Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 07:37

Certains journalistes emploient régulièrement l’expression « battre la campagne » pour désigner l’action des candidats aux différentes élections. Ils ignorent sans doute que selon tous les dictionnaires, cette expression n’est pas l’équivalent de « mener la campagne ». Elle signifie déraisonner, divaguer.

Il semble que cette expression ait été moins utilisée cette fois-ci. C’est dommage car elle commençait à se rapprocher de la réalité.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:27

           

Pendant une assez longue période, après avoir publié, en 1991, une biographie de P-O Lissagaray, l’historien le plus prestigieux de la Commune de Paris, l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires a quelque peu cédé le pas dans mes écrits (sans être abandonnée) à l’étude de cet événement majeur de notre Histoire nationale et de celle du mouvement ouvrier français et international. J’ai publié un ouvrage sur la Commune dans l’histoire des services publics suivi d’un nouvel ouvrage sur la place de la Commune dans l’histoire des idées et des institutions de la République qui a fait l’objet d’une réédition. En 2007, a été publié à la Documentation française le Guide des sources de la Commune, une œuvre collective dont j’avais pris l’initiative et assumé la coordination.

Dans ce blog, la plus grande partie de mes notes et articles portent sur l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires, inséparable de celle de la Fonction publique. Mais je n’oublie pas la Commune de Paris. J’estime même qu’il y a une grande continuité dans ma démarche. Ce sentiment était partagé.

Henri Krasucki a manifesté son intérêt à la parution de mon ouvrage Lissagaray la plume et l’épée en 1991. Il en parlait autour de lui avec la chaleur humaine qui le caractérisait. Lors de la publication de mon ouvrage 72 jours qui changèrent la cité, La Commune de Paris dans l’histoire des services publics, une réception a été organisée (à l’initiative de Georges Séguy président d’honneur et de Joël Hedde président) à l’occasion de la réunion du conseil d’administration de l’Institut CGT d’Histoire sociale dont j’étais membre depuis la création de cet organisme en 1982. Des Notes de lecture ont été publiées par la suite dans Les Cahiers de cet Institut. Un autre dirigeant syndical, Georges Frischmann, secrétaire général de la Fédération des PTT, qui avait publié quelques années plus tôt une biographie d’Albert Theisz et qui savait que je travaillais sur ce sujet qui l’intéressait particulièrement, a organisé une réunion de militants.

                                                               

 

- Lissagaray la plume et l’épée, Editions ouvrières, 232 pages, 1991.

-72 jours qui changèrent la cité. La Commune de Paris dans l’histoire des services publics

232 pages, Le temps des cerises, 2001

- La Commune de Paris telle qu’en elle-même. Une révolution sociale aux avant-postes de la République, 284 pages, Le temps des cerises, 2004. Réédition dans une nouvelle collection 2009.

- Sous la direction de René Bidouze,

Guide des sources d’archives de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880), Paris) accompagné de la mise en ligne sur le site internet des Amis de la Commune de Paris 1871 ( http://vvv.commune1871.org ) des bases de données des dossiers de 50.000 personnes arrêtées et poursuivies.

Avant-propos de Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France, Préface de Bertrand Delanoë maire de Paris, Introduction générale de René Bidouze. Documentation française, 732 pages, août 2007.

Pour se procurer ces ouvrages, neufs ou d’occasion, on peut s’adresser aux maisons d’édition, à diverses librairies sur internet (Amazon, Fnac, Price Minister …) ou à l’association Les amis de la Commune de Paris.

La Commune n’est pas morte

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:11

Sans rapport direct avec les élections européennes de dimanche prochain 25 mai (certains sont d’ailleurs déjà branchés sur 2017) je vais livrer quelques considérations inspirées de l’Histoire, conformément à la vocation plus affirmée que jamais de ce blog. D’aucuns les trouveront peut-être simplistes, mais je suis certain qu’on les retrouverait dans les décisions gouvernementales qui ne manqueraient pas de caractériser le retour au pouvoir des formations politiques de droite.

