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Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.

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Un appel fraternel aux lecteurs du blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’avant-propos assez substantiel de la brochure récemment insérée sur le site Calaméo sous le titre  « L’unité d’un parcours citoyen et militant de plus de trois quarts de siècle »,explique qu’il s’agit d’un témoignage destiné, sans pour autant constituer une autobiographie au sens habituel du terme, à servir de complément et d’illustration aux travaux menés par ailleurs selon les méthodes et les contraintes de la recherche sur l’histoire de la Fonction publique, du syndicalisme des fonctionnaires et de la Commune de Paris.

    Il appelle explicitement l’attention du lecteur sur la portée et le sens d’un parcours composé d’engagements et de responsabilités politiques, syndicales, associatives, administratives et professionnelles au long d’une longue période de notre histoire politique et sociale et éclaire ainsi la position de l’auteur, son rapport et sa distance avec diverses instances et organisations et plus largement l’orientation et la finalité d’une démarche qui est entrée dans sa phase ultime. 

     

En reproduisant cet avant-propos je n’ai qu’un souhait à exprimer : que le plus grand nombre de lecteurs fasse connaître ce blog et ces publications numériques.

     C’est un pari dont nous pourrons apprécier ensemble les résultats !

                                                              O

                                                           

« Sur beaucoup d’événements ou d’épisodes de notre histoire, on dispose d’ouvrages d’entretiens généralement rédigés par des journalistes avec des personnalités du monde politique, syndical, associatif, de mémoires ou de souvenirs personnels. Les questions et les réponses présentent, même dans les prestations de qualité, les défauts bien connus de la mémoire et des témoignages. L’analyse critique, la confrontation des témoignages qui ont souvent le mérite de révéler des faits qui resteraient ignorés, la correction des oublis parfois délibérés, la réfutation des affirmations erronées, le recours à tous les moyens concrets de la recherche, notamment les archives et documents sont indispensables.A partir des années 1980, on a senti, notamment dans des publications et colloques sur l’actualité de la Charte d’Amiens de 1906, ou dans des colloques consacrés au cinquantenaire de l’ENA (1995) et du statut général des fonctionnaires (1996), un certain développement d’études et interventions émanant principalement de juristes ou de spécialistes de science administrative. Se citant mutuellement dans une sorte de circuit fermé, et se référant à des témoignages unilatéraux et contradictoires, certains de ces textes font des analyses qui suscitent de sérieuses réserves. Ils présentent, en effet, une gamme d’interprétations plus ou moins respectueuses de réalités historiques appréhendées de seconde main, et sont frappés d’outrances simplificatrices. Une étude exhaustive apporterait une illustration saisissante de ce phénomène que le talent des auteurs ne saurait occulter.

 Dans mes écrits concernant l’histoire de la Fonction publique et celle du syndicalisme, ceux qui s’appliquent aux périodes au cours desquelles j’ai exercé des responsabilités administratives, syndicales ou politiques sont pour une part des témoignages dans la mesure où ils reflètent ma connaissance directe des faits et mon implication personnelle. Mais ils n’ont revêtu en aucun cas un caractère autobiographique.Mon parcoursa fait l’objet de notices biographiques au Who’s who, au Dictionnaire biographique européen, à celui du Conseil d’Etat, au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (Maitron) à l’Encyclopédie Wikipédia. Il est décrit dans des « Mémoires » non destinés à publication sous la forme d’un document numérique de 600 pages qui fait une large place aux développements consacrés à la vie privée, personnelle et familiale ainsi qu’aux témoignages, analyses et appréciations sur le monde politique, social et administratif. 

 Il doit maintenant être appréhendé selon un angle d’investigation s’appliquant à la réflexion personnelle sur les idées, les formes d’organisation, les rapports humains du mouvement ouvrier (Parti communiste, CGT et diverses formations progressistes) qui a caractérisé mon engagement pendant une longue période de plus de trois quarts de siècle, en évitant autant que possible les implications nominatives et les polémiques stériles de nature à fausser le sens profond de la démarche. D’autant que la quasi-totalité des protagonistes sont décédés, parfois depuis longtemps. Ce « parcours » est pour les travaux menés par ailleurs en qualité de témoin, acteur et auteur une illustration et un complément.

