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Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.

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Quelques perles

Voici les « perles » annoncées  dans le précédent article :

   

Thierry de Montbrial dans une introduction à un ouvrage publié en 2002 par l’Académie des sciences morales et politiques dont il est le président sous le titre La France du nouveau siècle, déclarait qu’il convenait  de « substituer un système différencié de régulation par objectif et par contrat »  au statut « monolithique d’inspiration soviétique » publié en 1946,  émettant ainsi une appréciation  démentie par le contenu,  les sources  et  les modalités de l’élaboration de ce statut, la situation politique et juridique des fonctionnaires soviétiques  au service du Parti - Etat  n’ayant  rien de commun avec celle des fonctionnaires français.

 

Maurice Druon, de l’Académie française, publiait dans Le Figaro du 22 septembre 2003, un article intitulé La CGT contre la France où il concluait ainsi ses charges contre les fonctionnaires : « Il faudrait en tout premier, et par ordonnance, changer le statut de la fonction publique que les communistes fabriquèrent en 1946, faire voter cette loi contre le droit de grève qui était promise et qui ne fut jamais mise en chantier, et rogner le pouvoir des commissions paritaires qui sont des soviets installés dans chaque ministère... » Chacune de ces appréciations recélait une inexactitude et une outrance révélant une ignorance des données historiques et juridiques de la fonction publique alliée à la prétention et à la mauvaise foi.

 

Jacques Marseille, professeur à la Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire économique et sociale, affirmait que la caractéristique  du statut  des fonctionnaires, dont il estimait qu’il est « fossilisé » est d’être « conforme aux principes alors défendus par la CGT ». Entre autres affirmations tendancieuses et juridiquement  inexactes il fustigeait « ce fameux statut général élaboré par Maurice Thorez et sanctionné par la loi du 19 octobre 1946. » pour affirmer que  « cinquante années ont passé et ce statut, toujours en vigueur, continue de régir le fonctionnement de notre administration »

 

Philippe Caïla, directeur du cabinet d’André Santini, éphémère secrétaire d’Etat à la fonction publique dans le gouvernement de François Fillon,  participant à une Rencontre-débats en janvier 2009, a peut-être emporté la palme en affirmant que « le statut de 1946 sentait un peu le pétainisme ».

Diverses  personnalités, parmi lesquelles Alain Minc et quelques autres se sont illustrées dans la dénonciation   des « protégés » et des « nantis ».

 

Ainsi  ceux qui aujourd’hui  reprennent sous d’autres formes une offensive qui s’est manifestée avec plus ou moins d’acuité au long de ces soixante années ne manquent pas de devanciers.

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