Droit syndical, droit de grève

A la fin du XIXe siècle, après une succession d’échecs des projets « d’état des employés » et pendant toute la première moitié du XXe, la pierre d’achoppement de l’Histoire de la fonction publique, des rapports de l’Etat avec les fonctionnaires et avec leur mouvement associatif, ce fut le rejet du droit syndical consacré par la jurisprudence du Conseil d’Etat et par le contenu autoritaire des multiples et successifs projets de statut. Cette vérité établie sur une étude concrète des sources juridiques et historiques n’a pas l’heur de plaire à certains analystes, qui veulent imposer leur vision et ont fini par influencer quelques responsables syndicaux d’aujourd’hui.

La question de l’exercice des droits syndicaux et dans une certaine mesure celle du droit de grève ont toujours tenu une place non négligeable, même au long de la deuxième moitié du XXe siècle, alors que le droit syndical était reconnu par le statut et le droit de grève par le Préambule de la Constitution.

Non titulaires, contrat

Dans la période contemporaine, la pierre d’achoppement, sur le terrain statutaire (sans négliger l’ensemble de la « politique salariale » comme on le fait trop souvent dans les colloques) c’est la question du recrutement des non-titulaires de toutes catégories et appellations et de la place du contrat dans le droit de la fonction publique. L’Histoire de la fonction publique atteste (lorsqu’elle n’est pas instrumentalisée par certains technocrates, ou ignorée par des responsables qui gagneraient à la mieux connaître) que cette question a constamment opposé les gouvernements et à leurs côtés la Haute administration aux organisations syndicales.

Lorsque je suis entré dans les fonctions de directeur du cabinet du ministre de la fonction publique en 1981, elle était au premier plan de l’action et des initiatives auxquelles j’avais contribué au long de la décennie précédente (sur le plan syndical, mais aussi sur le plan politique) et en tête du programme que nous allions engager. Les textes législatifs et réglementaires adoptés sur ce terrain seront effectivement une part importante des réformes de 1981-1984. Au long de mon mandat de Conseiller d’Etat en service extraordinaire de 1983 à 1987, les deux présidents successifs de la section des finances m’ont désigné comme rapporteur de la quasi-totalité des décrets de titularisation, qui étaient fondés sur des textes législatifs dont l’objectif était de donner à ces questions cruciales des solutions stables et cohérentes qui n’avaient pas de précédent dans l’Histoire en dehors de la fameuse loi du 3 avril 1950 qui ne fut pas appliquée. Cette politique a été remise en question dès la première cohabitation de 1986 par une modification du texte du statut des fonctionnaires. Indépendamment des évolutions politique, les représentants de la direction du Budget avaient mandat de s’employer à réduire la portée des « tableaux de correspondance » avec une constance sans faille ( je les ai vus à l’œuvre dans les rencontres de rapporteur avec les représentants des ministères).

Dans les nombreuses études que j’ai consacrées par la suite à ces problèmes j’ai rappelé comment les tranches de titularisation succédaient à des recrutements systématiques avec au bout du compte une augmentation massive de la proportion de non titulaires dans les effectifs des trois fonctions publiques et - aspect plus méconnu ou passé sous silence dès lors que cette alternance relative se renouvelle - un détournement des principes fondamentaux, principalement le principe d’égal accès aux emplois publics ( le concours comme mode de recrutement de droit commun est le plus mauvais des systèmes à l’exception de tous les autres, comme la démocratie selon Winston Churchill).

La droite contre le statut

J’affirme aujourd’hui que la réduction systématique des effectifs par non renouvellement des départs à la retraite, et par une limitation drastique des recrutements par concours au profit de l’engagement au demeurant aussi restreint que possible de contractuels de droit public ou privé (dont on oublie de nous dire qu’il faut tout de même leur payer un traitement sur le budget de l’Etat ou de la collectivité publique) est la pierre d’achoppement de notre époque. C’est ce que j’ai cru devoir appeler par extension d’une expression bien connue des juristes de droit public une « mise en extinction », dont les gouvernements successifs des cohabitations et alternances ont acquis une riche expérience, accompagnée de celle d’une réduction programmée du champ d’application du statut par des réformes structurelles d’organisation.

