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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 11:01

      Je m’apprêtais à publier un point de vue exprimé par Henri Krasucki  à l’occasion de la parution de mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens en 1979-1981 lorsqu’est parue dans l’Humanité une enquête de l’IPSOS selon laquelle « une large majorité de Français estime que la lutte des classes n’est pas un mythe ». Je concluais ainsi mon commentaire : « Si les réflexions avancées sur la relation entre le syndicalisme des fonctionnaires et le syndicalisme confédéral  étaient pertinentes en 1981, on aimerait savoir, cartes sur table,   pourquoi elles  auraient  cessé de l’être en 2012-2013. Ici, on ne pratique pas le « non-dit ».

     Nous   reviendrons sur cette question et sur le commentaire qui l’accompagnait. Voici au préalable l’article dont il s’agit.

 

 

     Henri Krasucki, qui avait de longue date pris conscience des problèmes généraux de la fonction publique et des enjeux du syndicalisme des fonctionnaires, et avait été associé à ma décision d’engager des travaux d’histoire a, plus que tout autre dirigeant confédéral de la CGT, commenté et apprécié en 1979  la parution du premier  volume de Les fonctionnaires sujets ou citoyens ?

    En juillet 1981, alors que j’occupais depuis peu les fonctions de directeur du cabinet du ministre de la Fonction publique,  il m’a appelé pour me faire connaître l’appréciation qu’il portait sur le second  volume qui venait de paraître.  Il l’avait lu dans l’avion, au retour d’une session de la Fédération syndicale mondiale. Il constatait que mon intention de travailler sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires manifestée en juin 1978 lors de mon départ de l’UGFF, s’était concrétisée par deux volumes en trois ans. Sur ce tome II il portait en substance  les appréciations suivantes (que j’ai notées sur-le-champ) :

    «   Les questions délicates ont été parfaitement traitées, avec la hauteur de vues nécessaire. Il est impossible de dire le contraire de ce qui est écrit dans ce livre, qui traite l’histoire pour ce qu’elle est. Sur Léon Rouzaud, Le Brun, Berteloot, très bien. Sur la période délicate, le ton qu’il faut.

     Ce livre vient au bon moment, au-delà du monde des fonctionnaires. L’intérêt du premier volume était de donner une idée enfin sérieuse basée sur les faits, d’une histoire compliquée.

     Le deuxième est écrit en avril 1981. Les points de suspension et la fin sont bien conçus. Le livre ne sera pas daté, les événements se poursuivront ».

    Henri  Krasucki ajoutait : « Je défie qui que ce soit de « tousser ».Tout ce qu’on pourra écrire maintenant sur ce sujet sera une contrefaçon, une entreprise de mauvaise foi battue d’avance »…

    Quelques mois plus tard, La Vie ouvrière (n° 1942 du 18 novembre 1981)  lui consacrait deux pages sous le titre La recherche passionnée d’une solidarité de destin avec la classe ouvrière comprenant une reproduction de la couverture du vol I, un long entretien avec Thérèse Hirszberg et un article d’Henri Krasucki ( qui était à l’époque secrétaire de la CGT et directeur de la VO) intitulé Pour qui s’intéresse à l’évolution de la CGT.

   On reproduira ici cet article :

                                           Pour qui s’intéresse à l’évolution de la CGT

    Les deux volumes  sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires de René Bidouze intéressent beaucoup plus que les fonctionnaires.

    Tous ceux, toutes celles qui cherchent à connaître, à comprendre la CGT, sa diversité et son évolution au fil du temps ont beaucoup à y apprendre.

    Il s’agit d’un travail sérieux, fondé sur les faits sans rien gommer et dégageant, à chaque étape, une réflexion sur le sens profond de ce qui s’est produit.

    Thérèse Hirszberg le présente ici à son importance. Je me permets, à l’appui de ce qu’elle en dit, de souligner qu’il n’est pas courant d’avoir un ouvrage qui part des débuts et va jusqu’à nos jours.

    De mentionner ensuite l’originalité de la composante « fonctionnaire » du monde du travail et de son cheminement : ce n’est qu’en 1924 qu’ils ont conquis le droit de constituer des syndicats !

     Beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, cette expérience apprend à traiter avec doigté, sans simplification « tout blanc-tout noir », de la réalité historique et donc de ce qu’est réellement notre vaste et si diverse CGT, que des esprits superficiels traitent ces temps-ci avec tant de légèreté. Et pour certains, de malveillance.