 Un parcours composé d’engagements et de responsabilités politiques, syndicales, associatives, administratives, professionnelles s’exerçant dans une longue période de notre histoire, affecté par la rencontre d’ambitions personnelles, d’opinions contradictoires et de rapports de force, de systèmes d’arrangements. Ces considérations s’appliquent à des réalités dans lesquelles sont en l’occurrence plongés des centaines de milliers de fonctionnaires et agents publics comme citoyens et salariés au service de l’intérêt général, mais offrant une palette d’originalités qu’il importe de mettre au jour.

  C’est en ce sens que ce témoignage peut être un complément et une illustration de travaux menés par ailleurs selon les méthodes et les contraintes de la recherche sur l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme.

  Il convient de mettre en évidence dès cet « avant-propos » une ambiguïté majeure : ma relation avec le syndicalisme. On me présente le plus souvent comme un « syndicaliste français ». Si cette qualification s’applique aux engagements de ma vie elle est pertinente. Mais elle a changé de nature et de contenu dans la réalité des quatre décennies qui nous séparent de la fin de mes mandats syndicaux et représentent la seconde moitié de mon parcours. 

  Après la fin de mes mandats syndicaux en juin 1978, je suis resté un adhérent du SNADGI pendant les trois années de mon retour dans l’administration, puis un adhérent retraité du Syndicat CGT Finances publiques qui lui a succédé. Ma relation de syndiqué s’est bornée au paiement régulier de ma cotisation et à la réception des publications des différentes structures de la CGT.

 Au long de cette très longue période, je n’ai pas eu de relation avec les responsables successifs du syndicat et de la fédération, je n’ai pas participé aux assemblées de la section de Paris de mon syndicat, et mon inscription récente à la commission des retraites et à l’Union fédérale des retraités Finances n’a pas d’effet concret principalement en raison de mes difficultés de déplacement. 

  Ma relation conflictuelle d’antan avec certains dirigeants du SNADGI et de la Fédération des Finances appartient à un passé révolu. En octobre 1975, sur ma proposition, nous envisagions avec l’UFR de la fédération des finances d’engager des travaux d’histoire de la fédération et des principaux syndicats qu’elle regroupe essentiellement concentrés sur une étude de « L’action syndicaliste des finances » qui fut longtemps l’organe fédéral. Dans une rencontre qui a eu lieu en février 2017, cette perspective a été confirmée, mais ce projet n’a pas été concrétisé. 

 Indépendamment de ces liens d’organisation et des rapports fraternels avec plusieurs dirigeants syndicaux évoqués dans les différents chapitres de ce « parcours », ma relation avec le mouvement syndical des fonctionnaires a changé de nature et de contenu dans l’exercice de mes fonctions au ministère de la Fonction publique et au Conseil d’Etat de 1981 à 1987.

 Dans les années de coopération avec l’Institut CGT d’histoire sociale, je suis resté en dehors des radars de l’UGFF-CGT qui n’est pas parvenue à créer un institut d’histoire Fonction publique. De toute façon, les questions relatives à la fonction publique dans l’actualité et dans l’avenir ne sont pas dans mon champ d’activité et d’investigation. Il en va de même de l’histoire du syndicalisme des deux dernières décennies du XXesiècle.

  Restent dans ma démarche l’histoire proprement dite du syndicalisme des fonctionnaires et celle de la fonction publique et des services publics pour des périodes correspondant à mes interventions de chercheur, témoin, et acteur et la sauvegarde d’un ensemble de textes relatifs à cette histoire et à celle de la Commune de Paris. »

                                                                      O

 

  Par-delà le siècle écoulé, le Béarnais amoureux du Paris des révolutions et de la culture tend la main à P-O Lissagaray (1838-1901) le Gascon « mousquetaire de la sociale »et historien de la Commune de Paris.

 

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P
Très beau texte.<br /> Merci pour ce témoignage précieux !
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