Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.
Par René BIDOUZE
Au terme de neuf mois de négociations sur « les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations », le ministère de la Fonction publique a remis aux organisations syndicales la « version définitive » de l’accord sur l’avenir de la fonction publique soumis à leur signature. Plusieurs de ces organisations semblent avoir émis un premier avis, d’autres se réuniront en septembre.
De telles négociations se déroulent dans de multiples réunions et consultations entre les « partenaires sociaux », se concluent par un « accord » qui doit désormais être « majoritaire » au terme d’une consultation plus ou moins étendue au sein de chaque organisation syndicale représentative. De plus les décisions n’entrent dans la réalité que lorsqu’elles ont été consacrées par des textes législatifs ou règlementaires. Tout cela est la substance même de l’activité et des responsabilités des organisations syndicales de fonctionnaires dans un ensemble de relations fondées sur le régime général de la fonction publique.
N’exerçant plus depuis très longtemps aucune responsabilité politique, administrative, juridique ou syndicale, je me trouve dans la position du fonctionnaire retraité, adhérent du Syndicat CGT Finances publiques affilié à la Fédération des finances qui est elle-même une des parties constitutives de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT. Un des millions de fonctionnaires actifs ou retraités plus ou moins directement concernés. Quels que soient mon expérience ou mes connaissances acquises dans le passé, mes travaux récents ou anciens dans le domaine de l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires, je n’ai aucun titre à intervenir dans cet accouchement dont Marylise Lebranchu ne cache pas que l’accord majoritaire dont il doit bénéficier sera « difficile ».
Je pense néanmoins qu’une bonne connaissance de l’histoire de la politique salariale de l’Etat menée depuis les lendemains du grand mouvement de mai 1968 sous le label de la « politique contractuelle » serait très utile aux militants syndicaux de la fonction publique et plus largement aux fonctionnaires et agents publics - syndiqués ou non - à qui s’appliqueront les décisions finales. Je pense même qu’elle le serait bien davantage que certains débats académiques dont nous reparlerons peut-être.
Dans l’immédiat, on peut encore, comme je le fais ci-après dans cet esprit, suggérer à ceux qui veulent en savoir plus la consultation de certains textes.
Mais dans une perspective plus large, le moment est venu de fixer un nouvel horizon à ma démarche. C’est ce que nous verrons prochainement
Pour en savoir plus
- Dix ans de politique contractuelle dans le secteur public et nationalisé
Ouvrage collectif (Alain Guichard, Louis Lopez, Claude Marrache , Maurice Samson, Jean-Pierre Souvais, Jean Thomas) - Préface de Raymond Barberis, Responsable de la coordination du secteur public et nationalisé de la CGT, Centre confédéral d’études économiques, août 1982, 175 pages.
- Conférence Les services publics dans l’Histoire sociale site Calaméo (René Bidouze) et site ihs.cgt 2011.
- l’Etat et les fonctionnaires, de la plume sergent-major à internet .La politique salariale de l’Etat et l’organisation des carrières (René Bidouze)
Livre numérique sur le site Calaméo, 2011
Tome I. De la fin du XIXe siècle à 1981, 159 pages
Tome II. De 1981 à 2006 116 pages.
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