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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 09:57

Jean Zay

Au moment où les débats et les affrontements se multiplient sur les questions concernant la réforme des collèges et les programmes scolaires, et surtout à la veille de l’entrée de Jean Zay au Panthéon, il est sans doute opportun qu’un « ancêtre » apporte son témoignage personnel sur l’enseignement au long de l’entre-deux-guerres.

On trouvera dans mon texte récemment remanié sous le titre « L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle » inséré sur le site Calaméo trois pages ( 16-17-18) consacrées à l’Enseignement primaire supérieur pour les enfants des milieux populaires qui n’entraient pas en apprentissage ou dans un emploi dès l’âge de 11 ou 12 ans munis ou non du certificat d’études.

J’appelle spécialement l’attention des lecteurs de ce blog - dont la vocation est de traiter l’histoire de la fonction publique- sur un point de vue exprimé par Jean-François Revel qui était pourtant un homme de droite, reproduit en ces termes dans mon texte :

Jean-François Revel présente dans ses « Mémoires » (page 487) quelques considérations sur cet enseignement qui sont celles d’un de mes contemporains, puisqu’il est né en janvier 1924, c’est-à-dire un an après moi. Cet auteur écrivait : « Le primaire comprenait non seulement les cinq années de l’actuel enseignement élémentaire, mais aussi les cours complémentaires et les écoles primaires supérieures. Ces dernières dispensaient un enseignement exigeant, précis et solide. Elles ont été les ascenseurs de la promotion sociale républicaine, notamment dans l’accès à la moyenne fonction publique. Si la France a été jusqu’à une date récente le pays le mieux administré du monde, c’est grâce au brevet supérieur. De plus, nombre de ses titulaires, passés dans le privé, ont constitué l’ossature de nos petites et moyennes entreprises. Encore vers 1960, un brevet supérieur obtenu par des sujets qui n’avaient jamais fréquenté l’enseignement secondaire était garant de connaissances bien plus sérieuses que les cataplasmes culturels que sont la plupart des diplômes de nos bacheliers actuels. » Et il ajoute : « Le beau titre d’instituteur attirait le respect… »

Jean-François Revel

 

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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