Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
Dans l’exercice de mes responsabilités nationales à tous les niveaux du syndicalisme des fonctionnaires (Syndicat national des Indirectes, Fédération des Finances, Union générale des fédérations de fonctionnaires) j’ai siégé pendant vingt ans de 1958 à 1978, dans les bureaux de la « Maison des fonctionnaires » située au 10 rue de Solferino, dans le 7e arrondissement de Paris.
De 1958 à 1963, je travaillais au rez-de-chaussée dans les locaux du Syndicat national des Contributions indirectes. De 1963 à 1970, j’occupais le bureau dans lequel Philippe Henriot avait été exécuté en 1944 (les traces de balles étaient restées sous les lambris). De 1970 à 1978 j’occupais le bureau central auquel on accédait par le grand escalier où, disait-on, Charles Laurent, secrétaire général de la Fédération pendant 35 ans, de 1909 à 1946, avait placé un « huissier à chaîne », comme dans les palais ministériels.
De 1970 à 1978, je présidais le comité de gestion de la « Maison des fonctionnaires » en ma qualité de secrétaire général de l’UGFF. En 1978, j’ai pris l’initiative de démarches décisives auprès de la Direction générale des Impôts pour le règlement des problèmes juridiques relatifs à la sauvegarde de la propriété, et veillé à ce que le produit de la vente de l’immeuble soit réparti entre les fédérations CGT, FEN et FO.
Pour la longue période 1934-1958, mes écrits sont fondés sur les éléments classiques de la recherche historique (archives, témoignages, collection complète de « La tribune des fonctionnaires » journal créé en 1913).
Les cohortes de dirigeants socialistes, permanents de tous calibres occupant les lieux et observateurs sociaux et politiques multiples et divers d’aujourd’hui ignorent ou font semblant d’ignorer que cet immeuble est chargé d’une histoire syndicale que certains n’hésitent pas par ailleurs à instrumentaliser.
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