Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
En 1991, j’ai publié aux Editions de l’Atelier, dans la collection « La part des hommes » dirigée par l’historien Claude Pennetier, qui a succédé à Jean Maitron à la tête du dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, une biographie intitulée Lissagaray la plume et l’épée. Je souhaitais alors prendre quelques distances avec les sujets qui avaient abondamment rempli mon activité dans les responsabilités syndicales, politiques et administratives de ma carrière active. Je portais un intérêt particulier à la Commune de Paris, et il se trouvait que l’historien le plus prestigieux de la période était un journaliste au patronyme d’origine basque ayant participé aux luttes des républicains sous le Second Empire avant d’être un garde national sur les barricades.
Ayant ainsi pénétré dans l’histoire de la Commune en côtoyant ce fougueux gascon, j’ai découvert le lien qui pouvait s’établir entre mes réflexions antérieures sur l’Etat et les services publics et l’étude des conditions dans lesquelles les communards ont assumé leurs responsabilités au service des Parisiens. D’où un second ouvrage intitulé 72 jours qui changèrent la cité traitant le sujet de la Commune dans l’histoire des services publics publié en 2001 aux Editions Le temps des cerises avec une préface d’Anicet Le Pors, ancien ministre de la fonction publique.
La décennie 2000-2010 devait s’avérer particulièrement active, puisqu’elle a été marquée par un troisième ouvrage publié en 2004 et réédité en 2009, et par une œuvre collective dont j’ai pris l’initiative et assuré la coordination du début de cette décennie à 2007.
En quatrième page de couverture, l’ouvrage , également publié au Temps des cerises sous le titre La Commune de Paris telle qu’en elle-même, Une révolution sociale aux avant-postes de la République était présenté comme « une approche originale et nouvelle » et il était souligné que « dans le même temps qu’il exposait les faits majeurs de cet événement important de l’histoire du mouvement ouvrier, l’auteur s’attachait à les dégager des caricatures et des instrumentalisations dont ils ont souvent fait l’objet et à les inscrire dans l’histoire des idées, des évolutions de la société et des institutions de la République ».
En 2009, il a été décidé de le rééditer dans une nouvelle collection marquée par une iconographie beaucoup plus étendue. La réédition de l’ouvrage précédent n’étant pas envisagée, j’ai insisté pour que soient intégrés dans le nouveau texte plusieurs de ses développements concernant la gestion des services publics, l’expression juridique des actes de la Commune, leur tableau en annexe.
Dans la même période, j’avais engagé et je coordonnais les travaux d’une équipe scientifique constituée au sein de l’association Les amis de la Commune pour l’élaboration d’un Guide des sources de la Commune et du mouvement communaliste (1864-1880) avec le soutien logistique et financier de la Ville de Paris et le parrainage actif de la direction des Archives de France aboutissant en 2007 à une édition par la Documentation française.
Ces ouvrages constituent une œuvre dont il faut bien constater qu’elle n’a pas bénéficié de grands efforts de promotion, et dont le contenu, les conditions de son élaboration, les soutiens qu’elle a obtenus et les obstacles qu’elle a dû surmonter ne sont pas dépourvus de sens.
On y reviendra certainement pour mettre l’accent sur quelques aspects importants de l’histoire de la Commune de Paris en dehors des sentiers battus où l’on se complait un peu trop souvent.