Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Voici maintenant la conclusion provisoire de la troisième édition de « L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle », brochure numérique insérée sur Calameo dont la cinquième et dernière partie s’applique à la période de trente années écoulées depuis la cessation de mes fonctions de Conseiller d’Etat en service extraordinaire en novembre 1987. Cette cinquième partie est ainsi subdivisée :
1. Des expériences éphémères ;
2. La Commune de Paris ;
3. La fonction publique, les services publics ;
4. L’Institut CGT d’histoire sociale. Le blog et les publications numériques.
En annexe (pages 101-106) figure une présentation de la bibliographie générale des ouvrages et études. La brochure se termine sur un texte qui est l’équivalent de la quatrième page de couverture d’une « édition-papier ».
On peut certes s’interroger sur un certain isolement de l’auteur. Mais indépendamment des éléments éventuellement liés à sa personnalité, la recherche et l’analyse des données générales relèvent d’une démarche qui doit maintenant se poursuivre. D’ores et déjà il apparaît que l’ancien ministre du tandem politico-syndicalo-médiatique précédemment évoqué a compris plus vite que le dirigeant syndical (qui reste dans le déni), l’opportunité d’injecter des éléments d’histoire dans le discours, sans pour autant aller jusqu’à citer ses sources et respecter ses auteurs.
« Mon appartenance au Mouvement ouvrier couvre largement toute ma vie. Quelle que soit aujourd’hui mon analyse de l’avenir c’est une réalité qui aura imprégné mon existence.
Des milliers de pages ont été consacrées à l’histoire du XXe siècle et aux événements des premières années du XXIe. Tout en portant un regard très critique je ne renie pas les grands combats pour la défense des intérêts des travailleurs, les libertés, la démocratie, la paix, contre les guerres coloniales pour l’émancipation des peuples, dans lesquels le mouvement ouvrier français a tenu une grande place. J’ai signé d’assez nombreux appels ou déclarations de personnalités sur divers sujets.
En revanche, je n’ai été directement impliqué dans aucune de ces « promotions » inhérentes aux rapports entre le Parti communiste et la CGT, souvent à la suite de cooptations fondées sur des considérations personnelles, sur des liens avec des responsables nationaux, ou sur l’appartenance à ce qu’on appelait les gros bataillons de la « classe ouvrière ».
Pendant des décennies, je me suis principalement consacré au syndicalisme dont l’indépendance doit être la première des qualités. Le fait d’être un fonctionnaire de « sensibilité communiste » m’a surtout attiré d’être la cible de graves attaques au sein même de la CGT à une époque dont l’étude devrait être menée avec courage, détermination, et sans tabou. Dans l’exercice de mes fonctions successives, j’ai heureusement rencontré quelques personnalités de très grande qualité.
Si on considère les quarante-six années de ma « vie active » de 1941 à 1987, elles se décomposent en environ dix-neuf années de services effectifs dans l’administration académique et dans celle des impôts (1941-1958 et 1978-1981), vingt années de responsabilités successives dans le mouvement syndical (1958-1978) avec une « mise à la disposition » qui a quelques différences notables avec la situation du « permanent » et à laquelle j’ai mis un terme à l’âge de 55 ans, près de sept ans comme directeur de cabinet du ministre de la fonction publique puis conseiller d’Etat en service extraordinaire (1981-1987). Il apparaît donc que la durée de mes fonctions professionnelles au sein de l’appareil d’Etat équilibre nettement celle de mes fonctions syndicales.
Les longues années de ma retraite active m’ont réservé quelques satisfactions personnelles et aussi beaucoup d’amères déceptions dont je prends acte.
C’est en réalité l’expression achevée de ma personnalité, de mes convictions, de l’unité et de la fidélité d’un parcours militant et citoyen de plus de trois quarts de siècle ».