     Par-dessus tout, et en fin de compte, ces deux volumes montrent pour quelles raisons fondamentales commandées par la vie sociale elle-même et par quel cheminement on est passé d’un syndicalisme des fonctionnaires qui fut longtemps le point d’appui massif du réformisme syndical dans la CGT à un syndicalisme moderne où la conception de masse et de classe, qui est celle de toute la CGT, est devenue le bien commun des organisations CGT de fonctionnaires groupées dans leur UGFF.

    Or, c’est l’un des faits les plus considérables  de la vie syndicale française : la CGT est la première organisation syndicale chez les fonctionnaires aussi. Et le courant syndical de lutte de classe est, par là, devenu le plus influent parmi les fonctionnaires avec les particularités qui sont les leurs.

     Cela fait partie des choses  qu’il faut connaître  pour comprendre ce qu’est vraiment la CGT.

      C’est aussi l’œuvre de plusieurs générations de militants qui ont pris part à la lutte durant des décennies et représentent toutes les sensibilités existant dans la CGT.

      De Michel Piquemal, Alain Le Léap, Léon Rouzaud, André Berteloot, Roger Loubet, dirigeants d’aujourd’hui, René Bidouze n’en oublie aucun, loyalement.

      Je ne froisserai pas sa modestie en me bornant à rappeler que lui-même a été, durant de nombreuses années, un remarquable secrétaire général de l’UGFF pour qu’on se rende compte qu’il a pris, lui aussi, une certaine part à cette évolution et qu’il connaît ce dont il parle…

                                                                                    HENRI KRASUCKI

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Histoire
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:11

    On a reproduit ici, notamment pour combler les lacunes du journal Le Monde signalées précédemment,  le chapitre de l’ouvrage L’Etat et les fonctionnaires concernant le minimum vital, le budget type et le salaire minimum.

    Voici  un autre extrait de la partie de l’ouvrage traitant l’élaboration du nouveau système des rémunérations dans le cadre du Statut général des fonctionnaires adopté en 1946.

                Les principes généraux du   nouveau système des rémunérations

   Selon la doctrine, les fonctionnaires perçoivent un « traitement », et les militaires une « solde » et non pas un « salaire ». Mais la qualité de salariés des fonctionnaires est une réalité économique et sociale. L’interprétation de nombreux auteurs estimant que  le traitement des fonctionnaires  était  essentiellement   un versement destiné à leur permettre de mener un train de vie en rapport avec la dignité de leurs  fonctions, relève  dans  une  large mesure  des temps anciens.

   Le statut général des fonctionnaires fixait le cadre juridique du système des rémunérations.  Les articles 31 à 37 regroupés sous le titre III intitulé « Rémunération » comprennent  trois séries de dispositions concernant respectivement la définition des éléments composant  la rémunération, la détermination de la base des traitements par référence à un minimum vital, et l’affirmation du principe du classement général des emplois de  l’Etat

   Comme tout salarié, le  fonctionnaire  doit recevoir une rémunération correspondant au travail qu’il accomplit. Mais dans son cas, il s’agit d’une garantie fondamentale. Il ne peut en effet être admis  qu’un service accompli par un agent de l’Etat soit directement rémunéré par l’usager, et le droit à rémunération implique une vérification du « service fait » par l’ordonnateur et le comptable. Les traitements publics bénéficient de l’insaisissabilité et de l’incessibilité des salaires dans les proportions fixées par l’article R. 145-1 du code du travail. L’insaisissabilité s’oppose à l’Etat, et en cas de privation illégitime du traitement, le fonctionnaire a droit au paiement des intérêts légaux à compter de la date de la réclamation à l’autorité compétente. Comme toutes les dettes de collectivités publiques, les traitements relèvent de la déchéance quadriennale

   La règle du « service fait » est une règle très  ancienne de la comptabilité publique qui date aujourd’hui d’un siècle et demi (décret du 31 mai 1862) d’où il résulte d’une part que seule l’installation et non la nomination entraîne le droit au traitement, et d’autre part  que ce dernier ne peut être payé qu’à terme échu. (Elle sera explicitement mentionnée dans l’Ordonnance du 4 février 1959 refondant le statut général des fonctionnaires, alors qu’elle ne l’était pas dans le statut de 1946).

   Cette notion fera l’objet d’une assez abondante jurisprudence du Conseil d’Etat, et aura des  applications importantes dans le domaine des retenues pour fait de grève sur lesquelles nous reviendrons. De même pour les évolutions de chacune des composantes de la rémunération  dont  l’énumération énoncée par le Statut général des fonctionnaires de 1946 est une constante dans les versions ultérieures de ce document fondamental

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:28

       Dans les derniers articles de l’année 2012, il était rappelé :

-d’une part que la Fonction publique a joué, aux lendemains de la Libération, un rôle historique dans la définition juridique du minimum vital, dans l’élaboration du concept de budget-type, et dans les modalités de sa détermination.

