Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris.

Publicité

1981-1984: une présentation de "l'élite rose"

Aussitôt après l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 et la constitution du second gouvernement de Pierre Mauroy comprenant quatre ministres communistes, Monique Dagnaud et Dominique Mehl, chargées de recherche au CNRS, attachées au Centre d’Etude des Mouvements sociaux, ont interviewé 125 membres des cabinets ministériels entre septembre 1981 et le printemps 1982, et mené une enquête qui a abouti à la publication d’un ouvrage de 370 pages aux Editions Ramsay en 1982 sous le titre L’élite rose.

La Quatrième page de couverture notait que « nous ignorons tout de ceux- directeurs, chefs de cabinet, conseillers techniques, chargés de mission- qui assistent les ministres, préparent les décisions, surveillent les administrations ». On évoquait « les hommes de l’ombre » les « premiers leviers de la puissance publique » les « rouages incontournables » « obscures silhouettes » constituant cette « élite rose » de la génération de 1981.

Cet ouvrage se composait de huit chapitres ( Des héritiers - Une élite socialiste - Les contre-experts - Les cercles initiatiques de la haute fonction publique - Le pédagogue et le militant de métier - La galaxie syndicale et associative - Les voies d’accès au sérail - Matignon et l’Elysée) et de sept annexes ( Méthodologie de l’enquête - Les différentes fonctions dans un cabinet ministériel - Liste des personnes interviewées - Repères bibliographiques - Les énarques dans les cabinets ministériels du gouvernement Mauroy – Profil des cabinets du second gouvernement Mauroy - Tableaux

Monique Dagnaud m’a longuement interviewé. Quatre pages de cet ouvrage m’étaient consacrées. Il me paraît juste, dans des commentaires portant sur l’alternance politique de 1981, de faire état de ce riche travail sociologique. 1

1- Accessoirement, j’ai noté à l’époque que les développements consacrés à ce qui était décrit comme une « incursion discrète de la CGT » fondés sur des éléments objectifs comportaient aussi quelques commentaires probablement inutiles et surtout inexacts se rapportant à l’histoire du mouvement syndical des fonctionnaires. Il s’agissait plus précisément des relations entre les composantes de ce mouvement syndical dans la décennie 1970-1980 avec des confusions de périodes et des comportements prêtés à tort ou à raison à des « communistes orthodoxes ». J’ai constaté par la suite que cette période, et la crise des années 1975, donnaient lieu à des manœuvres au sein même du mouvement syndical. Personnellement, je ne cèderai pas sur la nécessité d’une histoire rigoureuse du syndicalisme des fonctionnaires et de sa place dans le syndicalisme confédéré.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article