à l’évolution du droit de la fonction publique » par une « table ronde » avec six participants suivie d’une intervention du directeur général de l’Administration et de la Fonction publique sur l’évolution de rôle de cette administration et d’une intervention d’Anicet Le Pors, ancien ministre, sur « la naissance du statut de 1983 et ses enjeux d’aujourd’hui ».Il était précisé qu’on allait « retracer le cheminement de la construction statutaire de ses origines à aujourd’hui » en évoquant « les grandes étapes (1946,1959,1983) du statut des fonctionnaires ». La première observation qui vient à l’esprit est que si les différentes formes que peut revêtir en la matière une commémoration d’anniversaire sont de nature à faire avancer la réflexion sur les sujets traités par des juristes ou des spécialistes de science administrative et à contribuer au développement ultérieur de la recherche et des débats, il en va autrement dans le domaine de l’Histoire. Celle-ci est nécessairement fondée sur des matériaux et des données exposées, analysées et éventuellement interprétées dans des documents d’information et de documentation qui méritent d’être mieux connus, sur des travaux d’historiens dont il est établi qu’ils sont beaucoup plus rares que les autres textes de spécialistes, ou sur des témoignages dont il convient de ne pas perdre de vue qu’ils ne sauraient échapper à un examen critique et à des confrontations. L’Histoire étant le domaine privilégié de mes investigations, je présenterai d’abord, dans une série d’articles, des observations de forme et de fond sur ce sujet de façon à « déblayer le terrain » en vue d’une vision plus large des voies et moyens de l’étude de l’Histoire générale de la Fonction publique.
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 13:42

      J’ai salué « en guise de préambule » le colloque qui s’est tenu le 11 juillet, en souhaitant que l’énoncé des valeurs et principes placé en tête de la journée  et les orientations et perspectives affirmées dans les « tables rondes » et dans les interventions des participants  marquent un coup d’arrêt aux entreprises mortifères qu’une victoire de la droite aux dernières élections présidentielle et législatives n’aurait pas manqué de favoriser, et contribuent à l’ouverture et au développement d’un large débat sur l’avenir de la fonction publique.

    Aujourd’hui, rien ne permet d’envisager  que la construction de la Fonction publique, de l’administration et des services publics des prochaines années sera dans les priorités  du «  projet pour les dix ans qui viennent » dont le Commissaire général à la stratégie et à la prospective est chargé, ni que le XXIe siècle sera « l’âge d’or du service public ».La  responsabilité de ceux qui ont la charge de ces questions, et de ceux qui s’investissent  à des titres divers dans leur étude est considérable.

  Le moment est venu de donner suite  aux annonces que j’ai faites et de mettre en œuvre la poursuite de la réflexion sur l’Histoire de la Fonction publique dans ce nouveau contexte.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 06:32

Dans une note datée du 15 juillet dernier, j’écrivais, avant d’interrompre le blog pour une courte période de vacances:

« Il y a trente ans était publiée la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dont l’article 1er précisait qu’elle constituait le titre 1er du statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales.

A l’occasion des vœux aux corps constitués, le Président de la République a souhaité que la célébration de cet anniversaire soit organisée en cet été 2013.

Il appartenait à Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique de donner suite. Elle l’a fait par un colloque qui s’est tenu à la Cité universitaire internationale le jeudi 11 juillet, avec la participation d’Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique en 1981-1984 »…

Je n’ai pas été associé à l’organisation de ce colloque, je n’étais pas un des « participants » aux interventions et aux « tables rondes », et je n’ai pas davantage été convié au n° des Cahiers de la fonction publique contenant un « dossier » consacré à cet anniversaire et distribué à chaque invité. Je n’ai été associé à aucune des initiatives qui ont pu être prises ici ou là par des publications ou des organisations syndicales.

Ayant reçu une invitation quelques jours avant le colloque, j’y ai répondu par courtoisie et j’y ai assisté au même titre que des dizaines d’autres « invités » non sans apprécier l’accueil amical des responsables, la qualité de certaines interventions, et l’utilité d’une telle manifestation pour la sauvegarde des principes de notre régime de fonction publique.

Mais je ne m’estime pas pour autant confiné dans la position du spectateur isolé et plus ou moins complaisant. Il suffit de consulter les articles de ce blog et mes publications numériques pour voir que je suis fondé à poursuivre mon action en toute indépendance, et à m’exprimer avec une entière liberté d’appréciation, de critique, voire de désaccord. J’ai, en effet, largement autant de titres sur ce sujet que la plupart des intervenants.