-d’autre part que la politique salariale de l’Etat a revêtu notamment dans le domaine du salaire minimum, une portée qui dépasse largement les millions d’agents publics et d’ayant-droit auxquels elle s’applique.

     Dans  la  Troisième partie du vol I de L’Etat et les fonctionnaires ( publication numérique sur le site Calaméo) intitulée Les réformes fondatrices d’une nouvelle fonction publique (1944-1950),  le chapitre consacré au nouveau système de rémunération instauré par la loi du 19 octobre 1946 portant  statut général des fonctionnaires est ainsi subdivisé : Les principes généraux - Le minimum vital et le Smig - Les primes et rémunérations accessoires- Les principes du classement des emplois.                                                                                      

    Pour faciliter l’information des lecteurs du blog, on trouvera ci-dessous l’extrait concernant  Le minimum vital et le SMIG 

                                               Le minimum vital et le SMIG

   L’article 31 du statut général des fonctionnaires  ayant ainsi fixé les composantes de la rémunération (traitement, supplément pour charges de famille, indemnité de résidence), l’article 32 prévoit que le traitement fixé pour un fonctionnaire nommé à un emploi de début doit être calculé de telle façon que le traitement net perçu ne soit pas inférieur à 120% du minimum vital dont il donne cette définition qui n’a figuré jusque là dans aucun texte juridique : «  par minimum vital, il faut entendre la somme au-dessous de laquelle les besoins individuels et sociaux de la personne humaine considérés comme élémentaires et incompressibles ne peuvent plus être satisfaits. » Le minimum vital doit être fixé par décret en conseil des ministres, après avis du Conseil supérieur de la fonction publique, pour une durée de deux ans, et soumis à ratification du Parlement dans le délai d’un mois. Il ne peut être modifié que par une loi, après avis du Conseil supérieur de la fonction publique. » A l’occasion d’un Colloque tenu le 23 février 1995, le représentant de la direction du Budget, évoquant les délibérations de 1946, soulignera que pour sa direction de l’époque, l’article 32 était une « machine infernale » et que l’article 33 (analysé ci-dessous) était un « coktail explosif » créant une « situation diabolique. » Le ministre des Finances André Philip était effectivement hostile à cette disposition.

   Mais on oublie généralement de rappeler que selon une déclaration de Maurice Thorez au cours des débats parlementaires, ce concept de « minimum vital » devait être une anticipation pour l’ensemble des salariés et non pas une disposition réservée aux seuls fonctionnaires.

   La question de l’application de l’article 32 du statut général définissant le minimum vital et des dispositions relatives à son élaboration  était  posée.

   Le 28 mai 1947, le Conseil supérieur de la fonction publique,  saisi des propositions de la commission spéciale instituée dés sa première séance pour l’élaboration d’un budget-type,  retient le chiffre de 90.000 f. pour le minimum vital. En novembre de la même année, il révise ce chiffre et le porte à 120.000 f. Mais ces délibérations ne seront jamais ratifiées par le gouvernement.

   Lorsque le plan de reclassement est publié,  le traitement de base à l’indice 100 est  maintenu à son montant annuel en vigueur au 1er janvier 1948, soit 114.500 f brut (106.200 f net après déduction  de 6870 f pour la retraite et 1430 f pour la Sécurité sociale).Donnée originale quant au rapport entre fonction publique et secteur privé, ce chiffre est celui du salaire horaire minimum du manœuvre qui s’élève dans la métallurgie parisienne à 52,50 f. Le salaire mensuel pour 46 heures par semaine dans la zone à abattement maximum serait de 94.500 f.  L’application des 120% à cette somme aboutit à 113.400 f portés à 114.500 f, aucun salaire net n’étant inférieur à cette somme.

   La loi du 11 février 1950 relative aux conventions collectives rétablit la libre négociation des salaires entre employeurs et salariés et  introduit dans le droit social la notion nouvelle de salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

   La Commission supérieure des conventions collectives constituée en application de cette loi  se réunit pour la première fois le 8 mai 1950. Elle a notamment pour mission d’établir un budget type devant servir au calcul du SMIG. La CGT estime avec l’UGFF et la Fédération postale qu’il faut retenir le budget type élaboré par le Conseil supérieur de la fonction publique

   Il est précisé dans le rapport qui accompagne  le décret du 23 août 1950 portant fixation  du taux du SMIG  que ce dernier n’est pas le point de départ de la hiérarchie. Il dépasse d’ailleurs notablement la rémunération de l’indice 100 de la fonction publique. 

