Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 18:25

     Beaucoup de commentateurs de «  l’affaire Cahuzac » mettent en évidence la question de la « morale » et comme d’habitude dans  un  pareil concert, un certain nombre de réflexions pertinentes voisinent avec des  élucubrations.

 

     Pourquoi m’interdirais-je de reprendre ici un extrait de mon ouvrage « 72 jours qui changèrent la cité. La Commune de Paris dans l’Histoire des services publics », publié en   2001 au Temps des cerises,  sous le titre « La morale révolutionnaire » ?

                                                              LA  « MORALE REVOLUTIONNAIRE »

…     L’honnêteté des communards est un fait reconnu. Même les auteurs les plus hostiles conviennent que les tentatives de corruption menées par les Versaillais (ce qui soit dit en passant  montre la véritable nature de ces derniers) ont été pratiquement vouées à l’échec. Dès le 24 mars, le Comité central dénonçait « les nombreux agents bonapartistes et orléanistes surpris faisant des distributions d’argent pour détourner les habitants de leurs devoirs civiques »  et  donnait cet avertissement :« Tout individu convaincu de corruption ou de tentative de corruption sera immédiatement déféré au Comité central de la Garde nationale". »

     Il faut  rappeler à ce propos que le 22 mars 1871, E.de Royer, premier président de la  Cour des comptes, avait pris un arrêté confirmant, après avis des présidents des trois chambres, la décision du gouvernement de Versailles de suspendre les séances de cette institution. En mentionnant cet arrêté dans la partie « non officielle » du JO du 2 avril, la Commune ironisait sur le zèle intempestif de ces magistrats (parmi lesquels le comte de Casabianca, procureur général, dont le lourd passé dans l’entourage de l’Empereur était opportunément rappelé), alors que le ministre des finances de Versailles lui-même les autorisait à « continuer les travaux de cabinet ».

    La Commission des Finances de la Commune, qui avait la responsabilité principale de la collecte des recettes et de la réalisation des dépenses, a géré les finances au grand jour. Elle a régulièrement publié au JO les tableaux détaillés de mouvements de fonds, et en a organisé le contrôle. Une Commission supérieure de comptabilité, composée de quatre comptables nommés par la Commune, devait opérer la vérification générale des comptes des différentes administrations et  présenter un rapport annuel (décret au J.O. du  20 mai).  

    Le paiement des soldes des gardes nationaux, qui représentait une part essentielle des dépenses de la Commune, fit l’objet de mesures  strictes d’organisation, de contrôle et de transparence. Dans chaque bataillon, des officiers payeurs élus opéraient au vu des états dressés par un sergent-major, visés par le capitaine, sous le contrôle d’un conseil d’enquête présidé par le chef de bataillon (JO du 7 avril). La transparence était garantie par la publication régulière  au JO de tableaux des remboursements opérés par les payeurs de la Garde nationale. Quant au  contrôle et à la répression des détournements, ils étaient assurés par des services spéciaux, des contrôleurs des finances, un service à l’administration centrale. De nombreux avis publiés au JO attestaient la vigilance des responsables de la Commune à l’égard de tous les abus pouvant être constatés dans les bataillons de la Garde nationale. Par exemple, la délégation aux Finances rappelait dans une note insérée au JO du 16 avril que l’indemnité mensuelle de 100 f par bataillon et de 10 f par compagnie de la Garde nationale devait suffire pour couvrir les frais, et que les exigences de certains chefs de bataillon tentant d’obtenir des officiers payeurs des sommes supplémentaires devaient être rejetées.

      Une commission d’enquête fut chargée dans chaque arrondissement de la mise en œuvre du décret communal portant création de pensions à fournir aux veuves et aux enfants des gardes nationaux tués au service de la Commune de Paris et une commission communale  devait centraliser les résultats.

    Une note relative aux versements des taxes sur les halles et marchés (J0 du 4 avril) précisait que « seront poursuivis comme concussionnaires ceux qui auraient détourné une partie quelconque des ressources de la Commune.» (cette disposition était manifestement inspirée par les trafics constatés dans  ce secteur sous le Second Empire).

    L’arrêté du Délégué à la Guerre (JO du 29 avril), remplaçant l’Intendance générale à compter du 1er mai par  un payeur général,  un directeur pour chacun des secteurs et un inspecteur général, prévoyait une commission de contrôle chargée de vérifier les comptes.

