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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:20

Mes lectures et découvertes de ces derniers temps me conduiront, dans les articles de la proche rentrée, à une double inflexion portant non sur le fond et sur la définition du champ de ma démarche (sur lesquels il n’y a pas lieu de revenir) mais sur la forme et les moyens d’expression :

- Puisqu’on est si friands de témoignages et de confidences de tous les côtés de l’échiquier, je sortirai quelque peu de la réserve que je me suis toujours imposée, en continuant néanmoins à ne retenir dans mes contributions à l’histoire, que les éléments utiles à la « manifestation de la vérité ;

- Je prends acte de l’attitude de personnages qui occupent des responsabilités dans les sphères de l’Histoire sociale et abordent tels aspects de l’Histoire de la fonction publique et de son syndicalisme avec une certaine incompétence et en ignorant systématiquement les références utiles à ses acquis. Sous réserve, naturellement, de relever, en tant que de besoin, leurs erreurs et approximations.

Il est temps, comme il m’est déjà arrivé de le dire en d’autres circonstances, de mettre « les points sur les i ».

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 08:38

J’ai découvert récemment un article signé Rachida El Azzouzi publié par Médiapart le 18 mars 2013 à l’occasion de la tenue du 50e congrès de la CGT et du départ de son secrétaire général Bernard Thibault sous le titre « Enquête sur les vingt ans qui ont changé la CGT ». Cet article se référait à un ouvrage de Leïla de Comarmond qui venait de paraître.

Menée par une journaliste de Liaisons sociales magazine puis des Echos dont la quatrième page de couverture précise qu’elle « s’est occupée depuis 1998 des syndicats, de la fonction publique et de l’emploi », l’enquête de plus de 450 pages s’applique aux mandats de secrétaire général de la CGT exercés par Louis Viannet de 1992 à 1999 et par son successeur Bernard Thibault de 1999 à 2013.

Elle est fondée sur des entretiens avec une centaine de personnalités (responsables syndicaux CGT, CFDT, FSU de cette période, politologues et analystes du mouvement social…), et sur des références bibliographiques sélectives. Elle consiste en des investigations s’échelonnant sur les années 2010, accompagnées d’analyses et réflexions dont on ne peut manquer de remarquer qu’elles vont dans plusieurs chapitres bien au-delà des orientations et de l’action du mouvement syndical pour décrire les caractères, les comportements, les parcours, les rapports et conflits entre les responsables…

Mon champ d’expression et de recherche se situe - à tous égards - en dehors de cette enquête. Mon propos n’est, pour l’heure, ni de m’exprimer sur l’évolution du mouvement syndical dans cette période, ni d’engager une controverses sur des questions de fond que tout militant ayant mon âge et mon parcours a eu à connaître et à pratiquer.

Mes travaux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires et de certains de ses liens avec celle de la CGT portent essentiellement sur une période allant des origines, c’est-à-dire de la fin du XIXe siècle à la fin des années 1970-1980. Je n’ai exercé aucun mandat syndical depuis cette époque et j’ai publié plusieurs ouvrages sur la Commune de Paris après avoir assumé d’autres responsabilités ministérielles et juridiques dans le domaine de la Fonction publique. De plus, je n’ai jamais pratiqué l’exercice des confidences et révélations.

Cependant, j’ai trouvé dans cette enquête de fortes raisons de réagir avec la conviction renforcée qu’il ne faut surtout pas déserter le « créneau » sur lequel je m’exprime depuis tant d’années .

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:25

Quand on occupe le « créneau » sur lequel je m’efforce d’intervenir, on ne peut que se réjouir à la parution du trimestriel n° 63 juillet 2014 du bulletin de l’Institut d’Histoire sociale CGT-FAPT, « Le relais ».

Au cœur d’une série d’articles illustrant le « billet » d’Alain Gautheron sur la mission que cet organisme s’est assignée, ce n° présente un dossier d’une dizaine de pages ( dont nous reparlerons) sous la signature de Maurice Desseigne :

« Les grandes étapes de l’attaque contre

le statut des fonctionnaires et celui des PTT »

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:59

Il serait dommage que la situation générale de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires et agents publics fussent absents des publications, séminaires et colloques destinés à évoquer les différents aspects de l’Histoire sociale de la période en cette année de commémoration du centième anniversaire de la Première guerre mondiale (1914-1918).