Une question de tous les temps

Lorsque les dirigeants politiques de droite annoncent qu’ils abrogeront le statut général des fonctionnaires, ils songent essentiellement à mettre un terme à ce qu’ils appellent « l’emploi à vie » en ne recrutant à l’avenir que des agents de droit privé (qu’on aurait désignés en d’autres époques de l’expression « précaires et révocables ») en maintenant et en renforçant toutes les dispositions dérogatoires et spéciales qui affectent déjà depuis toujours le régime général de la fonction publique (et dont on ne parle jamais) à commencer par celui de la Haute administration. Ce n’est pas leur faire un procès d’intention que de rappeler ces données. Ils s’en vantent ouvertement en espérant, en ces temps de crise, avoir le soutien des salariés du secteur privé.

Une question connexe est posée, et je souligne qu’elle l’est à toutes les époques, ce qui nous ramène quelque peu au contexte électoral : quelle est la position de chacun des autres partis politiques et de leurs groupes parlementaires sur les questions fondamentales de la fonction publique ?

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:16

Dans le tome 1 de mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens ? Le syndicalisme des origines à la scission de 1947-1948, paru aux Editions sociales en 1979 un chapitre était intitulé La Fédération des fonctionnaires s’installe au 10 rue de Solferino (pages 247-248). Page 306 ( et non pas 416 comme il était indiqué par erreur à la note 15) un court chapitre « A la veille de la Libération, ultimes combats ».

Dans le tome II paru deux ans plus tard en juin 1981, sur Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à 1981 un chapitre était intitulé « La fin de la Maison des fonctionnaires (page 364) .

Cet ouvrage a connu à l’époque une importante diffusion, mais il est depuis longtemps épuisé. Il n’a pas été réédité, mais on peut le consulter à la BNF et dans les bibliothèques universitaires et se le procurer auprès de librairies et maisons d’édition par la voie d’internet. Si les bibliographies accompagnant la plupart des ouvrages sur le syndicalisme (notamment celui du monde enseignant qui ignorent souvent les questions générales de la fonction publique et l’action syndicale qui s’y rattache) et si les publications des organisations syndicales de la fonction publique, en premier lieu celles de l’UGFF-CGT, citaient mes ouvrages (et ceux d’autres auteurs, très peu nombreux, notamment Georges Frischmann ou Jeanne Siwek-Pouydesseau qui ont étudié ces sujets), la connaissance de l’Histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires serait à un autre niveau parmi les fonctionnaires et agents publics et les journalistes dont la majorité ne l’a pas vécue sur le terrain. On éviterait peut-être l’accumulation d’erreurs qui caractérise les prestations dont j’ai eu l’occasion de prendre connaissance.

Les extraits de mon ouvrage relatifs à la « Maison des fonctionnaires » constituent certainement une référence, (n’en déplaise à plus d’un) mais ils doivent donner lieu à certaines précisions : L’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT résultait de la transformation de la Fédération générale des fonctionnaires par le congrès de mars 1946. La scission n’est intervenue que plus tard en 1947-1948. Le siège qui était la propriété de la Fédération générale des fonctionnaires depuis 1934-1935 avait deux entrées (et deux concierges). L’une était au 10 rue de Solferino, pour les organisations de la CGT, l’autre au 94 rue de l’Université pour la Fédération de l’Education nationale. La Fédération générale Force ouvrière sera associée à égalité avec l’UGFF et la FEN à la vente de l’immeuble en 1978 par une interprétation correcte de l’Histoire du mouvement syndical CGT des fonctionnaires qui était le « tronc commun » de cet ensemble, mais si des syndicats FO avaient leur siège dans l’immeuble de la rue de Solferino, ce ne fut jamais le cas de la fédération qui avait son propre siège dans le même quartier.

L’implantation générale des organisations constitutives du mouvement syndical des fonctionnaires dans le 7e arrondissement de Paris avant la Seconde guerre mondiale et pendant une assez longue période après la scission de 1947-1948 était fondée sur la proximité jugée nécessaire avec la Chambre des députés (devenue Assemblée nationale) et les principaux ministères. C’est une des données de l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires marquée par son « action parlementaire » sous les IIIe et IVe Républiques. L’affaiblissement du rôle du Parlement qui devait résulter de la Constitution de la Ve République sera une des raisons spécifiques du vote NON au référendum de 1958 préconisé par l’UGFF et remarquablement explicité par Léon Rouzaud secrétaire général du Syndicat des Indirectes qui avait été secrétaire général de l’UGFF après Alain Le Léap et avant André Berteloot.

