Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
On dispose d’un ensemble d’études sur la politique menée par le ministère de la fonction publique des gouvernements Mauroy en 1981-1984 et Fabius en 1984-1986, mais il n’en va pas de même des orientations et de l’action du mouvement syndical CGT des fonctionnaires et de ses rapports avec le pouvoir politique dans cette période. Ce constat, qui concluait mon dernier article, s’applique à l’ensemble des deux dernières décennies et même au-delà.
J’estime que c’est une lacune, et que le combat social gagnerait à ce qu’elle soit comblée sans attendre que le fameux « recul de l’Histoire » ait produit tous ses effets. Mais il appartient à des historiens du mouvement social ou à des syndicalistes conscients de l’utilité de la connaissance historique d’en prendre l’initiative.
Pour ma part, j’entends réaffirmer à cette occasion l’analyse des rapports entre l’histoire de la Fonction publique et celle du syndicalisme des fonctionnaires que j’ai menée en toute indépendance de très longue date : il est établi que le syndicalisme des fonctionnaires est un acteur essentiel de l’histoire de la fonction publique, et qu’une bonne connaissance de cette donnée est un élément du combat social.
Le troisième volume de mon ouvrage L’Etat et les fonctionnaires constitue en fait une contribution à l’histoire de ce syndicalisme (qui reste à écrire) puisqu’il décrit le contexte dans lequel il a exercé ses responsabilités.
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