Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
Il y a trente ans était publiée la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dont l’article 1er précisait qu’elle constituait le titre 1er du statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales.
A l’occasion des vœux aux corps constitués, le Président de la République a souhaité que la célébration de cet anniversaire soit organisée en cet été 2013.
Il appartenait à Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique de donner suite. Elle l’a fait par un colloque qui s’est tenu à la Cité universitaire internationale le jeudi 11 juillet, avec la participation d’Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique en 1981-1984.
A mes yeux, la célébration officielle du 30e anniversaire de la loi du 13 juillet 1983 aura - quelles que soient les analyses qu’on pourra en faire par ailleurs - le mérite d’être un coup d’arrêt à la vaste entreprise de destruction du statut qu’une victoire de la droite aux dernières élections présidentielle et législatives aurait probablement consacrée. Mais tout démontre que ce n’est qu’un premier pas. Ceux qui à divers titres ont la charge de sauvegarder les principes de la conception française de la fonction publique ont de lourdes responsabilités.
Pour ma modeste part, je poursuis ma contribution spécifique à l’Histoire de la Fonction publique et à celle du mouvement syndical des fonctionnaires en me référant à mes propres travaux pour la période de la fin du XIXe siècle à 1981, à l’exercice de mes fonctions au ministère de la fonction publique en 1981-1983 et au Conseil d’Etat en 1983-1987 et à ma qualité d’acteur et de témoin ayant exercé des responsabilités à tous les niveaux du syndicalisme des fonctionnaires de la Libération à 1978.
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