Lorsqu’est survenue la Première guerre mondiale en août 1914, la coordination par une Fédération générale des multiples associations amicales et premiers syndicats (dont les plus actifs étaient ceux des instituteurs, postiers, agents des Indirectes ) pour le règlement des principaux problèmes communs à l’ensemble des fonctionnaires et agents publics avait déjà une assez longue histoire.

C’est une dimension essentielle de l’Histoire de la fonction publique et de son mouvement syndical qui est elle-même éludée ou sous-estimée pour des raisons diverses sur lesquelles je ne cesse d’intervenir dans ce blog Pour l’instant, on se bornera à préciser que ces questions sont traitées dans mon ouvrage « Les fonctionnaires sujets ou citoyens ? Le syndicalisme des origines à la scission de 1947-1948 Editions sociales 1979, (pages 70 - 82 ) dont le chapitre V de la première partie du tome I est intitulé « La Première Guerre mondiale et ses lendemains (1914-1919) et que le dernier ouvrage L’Etat et les fonctionnaires ( publication numérique sur le site Calaméo ) comprend aussi un chapitre sur l’évolution des rémunérations des fonctionnaires pendant cette guerre 1 .

1- Parmi les sources de ces travaux figurent notamment de nombreux numéros de La Tribune des fonctionnaires, organe de la Fédération générale dont le premier numéro a paru en 1913 (Une collection complète des reliures annuelles se trouvait dans mon bureau tout au long de mon mandat de secrétaire général de l’UGFF- CGT 1970-1978).

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:51

Il m’est arrivé de citer une réflexion de Jean-François Revel, écrivain et journaliste décédé en 2006, dont je ne partageais pas les idées politiques, mais dont personne ne peut nier l’autorité et la très grande expérience, animées d’un humour caustique :

« Quand on veut deviner aujourd’hui en France quels auteurs précédents ont le plus nourri un nouveau livre, il n’est que de regarder la bibliographie ; ce sont ceux qui n’y figurent pas. Outre les plagiaires stricto sensu, qui ont prospéré au grand jour sans endurer de discrédit durable, on a vu proliférer dernièrement les pique-assiettes et les voleurs à la tire, servis par l’amnésie des médias. »1.

Une telle réflexion ne pouvait émaner que d’un auteur reconnu dont les œuvres pouvaient susciter un certain pillage.

Il est d’autres observations que le commun des mortels peut faire au fil de ses lectures et des sentiments divers et contradictoires qu’elles inspirent. Ainsi certains auteurs accompagnent leurs publications d’une impressionnante quantité de Notes dont une analyse quelque peu critique ne manquerait pas d’être révélatrice. D’autres sont pratiquement muets sur leurs sources. D’autres encore oublient de citer les auteurs qui les gênent pour des raisons généralement inavouables ou illustrent leurs commentaires par des formules plus ou moins symboliques dont ils s’attribuent indûment la paternité. Quant aux diverses formes de « l’info - spectacle », elles prennent de telles proportions que plusieurs ouvrages récents de chercheurs leur sont consacrées sous des titres évocateurs de « La cérémonie cannibale » au « storytelling » et au « formatage » des esprits.

Les questions qui nous intéressent ici y sont sévèrement malmenées quand elles ne sont pas simplement ignorées.

1- Jean François Revel, Mémoires, Le voleur dans la maison vide, Plon 1990(Page 687).

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 08:34

Il ne faudrait pas croire que le concept de « statut » a évolué comme sur une autoroute à circulation caractérisée « fluide » par « Bison futé ». Il aurait plutôt tendance à circuler dans des chemins de traverse où il rencontre des malandrins toujours prêts à lui faire la peau.

Si on plonge dans l’histoire réputée plutôt aride de l’administration et de la fonction publique du milieu du XIXe siècle à nos jours on peut imaginer un personnage de dessin animé qui n’en finit pas de prendre des coups, de se relever après chausse-trappe, et de connaître quelques moments triomphants bientôt suivis de tentatives d’estocade. On verrait aussi rôder autour de lui des individus qui voudraient bien le réduire à l’état de domestique chargé de leur cirer les bottes.

On se pose parfois de graves questions. J’évoquais hier le texte de Régis Debray qualifiant l’ENA de « moulin à gaufres ». Je crois qu’il s’agit d’un « moule » car si c’était un moulin on n’aurait que des miettes. Dans le même texte l’auteur nous dit que Sarkozy était un président « gallo-ricain » « fier d’arborer le tee-shirt NYPD (de la police de New York) » et nous présente son successeur comme « son sosie » « fier qu’Obama lui mette la main sur l’épaule ».