    Lorsque, en  octobre 1950, un accord est conclu dans la métallurgie parisienne, le mouvement syndical CGT des fonctionnaires s’appuie sur cet accord  et reprend  la référence avancée en 1948.

    Pour éviter précisément  que  l’indice 100 de la fonction publique  ne subisse le contrecoup des relèvements ultérieurs du SMIG, le décret du 12 août 1950 ajoute à l’indemnité temporaire de cherté de vie en vigueur, une majoration exceptionnelle  dégressive de 9000 f à l’indice 100 disparaissant à l’indice net 160 net. Le décret n° 50-1358 du 31 octobre 1950 remplace ces deux éléments par un complément de rémunération à titre de minimum garanti, qui  sera lui-même remplacé, le 8 novembre 1954, par un complément temporaire de rémunération non soumis à retenue pour pension.

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:22

   Les articles de ce blog publiés en 2010 et  2011 ont  été insérés  en publications numériques sur le site CALAMEO pour en faciliter la consultation. Il en est maintenant de même des articles 2012.

   En cette année 2012, 90 articles ont été publiés, dont le thème général est resté l’Histoire appliquée  dans trois domaines : la Fonction publique, le syndicalisme des fonctionnaires, la Commune de Paris.

   Moins d’une dizaine se rattachent à la Commune. L’essentiel se partage entre Fonction publique et syndicalisme et comporte de nombreux extraits significatifs de mes ouvrages.

   Les expressions du mouvement syndical sur les questions de l’Etat ont été spécialement  traitées dans une série d’articles.

    En 2013 le blog et les publications numériques poursuivront dans le même sens. De plus, des articles seront consacrés à des faits ou événements marquants de l’Histoire sociale du XXe siècle.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 08:53

…  méconnu ou systématiquement « oublié » aujourd’hui :

 thorez-maurice

                       Loi  n° 46- 2294 du 19 octobre 1946

                  portant  statut général des fonctionnaires

                   (adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale constituante le 5 octobre 1946)

 

 

Art. 32 -   Le traitement fixé pour un fonctionnaire nommé à un emploi de début doit être calculé de telle façon que le traitement net perçu ne soit pas inférieur à 120% du minimum vital.

    Le minimum vital est fixé par décret en Conseil des ministres après avis du Conseil supérieur de la fonction publique pour une durée de deux ans.

    Les décrets fixant  le minimum vital seront soumis à la ratification du Parlement dans le délai d’un mois.

     Le minimum vital ne peut être modifié avant l’expiration de ce délai que par une loi, également après avis du Conseil supérieur de la fonction publique.

     Par minimum vital, il faut entendre la somme au-dessous de laquelle les besoins individuels et sociaux  de la personne humaine considérés comme élémentaires et incompressibles ne peuvent plus être satisfaits.

   

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 09:58

 

 

         Dans le précédent article évoquant la page consacrée dans la rubrique HISTOIRE  du Monde ECO & ENTREPRISE à « La laborieuse invention du salaire minimum » je constatais qu’elle ignore  certains  aspects  de l’histoire sociale. Je crois devoir préciser que ces aspects étaient analysés dans mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens publié en 1979, et sont repris plus largement dans l’ouvrage inédit que j’ai inséré en trois volumes de publications numériques sur le site Calaméo sous le titre L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet 1.

        Chacun peut trouver dès maintenant dans ces textes - qui étudient l’histoire du  syndicalisme des fonctionnaires et celle de la politique salariale de l’Etat de la fin du XIXe siècle à nos jours - un ensemble d’éléments venant à l’appui de cette constatation. 

        Mais pour une approche plus concrète  du problème ainsi posé, je publierai début janvier dans ce blog une courte série d’articles présentant des extraits significatifs de ce dernier  ouvrage.

     1-   Dans la Troisième partie du vol I Les réformes fondatrices d’une nouvelle fonction publique (1944-1950) (pages 47-80) le chapitre consacré à l’élaboration du statut général des fonctionnaires analyse ainsi « Le nouveau système de rémunération » instauré par la loi du 19 octobre 1946, qui a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée  nationale :

              -Les principes généraux

              -Les primes et rémunérations accessoires

              -Le minimum vital et le Smig

              -Les principes du classement des emplois

 

         

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Histoire
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 09:10

      Le Monde Eco & Entreprise, supplément au numéro du Monde daté du 18 décembre 2012, publie dans la rubrique Histoire, sous la signature de Michel Noblecourt un article intitulé « La laborieuse invention du salaire minimum » accompagné d’une colonne de Dates jalonnant  cette histoire allant du 10 août 1899 au 1er juillet 2012, d’un texte du 26 août 1950 repris dans les archives du journal intitulé  « Une mesure nouvelle dans la législation sociale » commentant le décret  qui fixait le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) instauré par la loi du 11 février 1950, et d’une photo de la première réunion du cabinet René Pleven le 12 juillet 1950.

