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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 13:36

    Dans le débat sur la fonction publique de l’Etat qui s’étend  aux fonctions publiques territoriale et hospitalière, et à certains égards à l’ensemble des services publics, les concepts, les symboles, la sémantique, revêtent  une portée qui n’est probablement pas aussi négligeable que d’aucuns pourraient le penser. Une certaine clarification   se situant dans  une perspective historique n’est pas inutile.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:37

    Monique Poinçon-Charlot et Michel Poinçon, sociologues qui ont à leur actif de nombreux écrits pertinents, viennent de publier un livre qui s’intitule Le Président des riches.

    Dans leur  interview à Télérama (3166 / 15 septembre), ils décrivent un président « fasciné par l’argent » mais qui « en fait trop et se prend les pieds dans le tapis ». Cette intervievv  se termine, après une évocation  de « l’oligarchie au pouvoir » et de ses réseaux qui s’étendent « de la gauche socialiste à l’UMP en passant par le centre » par cette phrase répondant à la question : « que faire des riches ? »:

 

   Suivre leur exemple. Voilà des gens qui ont une éminente conscience de leur classe, qui sont solidaires quand la mode est à l’individualisme, qui sont organisés et mobilisés, qui défendent énergiquement leurs intérêts. Faisons comme eux. Battons-nous !

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Sociologie
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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 09:33

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  Voici un témoignage personnel sur l’acharnement des autorités de Vichy au service de l’occupant pour assurer le succès du « Service du travail obligatoire » (STO).

         Le régime de Vichy avait instauré,  en zone non occupée, un service obligatoire dans les  Chantiers de la jeunesse.

         Leur idéologie était celle de la « Révolution nationale », répandue dans toute la société par le maréchal Pétain et son régime, qui ont pris une formidable revanche contre la laïcité de l’Etat et de l’école. Les cadres des Chantiers, souvent venus de l’armée, étaient plus ou moins imprégnés de cette idéologie sur fond de catholicisme et de scoutisme. Le général de la Porte du Theil, qui avait reçu le commandement, avait une longue expérience du scoutisme, dont il avait été le commissaire pour l’Ile-de-France.

          Le système de la « Relève », c’est-à-dire  le remplacement d’un prisonnier de guerre par trois requis dans les usines en Allemagne était assez largement engagé. Le Service du Travail obligatoire (STO)  institué par une loi du  13 février 1943 ( que la radio de Londres appelait à boycotter) s’appliquait aux  jeunes nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 janvier 1922. Mais Pierre Laval a bientôt annoncé que tous les jeunes de la classe 42 sans exemption seraient requis pour le STO. 

          Selon certains historiens, le général de La Porte du Theil aurait refusé  de laisser partir les jeunes des Chantiers de la Jeunesse au STO. Il sera d’ailleurs révoqué par Laval, arrêté et emmené en Allemagne au début de 1944. Libéré en mai 1945, il bénéficiera d’un non lieu de la Haute Cour deux ans plus tard. Pourtant c’est avant l’été 1943 que le groupement des Chantiers de la jeunesse dans lequel j’étais incorporé depuis novembre 1942 fut dissous et les jeunes qui le composaient envoyés en Allemagne.

  

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Témoignages
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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 07:24

     Si elle présente de nombreux avantages de communication, la technique du blog peut présenter l’inconvénient de laisser se perdre dans le temps qui fuit des textes qui en d’autres temps auraient été publiés dans  des articles de revues voire dans des ouvrages. Il ne s’agit pas, en effet, dans ce blog, de coller systématiquement à l’actualité et encore moins de livrer des réflexions fugaces de caractère personnel.

     S’agissant d’une contribution à l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires qui peut - dans une mesure qu’il appartient à chacun d’apprécier- donner un certain éclairage  au combat social d’aujourd’hui, il faut donc, de temps en temps, récapituler.

     Ainsi, dès le 11 août dernier, me référant à une rencontre du secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique avec les organisations syndicales et aux initiatives que ces dernières prenaient sur la situation des personnels non titulaires, j’ai inséré dans ce blog, une série d’articles consacrés à ces questions.

     Pour ceux qui s’intéressent particulièrement à un domaine qui s’est toujours situé au cœur de la politique de la fonction publique et connaît aujourd’hui des développements nouveaux, je rappelle donc ces articles. Sur d’autres questions traitées ici, je procèderai de la même façon par la suite.

