Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
On nous annonce le retour de la dictée à l’école primaire. L’avenir nous dira si c’est un nouveau coup politique ou une mesure efficace alors que selon des enquêtes récentes, les étudiants font de plus en plus de fautes d’orthographe.
Lorsque, dans les années 1930, j’étais un élève de l’école communale de Jurançon, dans mes Pyrénées natales, tout élève ayant plus de cinq fautes à la dictée avait droit à une fessée devant toute la classe. Me situant dans la catégorie du 0 faute, et placé au premier rang, je trouvais le spectacle hilarant. L’instituteur, qui était un fin pédagogue, s’est arrangé un beau jour pour que je sois le seul à avoir cinq fautes, et j’ai cessé de rigoler.
Quand un vieux de la vieille de mon espèce offre un témoignage, cela ne signifie pas nécessairement que les faits rapportés soient proposés comme un modèle à suivre. Je ne suis pas un adepte patenté de la fessée, dont les vertus éducatives ont fait récemment l’objet d’un débat contradictoire, et encore moins de la fessée publique…Mais qui sait ce que l’avenir nous réserve ?
Dans l’immédiat, Valls se déchaîne quand on arrache des chemises, mais c’est la « déculottée » électorale qui s’annonce.
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