J’interviendrai sur le fondement de mes propres travaux et de mon expérience directe d’acteur et de témoin dans l’histoire générale de la Fonction publique et spécialement dans l’événement de la vie politique et sociale que constituèrent les réformes des années 1981-1984 et leur évolution au long des trois décennies suivantes.

Le décor est planté. A suivre.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 07:41

Grâce au mini lecteur calaméo ci-dessous, vous pouvez lire l'ouvrage :

René Bidouze

L’Etat et les fonctionnaires

De la plume sergent-major à internet

Une histoire de la politique salariale de l’Etat et de l’organisation des carrières des fonctionnaires

-Tome I. Du XIXe siècle à la fin de la IVe République

-Tome II. Des débuts de la Ve République à 1986

-Tome III. Les fonctions publiques des deux décennies 1986-2006

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 08:02

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 10:42

                       

En 1979 paraissait le premier volume de mon ouvrage

Les Fonctionnaires sujets ou citoyens ?

Le syndicalisme des fonctionnaires des origines à la scission de 1947-1948

En juin 1981 paraissait sous le même titre le deuxième volume

Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à 1981

Quelques jours plus tard, le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy était formé et j’étais nommé directeur du cabinet du ministre délégué chargé de la fonction publique et des réformes administratives.

La formule sujets ou citoyens fera son chemin. Elle prendra le large comme une fille s’éloigne de ses parents. Elle sera symboliquement associée au cheminement historique de la conception française de la fonction publique.

Aujourd’hui, à la faveur du 30e anniversaire du titre 1er de la nouvelle version du statut général des fonctionnaires, Anicet Le Pors qui avait adopté le concept, fait franchir un nouveau cap à la formule : il énonce dans l’Humanité du 15 juillet des principes dont il indique qu’ils forment pour lui la « conception du fonctionnaire-citoyen » qu’il oppose à la « conception du fonctionnaire-sujet ».

D’autres formules ont connu dans l’Histoire politique et sociale des « changements de propriétaire » ou des « désaveux de paternité ». La Fonction publique n’a pas plus échappé à ce phénomène qu’à celui des noms de baptême dont les lois sont affublées.

En parler sera peut-être un de nos prochains divertissements, plutôt rares dans une matière aussi aride.

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 17:57

Il y a trente ans était publiée la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dont l’article 1er précisait qu’elle constituait le titre 1er du statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales.

A l’occasion des vœux aux corps constitués, le Président de la République a souhaité que la célébration de cet anniversaire soit organisée en cet été 2013.

Il appartenait à Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique de donner suite. Elle l’a fait par un colloque qui s’est tenu à la Cité universitaire internationale le jeudi 11 juillet, avec la participation d’Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique en 1981-1984.

A mes yeux, la célébration officielle du 30e anniversaire de la loi du 13 juillet 1983 aura - quelles que soient les analyses qu’on pourra en faire par ailleurs - le mérite d’être un coup d’arrêt à la vaste entreprise de destruction du statut qu’une victoire de la droite aux dernières élections présidentielle et législatives aurait probablement consacrée. Mais tout démontre que ce n’est qu’un premier pas. Ceux qui à divers titres ont la charge de sauvegarder les principes de la conception française de la fonction publique ont de lourdes responsabilités.

Pour ma modeste part, je poursuis ma contribution spécifique à l’Histoire de la Fonction publique et à celle du mouvement syndical des fonctionnaires en me référant à mes propres travaux pour la période de la fin du XIXe siècle à 1981, à l’exercice de mes fonctions au ministère de la fonction publique en 1981-1983 et au Conseil d’Etat en 1983-1987 et à ma qualité d’acteur et de témoin ayant exercé des responsabilités à tous les niveaux du syndicalisme des fonctionnaires de la Libération à 1978.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 13:05

Lorsque je me suis engagé, après la publication d’une biographie de P-O Lissagaray (Lissagaray la plume et l’épée) dans de nouvelles recherches sur la Commune de Paris, une des sources principales de mon travail fut le volume recueillant l’ensemble des textes publiés au Journal Officiel de la Commune repris au lendemain même de l’événement à l’initiative d’un éditeur parisien, V. Bunuel.

Ce recueil de plus de 600 pages, qui connut à l’époque un très grand succès de librairie, et fera l’objet de diverses rééditions, sera également produit bénévolement en version numérique par Claude Ovtcharenko, (journaliste à la retraite près de Périgueux) dans le cadre de la collection « Les Classiques des sciences sociales » organisée en collaboration avec la Bibliothèque Paul.Emile-Boulet de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Selon la note qui accompagne cette publication, toute reproduction sans autorisation est interdite, mais l’accès à ce document d’un très grand intérêt pour tous ceux qui s’intéressent à cet épisode de notre Histoire nationale et de celle du mouvement ouvrier international est libre et gratuit.

