Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
On a beaucoup écrit sur l’élaboration, l’adoption et le contenu du statut général des fonctionnaires en 1946, sur ses deux versions ultérieures de 1959 et 1983-84-86, sur les nombreux textes législatifs et réglementaires et sur l’abondante jurisprudence dont il a fait l’objet au long de la deuxième moitié du XXe siècle.
Mais j’estime et je ne cesse de répéter que la politique salariale de l’Etat s’appliquant aux rémunérations des fonctionnaires et à leurs classements catégoriels, la politique de l’emploi public, les divers aspects des relations entre l’Etat et les collectivités publiques et les fonctionnaires, et le régime des retraites sont des éléments essentiels qui n’occupent pas la place qu’ils méritent dans l’ensemble des prestations relatives à la fonction publique. Cette opinion renforce les réserves que j’ai formulées dans des séries d’articles à l’égard des manifestations « commémoratives » de la loi du 13 juillet 1983 auxquelles je n’ai d’ailleurs pas été associé alors que j’étais directeur du cabinet du ministre de la fonction publique lors de son élaboration et de son adoption et conseiller d’Etat en service extraordinaire rapporteur de nombreux décrets d’application lors des premières années de sa mise en œuvre.
Je ne m’exprime pas directement sur le présent et l’avenir de la fonction publique dont les responsables politiques, administratifs, syndicaux ont la charge. Je n’interviens pas sur les projets et propositions statutaires émanant de certaines personnalités ou organisations. C’est une posture sur laquelle je me suis à plusieurs reprises expliqué et sur laquelle je ne reviendrai pas.
Cependant je suis un retraité de la fonction publique, adhérent du Syndicat CGT Finances publiques, pleinement solidaire de l’action du mouvement syndical des fonctionnaires contre la politique d’austérité qui vient d’être confirmée par le Premier ministre au mépris des sempiternelles déclarations démagogiques sur un prétendu « dialogue social » et sur le respect de la « justice sociale ».
Me référant à ma très longue expérience en qualité de témoin, acteur et auteur de recherches historiques dans le domaine de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires, je pose une question :
A quand faut-il remonter dans l’Histoire pour rencontrer une politique aussi néfaste à l’égard des millions d’agents des fonctions publiques et aussi contraire à l’intérêt général de notre pays ?
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