Au banc du gouvernement. Gaston Defferre et Anicet Le Pors. Derrière eux Olivier Shrameck et René Bidouze
L’élection de François Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981, la victoire des partis de gauche aux élections législatives qui ont suivi la dissolution de l’Assemblée nationale et la nomination de quatre ministres communistes, ont créé une situation politique, économique et sociale qui a donné lieu à d’innombrables ouvrages, études, articles, reportages, entretiens et témoignages.
Mais dans la plupart des prestations, la présence et l’action des quatre ministres communistes (Charles Fiterman, Marcel Rigout, Jacques Ralite, Anicet Le Pors), et plus largement les problèmes fondamentaux de l’union de la gauche et de la stratégie de François Mitterrand l’emportent largement sur la présentation des attributions de ces ministres, des mesures qu’ils ont prises, des réformes qu’ils ont réalisées et des obstacles qu’ils ont rencontrés.
Ces derniers temps, à l’occasion du 30e anniversaire, non pas du statut général des fonctionnaires comme on le répète complaisamment, mais de sa nouvelle version et de son titre 1er ( loi du 13 juillet 1983), on a largement commenté les réformes statutaires de cette période. En dehors des circuits officiels, médiatiques et syndicaux, et des circonstances commémoratives, je reprends ici des analyses que j’ai produites et développées depuis longtemps, et je les complète par des témoignages personnels qui me paraissent de nature à apporter un certain éclairage.
Le programme de ces interventions va se poursuivre.