Cliquez ci dessous pour accéder aux extraits de « Fonctionnaires sujets ou citoyens «

 

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 08:11

Depuis les années 1980, l’immeuble situé 10 rue de Solferino à Paris est devenu la « Maison des socialistes ». Il n’est pas étonnant qu’elle apparaisse comme telle dans de multiples commentaires et comptes rendus de réceptions et manifestations diverses. Le mot Solferino est même désormais associé à ce parti et Jean-Luc Mélenchon y a contribué en affublant ses anciens camarades du qualificatif « solferiniens ».

Mais avant d’être devenu dans cette courte période contemporaine d’une trentaine d’années le siège d’un parti politique, cet immeuble construit au XIXe siècle par la famille du prince de Broglie était de 1934 à 1978, c’est-à-dire pendant prés d’un demi-siècle, la propriété et le siège du mouvement syndical des fonctionnaires.

Malheureusement, si certaines des présentations qui en sont faites ne peuvent éviter d’évoquer ou de mentionner ce passé, elles sont imprégnées de phénomènes bien connus : une méconnaissance de l’Histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires, de leur place dans l’histoire générale, et une instrumentalisation caractérisée par des interprétations tendancieuses axées sur un parti dominant et sur un syndicalisme enseignant que tant de liens ont unis au cours de l’Histoire politique et sociale.

Comme par hasard, l’Histoire de la CGT, de son mouvement syndical des fonctionnaires et du rôle de leurs dirigeants de la seconde moitié du XXe siècle mais aussi de ceux de la Fédération générale d’avant-guerre (acquéreurs et gestionnaires de l’immeuble de la rue Solferino ) est méconnue et malmenée.

Quand on connaît la véritable histoire de cet immeuble, quand on a personnellement connu plusieurs des leaders syndicaux les plus importants de l’époque de la Libération et exercé pendant vingt ans des responsabilités syndicales nationales dans diverses parties de l’immeuble y compris le bureau central auquel on accède par « l’escalier d’honneur », quand on a présidé le comité de gestion de la « Maison des fonctionnaires » et joué un rôle essentiel dan sa vente en 1978, on a peut-être quelques titres à s’exprimer.

Telle est bien mon intention dans de prochains articles.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 08:36

Un des tous premiers articles de ce blog, en mai 2010, évoquait l’immeuble situé 10 rue de Solférino, qui fut pendant un demi-siècle le siège de la Fédération des fonctionnaires avant de devenir celui du Parti socialiste. Ni la direction de ce dernier, ni la presse n’ont fait le moindre écho à cette note. Je n’ai pas insisté, et j’ai poursuivi pendant ces quatre années l’action que je venais d’engager sur l’Histoire de la fonction publique, du syndicalisme des fonctionnaires et de la Commune de Paris.

Sachant qu’Internet est une source inépuisable d’informations, et sans trop y croire, je viens de cliquer sur le mot-clé « 10 rue de Solférino » et j’ai fait des découvertes que je vais maintenant livrer aux lecteurs de ce blog.

En préalable, voici mon article de mai 2010 :

Les journaux télévisés montrent parfois des personnalités politiques franchissant les grilles de l’immeuble situé au 10 rue de Solférino, dans le 7e arrondissement de Paris, des réunions de militants ou des rassemblements de soirs d’élection.

Personne ne peut ignorer que là se trouve le siège du Parti socialiste.

Mais qui sait ou se souvient qu’il fut celui du mouvement syndical des fonctionnaires pendant près d’un demi-siècle ?