    Un décret  (J.O. du 20 mai)  prescrivait que tous les fonctionnaires ou fournisseurs  accusés de concussion, déprédation, vol, seront traduits devant la Cour martiale, la peine prévue dans ce cas étant la peine de mort. Ce texte indiquait : « aussitôt que les bandes versaillaises auront été vaincues, une enquête sera faite sur tous ceux qui, de près ou de loin, auront eu le maniement des fonds publics. »

    Jourde et Varlin exigeaient de toutes les administrations la rigueur financière, et luttaient contre les gaspillages, contre la dilapidation des fonds publics.

    Les faits attestant  l’honnêteté des gestionnaires communaux abondent. Par exemple, un  rapport présenté en 1880 au conseil  municipal de Paris  reconnaîtra que « l’argenterie livrée à la Commune a été exactement fondue à la Monnaie ; aucune pièce n’en a été détournée. »  Le geste de l’épouse de Camille Treillard rapportant à l’Assistance publique, le lendemain même de l’exécution sommaire de son mari pendant la « Semaine sanglante », une somme de 37.440 f représentant le reliquat de sa gestion, est un véritable symbole de  droiture.

    Divers arrêtés des autorités de la Commune reflétaient quelques problèmes  d’ordre et de discipline : le délégué à la Guerre prévenait le public que toute réquisition sans ordre écrit revêtu du timbre de la Délégation était illégale, et appelait la Garde nationale à prêter main forte pour arrêter tout individu qui agirait sans mandat régulier. (JO du 16 avril). Il demandait aux chefs de légion et de bataillon et aux municipalités de sévir contre les gardes nationaux qui revendaient leurs équipements, « propriété du peuple » (JO du 4 mai).Des gardes nationaux appartenant au 248e bataillon qui avaient violé les locaux de la Légation de Belgique, furent arrêtés pour être traduits devant un conseil de guerre (JO du 17 avril).Une note du  service des Postes (J.O. du 21 mai) constatant  que des candidatures de citoyens âgés de 19 à 40 ans  avaient pour but de se soustraire au service de la Garde nationale indiquait  que ces demandes ne seraient plus acceptées, mais que celles des citoyens âgés de16 à 19 ans seraient prises en considération. Il est même arrivé que la Sûreté générale procède à l’arrestation d’un membre de la Commune qui siégeait sous un faux nom (Blanchet) et qui avait été précédemment condamné à la prison pour banqueroute frauduleuse. La Commune a entériné cette opération dans sa séance du 5 mai (JO du 6 mai).

      La « morale révolutionnaire » ne se bornait pas  à une gestion financière scrupuleuse et à la discipline. Elle s’exprimait aussi dans divers domaines de la vie de la cité, et dans le respect de certains principes.

     L’affiche « mort aux voleurs », l’interdiction des jeux de hasard, la fermeture des maisons de tolérance, la répression de l’ivresse, s’inscrivaient dans cette orientation «  morale »  de la Révolution, ainsi que le montrent notamment ces arrêtés insérés au JO le 11 et le 19 mai par les délégués de la Commune dans le 11e et le 14e arrondissements : le premier invitait les commissaires de quartier et la Garde nationale à « arrêter et mettre en détention toutes les femmes de mœurs suspectes exerçant leur honteux métier sur la voie publique, ainsi que les ivrognes qui, dans leur passion funeste, oublient et le respect d’eux-mêmes et leur devoir de citoyen. » Le second, constatant que « la prostitution sur la voie publique prend des proportions considérables…» et que « l’ivrognerie est un vice dégradant… », invitaient eux aussi les commissaires et la Garde à veiller à la « morale publique ». Quant aux limonadiers ou marchands de vin servant des individus en état d’ivresse, ils étaient passibles d’une amende versée à la caisse de l’assistance communale, doublée en cas de récidive, la maison étant fermée à la troisième incartade.

      Remarquons pour l’anecdote que l’action des services conduisait parfois à des « trésors » : « Il a été trouvé dans des caves officielles une certaine quantité de vins fins » révélait  un avis au JO du 17 avril,  précisant qu’ils avaient été apportés selon la règle, au ministère du Commerce. Gageons que les communards n’ont pas commis « l’erreur » (encore une) de ne pas boire un coup « à la santé » des Versaillais ! D’ailleurs, selon le journal  Le Père Duchêne  qui ne crachait pas sur la « chopine », on aurait distribué des bouteilles de vin saisies au palais des Tuileries dans les ambulances et les hôpitaux. Ce qui donnera aux directeurs restés en poste une occasion supplémentaire de gloser sur « l’ivrognerie » des fédérés dans leurs rapports ultérieurs aux autorités administratives.

