Sur les sujets qui font l’objet de ma démarche, il aurait fallu éviter que la notoriété de personnalités ayant participé à l’élaboration des réformes de la fonction publique adoptées dans la période 1981-1986, la tendance à mettre en évidence des mérites personnels plus ou moins discutables, l’absence d’esprit critique de la part de ceux qui recueillent les interventions, une certaine carence de spécialistes de diverses disciplines ou de militants qui ont vocation à traiter l’histoire politique, économique et sociale ne tiennent lieu d’analyse historique.
Malheureusement, le temps a passé et la plupart de ceux qui ont effectivement assumé des responsabilités politiques, administratives et syndicales de premier plan dans cette période et au-delà, et qui n’avaient d’ailleurs pas toujours de leur vivant la détermination et le courage nécessaires, ont aujourd’hui disparu.
Si mes facultés intellectuelles et mon esprit critique semblent intacts, je ne suis plus guère en état physique, en raison de difficultés rhumatismales de déplacement et de mon grand âge de prendre des contacts, d’organiser des rencontres, ni même de répondre aux invitations que je reçois. Il en résulte une absence de confrontations directes et contradictoires et de participation à des activités et à des débats dans lesquels mon point de vue et mon témoignage de première main sur les questions relatives à l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires pourraient éventuellement occuper leur place.
En cette année 2017, la mobilisation du débat public dans l’ambiance délétère des élections présidentielle et législative ne sont guère favorables aux explications sereines et franches qui restent nécessaires.
Mais, encore une fois, j’espère pouvoir montrer bientôt que « la messe n’est pas dite » !