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Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.

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Retour sur un texte de 1981

     Pour donner  une première suite à mes précédents articles, on trouvera ci-après le texte de l’Introduction au 2e volume de mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens ? qui  paraissait aux Editions sociales en juin 1981.

     On assortira par la suite cette publication de quelques compléments et commentaires.

 

Les fonctionnaires sujets ou citoyens

Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à 1981

En guise de préface

   Un premier volume, préfacé par Alain Le Léap, premier secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires à sa création en 1946, devenu plus tard secrétaire général de la CGT aux côtés de Benoît Frachon, était consacré au syndicalisme de la Fonction publique des origines à la scission de 1947-1948.

   Celui-ci couvre la période allant de la scission à nos jours.

   Pour situer le champ de cette recherche, il faut rappeler qu’elle s’applique au mouvement syndical des fonctionnaires proprement dits. Les « fonctionnaires », comme les « postiers », les « communaux », les « hospitaliers » ont leur propre histoire. Un large fond commun les rassemble, marqué par une réalité contradictoire faite d’unité et de diversité, d’actions coordonnées et de conflits d’intérêts et de tendances. Elle ne pouvait davantage  traiter de l’histoire particulière des dizaines de syndicats nationaux, qui recoupe cependant assez largement celle du syndicalisme fédéral sans pour autant se confondre avec lui.

   Avant la Seconde guerre mondiale, le mouvement syndical de la Fonction publique a connu des luttes internes et la division. Mais la Fédération générale des fonctionnaires réunifiée en 1935 et transformée en UGFF en 1946 était une grande organisation, jouant au sein de la CGT un rôle fort important.

Après la scission de 1947-1948, l’UGFF, les fédérations et les syndicats qu’elle regroupe continuent. Mais partout des organisations homologues sont affiliées à « Force ouvrière ». D’autres deviennent autonomes. La Fédération de l’éducation nationale, bien que constituée dans un seul secteur de la Fonction publique est aussi une fédération de fonctionnaires qui prendra rang de centrale syndicale. La Fédération CFTC qui avant 1945 ne comptait guère,  voit à la faveur de la scission, son influence prendre un certain développement. Elle donne naissance à une nouvelle fédération dans la CFDT en 1964, mais une CFTC se maintient. En 1959, se crée une Fédération des cadres affiliée  à la CGC. Dans la période contemporaine, les pouvoirs publics considèrent comme représentatives sept organisations (CGT ; CFDT ; FO ; FEN ; CFTC ; CGC ; Autonomes)..

   La rédaction de ce tome  II posait donc un problème majeur : était-il possible de traiter de l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires pour cette période en étudiant de façon détaillée l’activité, l’évolution interne de chacune de ces organisations ? Il a paru sage de renoncer à cette approche particulièrement vaste et hasardeuse et d’articuler l’étude autour du syndicalisme CGT qui reste la force la plus représentative et développe son action au sein de la première centrale ouvrière de notre pays. D’ailleurs une telle étude conduit constamment à l’examen de faits et d’événements où sont impliquées les autres organisations, et à l’analyse des rapports entre elles.

    Ainsi apparaissent les limites de ce travail  dont il est cependant légitime d’espérer qu’il sera une contribution à l’étude générale du mouvement syndical. 

     Enfin la période étudiée, surtout la dernière décennie, n’est pas encore du domaine de l’histoire. En particulier il est certain que les développements de la politique de l’Etat à l’égard de la fonction publique et des fonctionnaires, les positions adoptées par les différentes organisations syndicales, l’évolution de leurs structures, posent une multitude de problèmes qui sont ou peuvent être l’objet de débats, voire de controverses.

     Ici, l’auteur, tout en s’efforçant de respecter la vérité des faits, s’inscrit directement dans le combat pour le triomphe de la conception d’un syndicalisme démocratique de classe et de masse, qui fait l’originalité et l’efficacité de la CGT. Il voit dans les événements des deux dernières  années la confirmation et même l’éclatement au grand jour des tendances, des contradictions et des affrontements au travers desquels la lutte pour le fonctionnaire citoyen se fraie le chemin.

 

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