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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:28

 

 ReneBidouze

 

       On peut avoir d’innombrables raisons d’apprécier, de critiquer, de contester ou rejeter le contenu  d’un texte, ou même d’en ignorer plus ou moins délibérément l’existence ou d’être hostile à son auteur sans être tenu de s’en expliquer.

     Mon ouvrage L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet qui est une histoire de  la politique salariale de l’Etat de la fin du XIXe siècle à nos jours allant bien au-delà des questions propres aux rémunérations -  et la douzaine d’autres textes concernant l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires  pour un total de 800 pages insérés sur le site Calaméo - ne sauraient échapper au sort commun.

    Mais à l’heure où de grands journaux créent des éditions « numériques » largement accessibles et consultables dans des présentations qui ne manquent pas d’attraits, où on peut lire des œuvres littéraires sur son Ipad, il serait plus difficile de comprendre que cet ouvrage  ne soit pas considéré pour ce qu’il est  ( un livre) du seul  fait ( ou sous le prétexte) qu’il n’a pas été l’objet d’une édition « papier » soumise aux considérations commerciales ou autres de certains éditeurs ou aux contraintes de « l’autoédition » et qu’il est publié à titre gratuit  sur un site numérique en dehors de toute attente  d’improbables droits d’auteur.

    Les extraits concernant notamment la fonction publique territoriale qui seront repris dans de prochains articles renverront à l’un des trois volumes à consulter sur le site Calaméo dont j’ai eu l’occasion de dire qu’il est assez régulièrement « visité » et dont j’espère qu’il le sera davantage dans les jours à venir.

     En revanche, si cela peut rassurer ceux qui ont des difficultés ou des réticences à l’égard du « numérique », toutes les études qui seront  mentionnées dans la bibliographie de mes articles  et études (comme  mes ouvrages, pour la plupart  épuisés et donc d’un accès plus difficile) sont naturellement sur « papier ».

     C’est un « ancêtre » (conscient que le livre « papier » n’est pas mort et s’en félicite, mais décidé à agir avec son temps) qui vous le dit !

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Sociologie
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:38

    Emmanuel Todd, co-auteur, avec Hervé Le Bras  de l’ouvrage « Le mystère français », dont je notais l’intérêt dans un court article  intitulé « Au crible de l’anthropologie » (cf blog 8 avril 2013) a, depuis la parution de cet ouvrage, donné un certain nombre d’interviews qui contribuent à éclairer la portée de ce travail scientifique.

    Entre temps, a éclaté « l’affaire Cahuzac », suivie des débordements sur la « morale », la « transparence », la publicité des « patrimoines » des ministres  et autres "enfumages"  caractérisés, pour reprendre une expression à la mode.

    Quand je disais, dans les dernières lignes de mon article, que les analyses de l’ouvrage s’appliquent sans doute aussi à la fonction publique, à son histoire et à son avenir, je pensais avant tout aux millions de fonctionnaires de toutes catégories qui relèvent des droits et obligations inhérents à leurs fonctions au service de l’intérêt général, mais sont aussi des salariés, actifs et retraités au cœur de la nation.

     Les événements récents semblent avoir amené Emmanuel Todd à expliciter plus nettement ce qu’il entend par « nos dirigeants » ou par « les élites de ce pays » : il s’agit essentiellement des membres de la Haute fonction publique, et plus précisément de l’Inspection des Finances et de la Cour des Comptes, et des membres de la Haute Finance,  des interpénétrations entre les deux milieux, de leurs responsabilités  et de leur rôle dans la grave crise économique et financière actuelle, illustrés par l’édulcoration du projet de loi  qui devait séparer les activités de marché des banques de celles de crédit et de dépôt, largement occulté par les débats sur le « mariage pour tous »1 (cf entretien du 19 avril sur BFMTV avec Bourdin).

      Je crois devoir souligner à cette occasion, que dans mes travaux sur l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires ( notamment dans les écrits récents présentés ces jours-ci dans le blog) j’ai pris soin de montrer que la Haute administration a toujours été un « monde à part », un « domaine réservé » sans perdre de vue les grandes qualités morales et civiques de bien des hauts fonctionnaires fidèles aux traditions de notre fonction publique. Encore une fois l’Histoire nous éclaire sur les turpitudes d’aujourd’hui.

1- Voir Gaël Giraud, « Illusion financière », Ed de l’Atelier, et l’interview de l’auteur dans Télérama n° 3299 du 6 au 12 avril 2013, présentée ainsi :

-C’est en sauvant les banques de la faillite que les Etats se sont endettés

-Bercy évite ce débat et ment sur les vraies solutions

-Sortir de la crise exige une révolution verte

   Dans cette interview, l’auteur, qui est un jésuite et un économiste, va  jusqu’à  dire  que « la violence sociale lui semble compréhensible » ( sans la légitimer) depuis qu’il a entendu cette phrase de la bouche même d’un député européen : « Tant qu’aucun politique  n’aura été liquidé par la foule, on continuera ». Et de préciser : « Ce que je dis là ne constitue pas un encouragement à prendre le fusil mais à prendre conscience du fait qu’une fraction du pouvoir politique – notamment au niveau européen- est déjà dans un rapport de forces extrêmement violent avec la population. »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Sociologie
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:59

Hervé Le Bras (démographe et historien) Emmanuel Todd (historien et anthropologue), Le mystère français Seuil, 2013.