 

 

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans La Commune
commenter cet article
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 07:14

      Sans m’interdire de continuer à m’exprimer chaque fois que je l’estimerai nécessaire sur l’histoire du mouvement syndical  des fonctionnaires, le moment me paraît venu (après m’être clairement expliqué notamment dans ce blog  avec une certaine constance pendant plusieurs années) de donner à l’approche des sujets  traités une certaine inflexion.  

      Concrètement, pour ce qui concerne strictement l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires des origines à 1981 ( qui recouvre  en premier lieu les questions d’orientation, d’organisation et d’action ) je m’en tiendrai désormais, quoi qu’il puisse advenir sur ce terrain  - sauf nécessité avérée - à la bibliographie générale de mes ouvrages, articles et études explicitement présentée  en tête de ce blog, en invitant ceux qui s’intéressent à cette matière à s’y reporter, et en répondant directement  à leurs questions éventuelles.

      Quant à l’histoire du syndicalisme   des trois dernières décennies, à commencer par celle des années 1981-1987 ( au cours desquelles, après avoir mis fin trois ans plus tôt  à mes mandats  syndicaux,  j’exerçais les fonctions de directeur du cabinet du ministre chargé de la Fonction publique et des réformes administratives puis de Conseiller d’Etat en service extraordinaire membre de la section des Finances et de celle du Rapport et des études) il faut encore une fois espérer que  son étude sera  assumée par ceux qui à des titres divers en ont la responsabilité.

      Sur l’histoire proprement dite de la Fonction publique - qui reste un objet essentiel de ce blog - on avancera bientôt une série de réflexions et de propositions.

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Syndicalisme
commenter cet article
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:51

« … Nous avons fini l’année 1968 avec 2,7 millions de syndiqués à la CGT.

     Aujourd’hui nous ne sommes plus que 700.000. Ceux qui m’ont succédé, Henri Krasucki, Louis Viannet ou Bernard Thibault, ont vécu une période d’affaiblissement considérable du syndicalisme. Comment capter l’intérêt des nouvelles générations ? C’est la question essentielle qui est à l’ordre du jour de ce 50e congrès. Etre syndicaliste  c’est aller au-delà de la revendication immédiate pour créer un  changement profond et dresser des perspectives politiques, sociales et économiques. Je pense que le poids de la division syndicale est un affaiblissement qui s’ajoute à la résistance du patronat ».

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Syndicalisme
commenter cet article
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:09

     Je n’aurais probablement  pas ouvert ce blog (en mai 2010), si l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires et tout particulièrement celle du syndicalisme CGT auxquelles je me suis consacré de longue date était assumée comme elle l’est maintenant dans la plupart des branches professionnelles par des Instituts CGT d’Histoire sociale.

     On peut dans le même temps ignorer ou faire semblant d’ignorer les textes que j’ai publiés au long des dernières décennies, et qui ont connu en leur temps une assez large audience.  On peut aussi ignorer mes publications et communications de ces dernières années  dans le cadre de l’Institut CGT d’Histoire sociale, s’abstenir de participer aux initiatives de cet organisme,  et  même boycotter la conférence que j’ai  donnée sous son égide en mai 2011 sur « Les services publics dans l’histoire sociale ».

   On peut éviter de consulter  les textes  insérés dans ce blog ou en publications numériques. Mais   par définition, ce sont des  moyens modernes d’expression individuelle qui permettent de s’exprimer en toute indépendance sur des sujets déterminés sans s’ériger pour autant en « censeur ou gardien du temple », et sans attendre que certaines carences soient surmontées.

    Sur l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires il faut, si on considère mes travaux personnels, distinguer deux périodes :

   - Pour la période des origines aux années 1981, on dispose, ainsi que je l’ai rappelé à maintes reprises 1 de travaux dont le volume et la variété supportent la comparaison avec d’autres secteurs. En ce qui concerne mes propres écrits, il faut rappeler d’une part qu’ils s’appliquent  essentiellement au syndicalisme exerçant ses responsabilités sur les problèmes généraux communs à l’ensemble des fonctionnaires  traités avec le gouvernement représenté depuis la Libération par un ministère ou un secrétariat d’Etat chargé de la Fonction publique et avec le Parlement. D’autre part, il faut rappeler encore une fois que les fédérations générales représentatives regroupent des fédérations et des syndicats nationaux assumant leurs responsabilités au niveau des ministères et administrations, et que ces organisations ont leur propre histoire 2. Sur ce terrain plutôt inexploré, le champ de la recherche – qui perd à mon avis beaucoup de son intérêt si elle est déconnectée des problèmes généraux - reste largement  ouvert.