 

11 août- Une question majeure de la rentrée

21 août- Comment en est-on arrivé là ?

24 août- Un terrain permanent de contradictions, de débats et de luttes

25 août- Des analyses juridiques de référence

26 août- La question des non titulaires avant 1981

28 août- Coup de projecteur sur les réformes de 1981

28 août- Les solutions durables

1er septembre- Continuer la démonstration

1er septembre- Les non titulaires dans l’histoire de la fonction publique

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Fonction publique
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 09:55

     On trouve, et on trouvera dans ce blog, des témoignages, et des anecdotes portant sur des faits vécus par l’auteur qui s’efforce, si tant est que cela soit possible, d’être « objectif ». Cependant, il  importe de prendre la mesure de la fragilité et de la relativité des témoignages, qui  peuvent, en toute hypothèse, être  affectés par les défaillances de la mémoire. On constate couramment que les relations de témoins ou acteurs portant sur des événements ou des périodes déterminés sont souvent différents voire contradictoires, dès lors qu’ils  s’inspirent de préoccupations  ou d’orientations politiques personnelles, et  se différencient plus ou moins profondément selon le positionnement de chacun. Si l’interprétation jouit d’une large autonomie, le respect des faits et des réalités s’impose à tous. Les témoignages  ne sauraient donc  prendre le pas sur les données et matériaux classiques de la recherche, dont ils sont des éléments susceptibles de leur apporter un éclairage ou des compléments qui peuvent certes être essentiels, mais n’en doivent pas moins rester soumis, quand les conditions en sont réunies,  à l’analyse critique et aux arbitrages  des historiens et des spécialistes.

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Témoignages
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:06

     Le « dossier » du n° 110 juin 2009 des Cahiers d’histoire sociale (organe de l’Institut CGT d’histoire sociale) était constitué par mon étude intitulée Fonctionnaires, enseignants, postiers : un centenaire marquant, qui était ainsi présentée :

 

     Il y a un siècle, l’année 1909, marquée par la grande grève des PTT férocement réprimée, voyait se créer la Fédération nationale des associations professionnelles des employés de l’Etat, des départements et des communes. Cette organisation, dont le secrétaire général, Charles Laurent, restera en fonction jusqu’en 1946, apparaîtra comme la matrice de la Fédération générale des fonctionnaires. Avec ses 300.000 adhérents, son hebdomadaire à grand tirage et son siège situé au cœur du quartier des ministères, celle-ci sera l’une des plus importantes en nombre de la CGT, avant et après la réunification de 1935, et occupera une place notable sur l’échiquier politique et social de l’entre-deux-guerres.

 

     Cette étude se concluait ainsi :

 

     S’il va de soi que l’année 1909 ne pouvait recéler en elle-même toutes les données du syndicalisme des fonctionnaires et de ses rapports avec le syndicalisme ouvrier, il n’est pas illégitime d’y saluer quelques prémices des évolutions du siècle.

 

     Elle a été reproduite dans les Cahiers de la FNARH n° 115 avril-mai-juin 2010.

 

     La FNARH (Fédération des associations de personnel des postes et télécommunications pour la recherche historique) est une « société savante » qui  regroupe 35 associations. Son objet est  de  « Relater l’histoire des métiers, rassembler le patrimoine pour le mettre en valeur, organiser des colloques historiques consacrés à l’histoire de la Poste et de France Télécom, informer ses adhérents par des publications régulières, éditer des ouvrages historiques… »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Syndicalisme
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:09

elysee      Dans ma précédente note, intitulée – par référence à un téléfilm - « l’école du pouvoir », j’ai repris le témoignage que j’avais publié en son temps dans mon ouvrage Fonction publique les points sur les i à propos de la constitution du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  et de ma nomination au poste de directeur du cabinet en 1981.

      En complément à cette note, mon témoignage sur certains aspects des rapports avec l’Elysée dans la période 1981-1983 et avec le Conseil d’Etat dans la période suivante me paraissent apporter un certain éclairage sur la question de la place, dans ce qu’il est convenu d’appeler les « allées du pouvoir », de personnes ayant exercé des responsabilités dans le mouvement  syndical.