       Même en lui consacrant une page entière, cette histoire ne pouvait faire l’objet que d’un survol assez sommaire  suscitant par ailleurs  un certain nombre de réserves. Il  se trouve que la Fonction publique a joué un rôle historique dans la définition du minimum vital et dans l’élaboration du concept de budget-type, et que la politique salariale de l’Etat a revêtu notamment dans ce domaine du salaire minimum, une portée qui dépasse largement les millions d’agents publics auxquels elle s’applique. Dès lors  qu’elle  ignore complètement cet  aspect essentiel de l’histoire qu’elle prétend traiter, c’est la pertinence même de cette prestation du Monde qui est contestable.

       Quand on appartient à la génération des fonctionnaires qui exerçaient leurs fonctions dans les années de la Libération, et quand de surcroît on s’est livré à des travaux de recherche sur l’histoire sociale de la deuxième moitié du XXe siècle, et plus particulièrement sur celle de la politique salariale de l’Etat, on est conduit à rappeler des données  et à avancer des analyses qui  en apportent la démonstration.   

      C’est ce que je vais faire dans les prochains articles de ce blog.  

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Histoire
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 16:59

   En lisant un journal sérieux paraissant le soir daté du 16-17 décembre, je me suis dit que le sujet choisi pour ce blog est particulièrement futile. Quel intérêt peut présenter l’Histoire sociale, et circonstance  aggravante, celle de l’Etat et de la fonction publique, quand on est appelés à verser quelques larmes sur les confidences de la « première dame » ?

   Je suis encore tout ému en apprenant qu’elle « ne fait pas de politique mais beaucoup de vélo »  et qu’elle  « a pris le thé avec Bernadette Chirac ».

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Anecdotes
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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 11:32

      « Générations de militants », tel est le sous-titre de la nouvelle brochure insérée sur le site Calaméo : « Le parcours de trois quarts de siècle d’un fonctionnaire dans le mouvement ouvrier » ( dont la Table des matières sera présentée dans ce blog). 

      Plusieurs générations de militants et de personnalités du mouvement syndical des fonctionnaires et de la direction confédérale de la CGT  se sont en effet  côtoyées dans les époques évoquées par ce texte.  La première, qui est celle de Benoît Frachon, Léon Mauvais, Alain Le Léap, Jacques Pruja, Léon Rouzaud a disparu. Il en est assez largement  de même de la seconde - dont je fais partie, ainsi que Georges  Séguy, Roger Loubet… - qui est celle d’Henri Krasucki, Georges Frischmann, André Berteloot…

     Ces militants ont vécu des événements qui ont profondément marqué notre Histoire sous trois Républiques, le  Front populaire, la  Seconde guerre mondiale, la Libération, la scission syndicale, la guerre froide, les grandes dates de la bataille sociale, les espoirs et les désillusions d’une époque.

      Il ne s’agit pas, dans ce cadre assez limité, de proposer des biographies, mais de faire état de notations inédites ou négligées qui contribuent à illustrer certains aspects de l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires et de ses rapports avec la CGT.

     Quand on parcourt les magazines, on ne peut échapper aux articles-fleuve, aux reportages plus ou moins complaisants ou au contraire parsemés de vacheries racontant les origines, les relations, les complicités  et les rivalités entre hommes et femmes politiques et journalistes issus des mêmes grandes écoles, fréquentant les mêmes milieux et se nourrissant souvent aux mêmes  râteliers.

     Ici, nous sommes dans un autre monde. Chacun des  militants - les plus anciens ont milité dans une période où les femmes n’avaient pas encore accès aux responsabilités – qui apparaissent dans cette petite galerie amicale  a connu un itinéraire, une histoire personnelle, des influences, des conflits et des crises qui ont marqué sa personnalité.

    Mais tous étaient d’origine modeste, engagés très jeunes dans le mouvement social, restés fidèles à eux-mêmes et à leurs convictions.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Syndicalisme
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 08:25

En ce 12-12-12, BIDOUZE vous salue                            

et vous invite à consulter ses textes sur Calaméo

  

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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Présentation

  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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