 - Pour l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires des trois décennies qui nous séparent des années 1981 (dont je confirme qu’elles sont et resteront en dehors de mon champ d’investigation bien qu’elles apparaissent en incidente dans les études relatives à la Fonction publique dont nous reparlerons dans les prochains articles de ce blog), je suis convaincu que la nécessité de  son étude ne manquera pas de s’imposer, à mesure que le temps passe.La « branche professionnelle » Fonction publique ne pourra rester indéfiniment en  marge  d’un mouvement qui a pris un essor important au cours des dernières années.

1- Voir dans ce blog mon article du 20 septembre 2010 « Syndicalisme des fonctionnaires. L’état de la recherche »

2- Des instituts CGT existent pour les secteurs de l’Equipement, de l’éducation et de de la culture 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Syndicalisme
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:21

      L’Institut  CGT d’histoire sociale  organise régulièrement des journées d’études réunissant les représentants des Instituts territoriaux (départementaux et régionaux) et des instituts professionnels. Il  s’est doté d’un bulletin qui assure leurs « Liaisons ».

      Les instituts professionnels actuellement constitués sont les suivants (cf site IHS-CGT) :

Cheminots – Employés – FAPT – FERC – FNTE – Livre parisien - Métallurgie - Mines Energie - Santé Action sociale - Transports – UGICT – Verre Céramique.

     Aucun Institut CGT n’a jusqu’ici été constitué pour la « branche professionnelle » Fonction publique.

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:25

  

 

 

 

couvertureLissagaray72jours

Pendant une assez longue période, après avoir publié, en 1991, une biographie de P-O Lissagaray, l’historien le plus prestigieux de la Commune de Paris, l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires a quelque peu cédé le pas dans mes écrits (sans être abandonnée)  à l’étude de cet événement majeur de notre Histoire nationale et de celle du mouvement ouvrier français et international. J’ai publié un ouvrage sur la Commune dans l’histoire des services publics  suivi  d’un nouvel ouvrage  sur la place de la Commune dans l’histoire des idées et des institutions de la République qui a fait l’objet d’une réédition.  En  2007, a été publié à la Documentation française le Guide des sources de la Commune, une œuvre collective dont j’avais pris l’initiative et assumé la coordination.

- Lissagaray la plume et l’épée, Editions ouvrières, 232 pages, 1991.

-72 jours qui changèrent la cité. La Commune de Paris dans l’histoire des services publics

232 pages, Le temps des cerises, 2001

- La Commune de Paris telle qu’en elle-même. Une révolution sociale aux avant-postes de la République, 284 pages, Le temps des cerises, 2004. Réédition dans une nouvelle collection 2009.

- Sous la direction de René Bidouze,

Guide des sources d’archives de la Commune de Paris et  du mouvement communaliste   (1864-1880), Paris) accompagné de la mise en ligne sur le site internet des Amis de la Commune de Paris 1871 ( http://vvv.commune1871.org ) des bases de données des dossiers de 50.000 personnes arrêtées et poursuivies. Avant-propos de Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France, préface de Bertrand Delanoë maire de Paris, Introduction générale de René Bidouze.  Documentation française,  732 pages, août 2007.

       Pour se procurer ces ouvrages, neufs ou d’occasion, on peut s’adresser à  la maison d’éditions,  à diverses librairies sur internet (Amazon, Fnac, PriceMinister …) à l’association Les amis de la Commune de Paris

.LouiseMichel

 

 

La Commune

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans La Commune
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:10

        La célébration des anniversaires est manifestement un moyen assez largement utilisé pour  aborder certains sujets ou certains événements ignorés ou sous-estimés le reste du temps. Ce n’est pas très original, mais pourquoi se priver d’y recourir  dans ce monde si conditionné par des modes et des astuces de communication.

     C’est ainsi que j’ai évoqué mes contributions (qui ne s’inscrivaient d’ailleurs pas dans la mode  des anniversaires) à l’étude des réformes de la Fonction publique des années 1981.

     Il est aujourd’hui même un  anniversaire depuis longtemps célébré avec une remarquable continuité par ceux qui s’emploient à perpétuer la mémoire de la Commune de Paris et des communards, celui de  la journée du 18 mars 1871.