     Mais soyons lucides : l’expression « allées du pouvoir » est ici utilisée par dérision. Il s’agit  de quelques sentiers dans lesquels on peut évoluer tout en exerçant des fonctions modestes. Le pouvoir est ailleurs.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Témoignages
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 07:09

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Les personnages d’un téléfilm en deux parties intitulé L’école du pouvoir  présenté sur ARTE dans une rediffusion récente sont des jeunes " énarques"  entrés dans les cabinets ministériels en 1981.  Personnellement j’ai regardé ce téléfilm comme un divertissement plutôt intéressant. Directeur du cabinet du ministre chargé de la fonction publique et des réformes administratives de juin 1981 à novembre 1983, jusqu’à ma nomination en qualité de Conseiller d’Etat en service extraordinaire, j’ai naturellement rencontré un grand nombre de ces « énarques » dans les réunions interministérielles.  Dans mes fonctions antérieures de secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires, et dans celles de secrétaire général de la fédération des Finances, j’avais rencontré de nombreux hauts fonctionnaires formés dans le même moule.   Je n’ai aucune envie de joindre ma voix à un concert où, me semble-t-il tout et le    contraire de tout a été dit. J’ai gardé un souvenir d’estime et de considération à l’égard de certains, un sentiment de rejet ou d’indifférence à l’égard de quelques autres, ce qui n’a rien d’original. 

   Je veux surtout noter que si l'ENA a toujours fourni un contingent appréciable de conseillers techniques et de chargés de mission dans les cabinets ministériels, ce qui est dans sa vocation, il en est - aux différentes époques - qui viennent d'autres horizons.  

        Pour ce qui concerne le cabinet du président de la République François Mitterrand et ceux des ministres du gouvernement de Pierre Mauroy Premier ministre, la consultation du « trombinoscope » et de l’ouvrage  publié par Monique Dagnaud et Dominique Mehl au début de cette législature sous le titre « L’élite rose » permet de s’en  faire une  certaine idée.

     Mon ouvrage Fonction publique Les points sur les i  paru en 1995 (VO Editions) dont le premier tirage a été rapidement épuisé et qui est probablement introuvable, traitait d’un ensemble de questions générales de la fonction publique. Il contenait aussi des développements  sur la  participation de militants syndicalistes à des cabinets ministériels en 1981, et sur les conditions de ma nomination.

     Je crois donc utile de reprendre ce que j’écrivais il y a quinze ans. Quels que soient les témoignages ultérieurs sur ces événements, je confirme mordicus ma relation, en la ponctuant  de la formule du gendarme mentionnée dans une précédente note : « Lecture faite, persiste et signe. »

     Puisque ce sujet est sur la sellette en cette période où le retour de la gauche au pouvoir pourrait être  une hypothèse crédible,  j’évoquerai par la suite mes relations avec l’Elysée et les prolongements  qu’elles ont eues sur ma contribution aux travaux sur la fonction publique. .

  

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Témoignages
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 12:25

    Un extrait de 72 jours qui changèrent la cité  a été publié hier. Voici les deux extraits suivants. Le premier décrit les divergences Police-Justice, le second souligne que l’ordre public était assuré.

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans La Commune
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 08:59

   Si on évoque les questions de justice et de sécurité sous la Commune de Paris, deux personnages apparaissent au premier plan :

-Eugène Protot;

-Raoul Rigault.

  Eugène Protot    Eugène Protot (1839-1921), est né à Tonnerre dans une famille de paysans très pauvres. Il a fait son droit à Paris et est devenu avocat. Opposant au Second Empire, il a été incarcéré à plusieurs reprises. Elu à la Commune le 26 mars 1871 dans le XIe arrondissement. Elu Délégué à la commission de la Justice. Blessé pendant la Semaine sanglante, réfugié en Italie puis en Suisse, condamné à mort par contumace, il revient à Paris après l’amnistie mais n’a pas d’activité politique notable.

Raoul Rigault      Raoul Rigault (1846-1871), est né à Paris. Sous le Second Empire, il est incarcéré à plusieurs reprises pour son action  contre le régime. Elu à la Commune le 26 mars 1871 dans le VIIIe arrondissement, il est Délégué à la Préfecture de police, puis Procureur de la Commune. Pendant la Semaine sanglante, il est fusillé sur place par les troupes versaillaises le 24 mai.

   

                                                    Ci-après, des extraits  de

                                                72 jours qui changèrent la cité.

                                       La Commune de Paris dans l’histoire des services publics

     Le premier  extrait  traite les organes judiciaires. Le second s’applique aux Divergences Police-Justice. Le troisième  s’intitule L’ordre public assuré.   

   

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans La Commune
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  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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