J’informe d’ores et déjà les lecteurs de ce blog qu’on reviendra probablement à la rentrée sur cette passionnante relation des communards avec le « Journal Officiel » de la République française, sur les échos qu’elle rencontrera, notamment dans les albums de l’artiste peintre Eloi Valat et sur les éléments repris dans mes ouvrages.

Le Journal Officiel de la Commune (version numérique)
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 08:21

    

En 1991, j’ai publié aux Editions de l’Atelier, dans la collection « La part des hommes » dirigée par l’historien Claude Pennetier, qui a succédé à Jean Maitron à la tête du dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, une biographie intitulée Lissagaray la plume et l’épée. Je souhaitais alors prendre quelques distances avec les sujets qui avaient abondamment rempli mon activité dans les responsabilités syndicales, politiques et administratives de ma carrière active. Je portais un intérêt particulier à la Commune de Paris, et il se trouvait que l’historien le plus prestigieux de la période était un journaliste au patronyme d’origine basque ayant participé aux luttes des républicains sous le Second Empire avant d’être un garde national sur les barricades.

Ayant ainsi pénétré dans l’histoire de la Commune en côtoyant ce fougueux gascon, j’ai découvert le lien qui pouvait s’établir entre mes réflexions antérieures sur l’Etat et les services publics et l’étude des conditions dans lesquelles les communards ont assumé leurs responsabilités au service des Parisiens. D’où un second ouvrage intitulé 72 jours qui changèrent la cité traitant le sujet de la Commune dans l’histoire des services publics publié en 2001 aux Editions Le temps des cerises avec une préface d’Anicet Le Pors, ancien ministre de la fonction publique.

La décennie 2000-2010 devait s’avérer particulièrement active, puisqu’elle a été marquée par un troisième ouvrage publié en 2004 et réédité en 2009, et par une œuvre collective dont j’ai pris l’initiative et assuré la coordination du début de cette décennie à 2007.

En quatrième page de couverture, l’ouvrage , également publié au Temps des cerises sous le titre La Commune de Paris telle qu’en elle-même, Une révolution sociale aux avant-postes de la République était présenté comme « une approche originale et nouvelle » et il était souligné que « dans le même temps qu’il exposait les faits majeurs de cet événement important de l’histoire du mouvement ouvrier, l’auteur s’attachait à les dégager des caricatures et des instrumentalisations dont ils ont souvent fait l’objet et à les inscrire dans l’histoire des idées, des évolutions de la société et des institutions de la République ».

En 2009, il a été décidé de le rééditer dans une nouvelle collection marquée par une iconographie beaucoup plus étendue. La réédition de l’ouvrage précédent n’étant pas envisagée, j’ai insisté pour que soient intégrés dans le nouveau texte plusieurs de ses développements concernant la gestion des services publics, l’expression juridique des actes de la Commune, leur tableau en annexe.

Dans la même période, j’avais engagé et je coordonnais les travaux d’une équipe scientifique constituée au sein de l’association Les amis de la Commune pour l’élaboration d’un Guide des sources de la Commune et du mouvement communaliste (1864-1880) avec le soutien logistique et financier de la Ville de Paris et le parrainage actif de la direction des Archives de France aboutissant en 2007 à une édition par la Documentation française.

Ces ouvrages constituent une œuvre dont il faut bien constater qu’elle n’a pas bénéficié de grands efforts de promotion, et dont le contenu, les conditions de son élaboration, les soutiens qu’elle a obtenus et les obstacles qu’elle a dû surmonter ne sont pas dépourvus de sens.

On y reviendra certainement pour mettre l’accent sur quelques aspects importants de l’histoire de la Commune de Paris en dehors des sentiers battus où l’on se complait un peu trop souvent.

    

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 14:16

Le numéro d’été du magazine « Chroniques de la BnF » (publication trimestrielle) présente une série d’articles et d’interventions de spécialistes sur les expositions, conférences, colloques de la saison culturelle d’automne.

Plusieurs manifestations marqueront une saison de la « littérature numérique » qui traitera notamment les métamorphoses du texte et de l’image. La bibliothèque numérique Gallica a dépassé les deux millions et demi de documents consultables gratuitement sur tablette et sur smartphone.

Je note tout particulièrement que ce numéro du magazine est proposé uniquement en version numérique, feuilletable en ligne.

Telle est notre époque. Je ne regrette pas mon récent article « C’est un ancêtre qui vous le dit » (1er juin 2013).

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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