      Les auteurs, qui avaient publié en 1981 « L’invention de la France », affirment dans l’introduction qu’entre 1980 et 2010  la France a basculé dans « l’âge postindustriel ». Ils constatent – en  soumettant   la France, dont la population est passée de 55 à 65 millions , « au scanner de la cartographie la plus moderne » (120 cartes) dans les 11 chapitres de l’ouvrage - que si la crise de la société a réactivé, renforcé dans cette période l’action des systèmes anthropologiques et religieux que l’on croyait disparus, notre pays  a davantage changé dans les trente années qui viennent de s’écouler que durant les trente années précédentes. Ils estiment que « nos dirigeants, parce qu’ils ignorent tout du mode de fonctionnement profond de leur propre pays, aggravent sa condition par des politiques économiques inadaptées ».

 

      Dans la conclusion, ils notent que « la France doit rechercher en elle-même plutôt que dans des comportements mimétiques les forces de l’adaptation » : alors que « l’imitation des modèles étrangers  oscille entre la flexibilité anglo-saxonne, la discipline allemande, et son hybride, la  flexisécurité scandinave », ils soulignent que  «  le monde tel qu’il existe inclut les Français tels qu’ils sont ».

     « Jamais  les élites de ce pays ne semblent conscientes  de l’autonomie et de l’inertie des mentalités qui constituent le cœur de la vie sociale et définissent l’axe de l’histoire. »

       Cet ouvrage scientifique apporte  un éclairage utile à l’ensemble des analyses que suscite la grave  crise politique dans laquelle notre pays est actuellement plongé. Ses observations s’appliquent sans doute aussi à la Fonction publique, à son histoire et à son avenir.  

 

           .

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Sociologie
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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 08:02

       Aujourd’hui, le débat sur la fonction publique prend de nouvelles dimensions. Traditionnellement limité  dans le cadre de travaux juridiques ou de science administrative et plus rarement dans celui d’études économiques ou budgétaires, il  s’insère de diverses façons dans les  investigations de la sociologie 1.

       Cette dernière permet en effet d’appréhender les profondes transformations qui affectent les différents groupes sociaux, et parmi eux ceux qui englobent les agents des fonctions publiques,  d’éclairer les effets de la politique de l’Etat et des collectivités publiques sur les structures de notre société, et d’établir autant que possible les liens entre tous ces éléments pour une ouverture sur  les perspectives du XXIe siècle.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Sociologie
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:37

    Monique Poinçon-Charlot et Michel Poinçon, sociologues qui ont à leur actif de nombreux écrits pertinents, viennent de publier un livre qui s’intitule Le Président des riches.

    Dans leur  interview à Télérama (3166 / 15 septembre), ils décrivent un président « fasciné par l’argent » mais qui « en fait trop et se prend les pieds dans le tapis ». Cette intervievv  se termine, après une évocation  de « l’oligarchie au pouvoir » et de ses réseaux qui s’étendent « de la gauche socialiste à l’UMP en passant par le centre » par cette phrase répondant à la question : « que faire des riches ? »:

 

   Suivre leur exemple. Voilà des gens qui ont une éminente conscience de leur classe, qui sont solidaires quand la mode est à l’individualisme, qui sont organisés et mobilisés, qui défendent énergiquement leurs intérêts. Faisons comme eux. Battons-nous !

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Sociologie
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 08:16

   Dans le n° 228 septembre 2010 de la revue Capital (à laquelle je n’ai aucune raison de faire de la publicité) on peut lire sous la signature d’Olivier Bouchara et Etienne Gingembre, un article intitulé

 

               Conjoints de ministres : les pistonnés, les fauchés et les blindés

 

                                                      avec en sous-titre

 

  Qui gagne le plus dans un couple ministériel ? Pas forcément le titulaire du  maroquin ! Mais attention, les conflits d’intérêts ne manquent pas. Echantillons.

                                   

    Les auteurs de cet article notent que « ce n’est pas toujours le ministre, avec ses 14.200 euros mensuels (13.316 pour un secrétaire d’Etat) qui fait «  bouillir la marmite ».

    Les chiffres faramineux cités dans les « échantillons » ont de quoi faire rêver (ou grincer des dents) les millions de travailleurs au chômage, les salariés exploités, les fonctionnaires dont le pouvoir d’achat est en berne et les salaires « gelés ».

    Suit une belle brochette de ces « échantillons » de couples ministériels  accompagnés de  leurs photos  souriantes :

-Florence Woerth, administratrice chez Hermès, épouse d’Eric Woerth, ministre du Travail

-Joseph Zimet, historien en poste au ministère de la Défense, époux de Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des sports

-Yasmine Tordjman, étudiante, future épouse d’Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale

-Michèle Laroque, comédienne et humoriste, compagne de François Baroin, ministre du Budget

-Jérôme Pécresse, dirigeant d’entreprise,mari de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

-Xavier Giocanti, promoteur immobilier, compagnon de Christine Lagarde, ministre de l’Economie

-Jean-Pierre Philippe, consultant, mari de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Economie numérique

-Béatrice Schönberg, épouse de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et de l’Energie

-Christine Okrent, directrice générale de l’Audiovisuel extérieur de la France, épouse de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères.

 

 

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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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