La fédération des fonctionnaires créée en 1909 regroupait au lendemain de la Première guerre mondiale des associations transformées en syndicats malgré l’interdiction gouvernementale et la jurisprudence draconienne du Conseil d’Etat. Elle avait adhéré à la CGT en 1920, puis l’avait quittée pour sauvegarder son unité et l’avait de nouveau rejointe en 1927. Elle était installée à l’angle des rues de Lille et de Poitiers.

Forte de ses 300.000 adhérents, d’un hebdomadaire à grand tirage La tribune des fonctionnaires, dont le premier numéro était sorti en 1913, elle fit l’acquisition en 1934, quelques mois avant la réunification de 1935-1936, grâce aux fonds recueillis par souscription auprès des fonctionnaires et agents publics, de cet immeuble situé, à l’angle du 10 rue de Solférino et du 94 rue de l’Université, qui appartenait alors à la famille du prince de Broglie.

Ainsi le mouvement syndical des fonctionnaires restait dans le quartier des ministères et des ambassades, à proximité de la Chambre des députés.

En 1940, après la dissolution des syndicats, le gouvernement de Vichy s’est emparé de ce siège pour y installer les services de son ministère de l’Information.

En août 1944, un groupe de résistants a exécuté sur place le sinistre Philippe Henriot, porte parole de la collaboration. Quelques jours plus tard, un groupe des FTP (Francs tireurs partisans) a repris possession de l’immeuble où la fédération des fonctionnaires s’est immédiatement réinstallée. (Ces événements ont été marqués par une plaque commémorative fixée sur la façade en 1964).

Après la scission de 1947-1948 la maison a abrité l’Union générale des fonctionnaires CGT, la Fédération de l’Education nationale, et plusieurs fédérations et syndicats nationaux autonomes ou même affiliés à FO. Elle était gérée – dans des conditions qui bravaient la division syndicale- par un comité réunissant les représentants des organisations qui y avaient leur siège.

En face, au 5 de la rue de Solférino, se trouvaient, pendant « la traversée du désert » les bureaux du général de Gaulle.

En 1978, le projet de rénovation et de transformation en une Maison commune de l’ensemble du mouvement syndical des fonctionnaires s’étant heurté à d’insurmontables difficultés administratives et financières, la vente a été décidée. C’est une mutuelle de retraite des instituteurs qui s’est portée acquéreur et revendra son siège, quelques années plus tard, au Parti socialiste.

 

Dans l’exercice de mes responsabilités syndicales, j’ai siégé au 10 rue de Solférino de 1958 à 1978. De 1963 à 1970, j’ai occupé le bureau dans lequel Philippe Henriot avait été exécuté, et de 1970 à 1978 le bureau central auquel on accédait par le grand escalier où, dit-on, Charles Laurent, secrétaire général pendant 35 ans, de 1909 à 1946, avait placé un « huissier à chaîne », comme dans les palais ministériels. Président du comité de gestion de la « maison des fonctionnaires » en ma qualité de secrétaire général de l’UGFF, j’ai présidé à la vente de cet immeuble chargé d’histoire syndicale..

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:24

CAHIERS DE L’INSTITUT CGT

D’HISTOIRE SOCIALE

 

Le n° 129 de mars 2014 de cette revue publie une Note de lecture de « L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet «

Note de lecture
Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 09:08

Cliquer sur http://calameo.fr ou dans la partie droite de ce blog

Un ouvrage inédit

L’Etat et les fonctionnaires

De la plume sergent-major à internet

Une histoire de la politique salariale de l’Etat

et de l’organisation des carrières des fonctionnaires

Autres publications

Le parcours de trois quarts de siècle d’un fonctionnaire

dans le mouvement ouvrier

(Eléments d’une autobiographie succincte de l’auteur)

°

-Le statut général des fonctionnaires (1946-2006).