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans La Commune
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:39

  J’ai appelé l’attention, en évoquant ma contribution (qui date maintenant de plusieurs années) à l’étude des réformes de la Fonction publique des années 1981 en reproduisant la table des matières de  la quatrième partie du vol 2  d’un ouvrage qui traite de la politique salariale de l’Etat et de l’organisation des carrières des agents publics de la fin du XIXe siècle à nos jours (L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet ) que l’on peut consulter en publication numérique sur le site Calaméo.

   En réalité de nombreux articles de ce blog évoquent ces réformes  de diverses façons .On trouve sur la colonne de droite l’annonce d’un  vidéo réalisée en 2009 par le CNFT (Centre national de la fonction publique territoriale) qui s’inscrit pleinement dans cette démarche.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
commenter cet article
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:35

      Le 30e anniversaire des textes de 1983-1984 constitutifs du statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales donne lieu à la publication d’articles et études et il est certain que de multiples initiatives seront prises au cours de cette année 2013. Il y a tout lieu de s’en féliciter  et de souhaiter qu’elles connaissent un plein succès.

       Les lecteurs de ce blog et de mes publications numériques ne seront pas surpris que j’appelle ici leur attention sur la quatrième partie de mon dernier ouvrage L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet en reproduisant la Table des matières.  

       (Tome 2 à consulter sur le site Calaméo)

                                    Quatrième partie

             La gauche au pouvoir : la  législature 1981-1986

La mise en place d'une nouvelle politique                                                     62

Des mesures politiques, économiques et sociales immédiates-L’état des lieux- Mesures salariales pour les fonctionnaires - Négociations salariales :relevé de conclusions du 30 septembre 1981-L’organisation des moyens de la concertation- Une opération « vérité » sur l’influence des syndicats- Un contexte nouveau- L’acte de la concertation

La politique salariale 1982-1984                                                                       71

Perspectives de remise en ordre des rémunérations- L’accord salarial du 10 mars 1982- Le blocage des revenus et des prix- L’accord salarial du 22 novembre 1982- Une année sans accord salaria, 1984- Les contradictions et les limites de la politique contractuelle.

Un ensemble de réformes                                                                                   80

Les droits syndicaux et le doit de grève, les organismes paritaires-Une nouvelle politique de l’emploi public-La gestion prévisionnelle des effectifs CHEOPS- Le recrutement des non titulaires et la titularisation- Une série de rapports au ministère de la fonction publique (encadré)

Le statut des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales      85

L’articulation entre les réformes de la fonction publique et la décentralisation- L’enjeu des réformes statutaires-Les différentes phases de la préparation et de l’adoption du nouveau statut-Le statut des personnels de la recherche-La réalité des conceptions divergentes- Le contenu et la portée du nouveau statut- Les dispositions en matière de rémunérations et d’organisation des carrières

Une gestion infléchie dans une politique de rigueur (1984-1986)              94

La mise en œuvre du statut général- La fonction publique territoriale en situation transitoire-La création in extrémis de la fonction publique hospitalière- L’accord salarial du 13 février 1985-Les inflexions de la politque budgétaire- Une mise en œuvre partielle du plan de titularisation- La fin de la législature

L’état de la fonction publique : regard sur le siècle                                       100

Le terrain statutaire-la politique salariale-la politique de l’emploi public- Les rapports entre l’Etat et les fonctionnaires

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
commenter cet article
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 15:30

     Dans une intervention prononcée au cours d’un Hommage à Marcel Paul organisé  en décembre dernier par la Fédération nationale des Mines et de l’Energie CGT et de l’Institut d’Histoire sociale Mines-Energie CGT, Anicet Le Pors a déclaré :

« …Je ne partage pas le point de vue de tel dirigeant syndical cégétiste de la fonction publique qui considère que ce n’est pas la notion de statut qui est importante, mais le contenu et qui estime, qu’en somme, le statut général des fonctionnaires n’est rien d’autre que la « convention collective des fonctionnaires ! »

    Je suis personnellement plus sévère. Si ce dirigeant syndical connaissait un peu mieux le droit de la fonction publique, son histoire et celle du mouvement syndical des fonctionnaires, il aurait évité cette regrettable dérive.

    Les personnalités qui ont contribué à l’élaboration et à la défense de la « conception française de la fonction publique » ont dû se retourner dans leurs tombes !

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de René BIDOUZE
  • Le blog de René BIDOUZE
  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
  • Contact

Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

Recherche

Mes ouvrages

Mes publications numériques

Mes vidéos

Catégories

Mon Béarn natal