Mais l’imagination a ses limites. Ici, on se contentera - sur ce registre et en revenant bien vite aux choses sérieuses - de proposer de temps en temps, comme on l’a déjà fait, une devinette dont la réponse éclairera un peu le chemin.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 18:45

Aux Controverses du « Monde » en Avignon, l’écrivain Régis Debray, inventeur de la « médiologie », aujourd’hui membre de l’Académie Goncourt, a longuement répondu à la question « L’Occident est-il en déclin ? »

Il a notamment exprimé cette opinion : « L’histoire a plus de mémoire que nous. Malheureusement, pour les anciens élèves de l’ENA, elle commence en 1944 au débarquement en Normandie, et pour les plus archéologues en 1914. Ce moulin à gaufres, école d’inculture historique et géographique, produit des têtes légères qui réduisent l’Univers à l’économie. Il serait bon peut-être de fermer l’ENA, sans quoi nous irons de bourde en bourde, par arrogance et par ignorance. »

Bonne idée que certains d’entre nous professaient déjà dans les années 1970. On pourrait y joindre Sciences Po au risque de dégarnir bon nombre d’émissions de nos « chaînes d’info » et de déplaire à leurs maîtres : Vivendi pour i télé, Bouygues pour LCI, NextRadioTV pour BFMTV …

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 07:51

Pendant que des « mammouths » grassement payés pour défendre les privilèges d’une caste et combattre les prétendus « nantis » « d’emplois à vie » aux indices « gelés » s’envoient des « boules puantes » en attendant le « messie » plongé dans les « affaires » et qui ferait « moins bien » que le président en exercice en train de « plonger »

L’Histoire politique et sociale a beaucoup à dire.

POUAH !
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:28

Quand on lit les textes (ouvrages, articles, communications dans des colloques) traitant divers aspects de l’histoire de la fonction publique (ou de celle du syndicalisme des fonctionnaires) ou même de l’ensemble des services publics émanant de dizaines d’auteurs aux compétences et origines multiples, on est amenés à faire diverses observations.

Le conflit des interprétations, des idées, voire des propositions, est inhérent à toute expression en histoire et plus largement en sciences humaines. D’autant que ce qu’il est convenu d’appeler, en l’occurrence, les « problèmes généraux de la fonction publique » sont souvent traités ou évoqués en incidente, selon des approches et dans des perspectives très différentes.

Cependant, dès lors que sont énoncés des faits et données objectives, tout particulièrement des textes législatifs et réglementaires et des références jurisprudentielles, ou des délibérations collectives consignées dans des documents, il convient de relever les erreurs, les approximations, les lacunes, et de faire preuve d’une certaine exigence quant aux sources. Une vigilance particulière s’impose à l’égard des témoignages par essence fragiles et subjectifs , et des commentaires de seconde main dont la rigueur n’est pas la qualité première.

Afin de donner la meilleure portée à cette démarche, qui n’a rien d’abstrait et de théorique, et qu’il faut mener simplement, sans complaisance et sans agressivité au fil des lectures 1 il conviendra de tenter une réflexion d’ensemble sur les multiples dimensions de ce vaste sujet. Ce sera probablement une partie du programme de rentrée de ce blog 2.

1- J’ai d’ores et déjà noté, dans des articles ou conférences d’auteurs nantis de titres et de références, ou dans des témoignages de personnalités, quelques erreurs historiques ou juridiques da nature à porter une certaine atteinte à la pertinence de leur propos.

2- En attendant, je vous conseille (on n’est jamais mieux servi que par soi-même et de toute façon on ne le fera pas à ma place) de vous reporter notamment à une brochure accompagnée de la bibliographie des ouvrages et études de l’auteur :

René Bidouze, L’évolution historique des fonctions publiques d’emploi et de carrière en France et dans le monde, Institut CGT d’Histoire sociale, 44 pages, 2007

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 07:25

Un article publié dans Les Cahiers de l’Institut CGT d’Histoire sociale (n° 119 septembre 2011) qui a manifestement sa place aux côtés de mes autres publications numériques sur le site Calaméo.

Histoire sociale. Les cartels des services publics (1920-1946)

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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