Un texte publié à l’occasion du 60e anniversaire du statut

-Fonctionnaires et magistrats sous la Commune de Paris

Des extraits de l’ouvrage 72 jours qui changèrent la cité. La Commune de Paris dans l’histoire des services publics

-Les services publics dans l’histoire sociale

Conférence à l’Institut CGT d’histoire sociale 3 mai 2011

-Histoire de la Fonction publique Episodes marquants

-La crise du mouvement syndical des fonctionnaires des années 1975

-La grève des fonctionnaires dans l’histoire sociale

Une vidéo

Les Aleliers de l’Histoire du CNFPT (Centre national de la Fonction publique territoriale) ont réalisé un DVD reproduisant un entretien de 2 heures avec René Bidouze sur le thème « de l’emploi à la carrière »

Une brochure de l’IHS-CGT

« L’évolution historique des fonctions publiques d’emploi et de carrière en France et dans le monde »

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 08:08

Une démarche nécessaire

La création de ce blog en mai 2010 suivie de la publication d’une série de textes sur le site internet Calaméo a permis de donner quelques prolongements numériques à mes travaux sur l’Histoire de la Commune de Paris, de celle de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires. Cela représente des centaines de pages venant s’ajouter à celles de mes ouvrages papier actuellement épuisés mais que l’on peut consulter et se procurer.

Quand on prend connaissance de certaines participations à des colloques, séminaires, revues spécialisées (très nombreuses à l’occasion du trentième anniversaire des textes de 1983-1984) ou des auditions organisées par des rapporteurs ou des responsables politiques et administratifs sur l’avenir proche ou lointain de la fonction publique ( principalement Bernard Pêcheur dans la dernière période) on peut constater de grandes disparités d’expérience et de connaissance des multiples aspects de l’Histoire de la fonction publique et plus encore de celle de son syndicalisme.

Mais le plus important n’est pas là. Au-delà des approximations et des erreurs sur le terrain de l’Histoire et même sur celui du droit de la fonction publique coexistant avec des textes de qualité, il est indispensable de déceler, de mettre au jour et de combattre ce qui est de nature ( par opportunisme, pour satisfaire tel ego surdimensionné ou de façon délibérée) à laisser se perpétuer et s’aggraver les atteintes à des principes fondamentaux qui ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficacité . Sans perdre de vue que l’issue est beaucoup plus liée à l’évolution d’une situation politique et sociale gravement perturbée qu’aux commentaires de certains technocrates.

Contribuer, de ma place et avec mes moyens, en dehors de toute implication dans l’élaboration des projets d’avenir qui relève des responsables politiques, administratifs et syndicaux en exercice et qui de toute façon se déroule selon des scénarios auxquels je n’ai pas accès 1, telle est la forme spécifique et personnelle de mon intervention. Cela me conduira probablement à mettre de nouveau, comme je l’ai fait en d’autres circonstances, quelques points sur les i, à rappeler des traits marquants de l’histoire longue de la fonction publique que certains commentateurs détenant des positions clés préfèrent éluder ou instrumentaliser.

1- A toutes les époques - comme M. de La Palice nous l’aurait rappelé - les générations successives doivent assumer leurs responsabilités.

Dans l’immédiat, l’unité de l’ensemble des organisations syndicales de fonctionnaires qui s’affirme pour le 15 mai 2014 est une donnée essentielle. Elle porte sur des questions vitales.

Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 08:25

Après la publication récente du rapport Pêcheur, le gouvernement envisage de présenter à l’automne un projet de loi sur la déontologie, les droits et les obligations des fonctionnaires.

Mais les dirigeants de l’UMP qui s’expriment sur les plateaux de télévision ne font pas mystère de leur volonté d’abroger le statut général des fonctionnaires si, comme ils y aspirent, ils reviennent au pouvoir. Une telle menace n’est pas nouvelle, elle a été souvent répétée dans le passé, mais il y a tout lieu de penser que cette fois, les conditions de sa mise en œuvre seraient réunies. Ils savent maintenant comment faire pour placer le statut « en voie d’extinction » pour des centaines de milliers d’agents, pour appliquer les nouveaux recrutements aussi limités que possible à des agents de droit privé, et pour briser l’ensemble des autres parties du régime général de la fonction publique. Quant au contexte européen, il n’est guère favorable à la sauvegarde des principes fondamentaux de la conception française de la fonction publique. ..

Sombres perspectives
Repost 0
Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de René BIDOUZE
  • Le blog de René BIDOUZE
  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
  • Contact

Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

Recherche

Mes ouvrages

Mes publications numériques

Mes vidéos

Catégories

Mon Béarn natal