Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
Ce vendredi 10 février 2017, RMC Découverte présentait en rediffusion un documentaire de Philippe Picard et Jérôme Lambert intitulé « Avoir vingt ans sous l’Occupation » donnant la parole à des rescapés du Service du travail obligatoire (STO). Le commentaire évoque les 600.000 jeunes Français qui lui ont été soumis : « Relégués aux marges de l’histoire qui ne sait alors reconnaître que les héros ou les salauds ». Assimilés à leur retour en 1945 à des volontaires, ils seront dotés en 2008 d’un statut de « victimes du travail forcé en Allemagne nazie ».
Né le 2 décembre 1922, j’étais parmi les plus jeunes des assujettis au STO. Mais je ne figurerai pas parmi les 600.000 « victimes » car je m’emploierai avec acharnement à duper les autorités allemandes et françaises et à déjouer tous les pièges pour me faire reconnaître « inapte au travail en Allemagne » et à faire échec au STO après avoir été embarqué dans un convoi de 2000 hommes à destination des mines de la Pologne occupée.
J’appartiens ainsi à une catégorie qui ne compte probablement qu’un tout petit nombre de membres, dont tout le monde ignore l’existence, et à qui on ne donnera pas l’occasion de raconter leurs aventures et de faire pleurer dans les chaumières (1).
1- Pour « en savoir plus », consulter dans la brochure intitulée « L’unité d’un parcours militant et citoyen de plus de trois quarts de siècle » sur le site « Calaméo les chapitres suivants (Pages 22- 29) :
1-Les années de la Seconde guerre mondiale (1939-1944)
Les chantiers de la jeunesse
Le temps de la « relève »
Echec au STO
L’Administration des Indirectes
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