Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
L’un des invités à l’émission C dans l’air du 31 janvier sur les fonctionnaires que nous avons évoquée dans les précédents articles était Bernard Vivier, qui apparaît de plus en plus régulièrement dans cette émission, ainsi que sur d’autres plateaux de télévision ou stations de radio, où il intervient en sa qualité de directeur de l’Institut supérieur du travail.
En dehors de toute autre considération sur le contenu des textes publiés par cet organisme et de ses interventions dans les médias, il est légitime de s’informer sur ses origines et sur ses orientations.
Selon les indications que l’on peut consulter sur le web, et notamment dans une notice de Wikipédia, l’Institut supérieur du travail est un centre privé de recherche, un organisme de formation et d’études en relations sociales et syndicales fondé en 1969 avec des financements patronaux par Claude Harmel, un militant d’extrême droite condamné à la Libération pour son activité pendant la Seconde guerre mondiale, qui a recruté par la suite des collaborateurs marqués par leurs orientations politiques de droite au service du patronat.
La notice de Wikipédia donne cette utile précision:
« cet organisme ne doit pas être confondu avec l’Institut de sciences sociales du travail (ISST) de Bourg-la-Reine qui dépend de l’Université Paris I - Panthéon-Sorbonne
Il n’est par ailleurs pas inutile de savoir que Bernard Vivier, qui dans la dernière émission de C dans l’air consacrée à la CGT, a exposé sa vision de l’évolution historique de cette centrale syndicale, du rôle de ses dirigeants dans les dernières décennies et de ce que devrait être le syndicalisme aujourd’hui (ce qui est son droit) est vice-président de la CFTC et siège dans son groupe au Conseil économique social et environnemental.
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