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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 06:53

Le rapprochement entre divers textes concernant la présentation de la « Maison des socialistes » située 10 rue de Solferino à Paris depuis les années 1980 et ceux qui avaient été consacrés dans mes ouvrages à la place éminente de cet immeuble dans l’histoire générale du mouvement syndical des fonctionnaires pendant un demi-siècle me paraît déboucher sur un constat et sur une exigence.

Le constat est que les rédacteurs d’articles et de textes de présentation de la « Maison des socialistes » et les dirigeants qui s’en accommodent commettent impunément des erreurs qui témoignent d’une méconnaissance, non seulement de l’Histoire de cette maison, mais aussi et surtout de celle du syndicalisme français et tout particulièrement de celui des fonctionnaires.

L’exigence est que toute évocation de l’histoire de ce qui fut la « Maison des fonctionnaires » dans les textes du Parti socialiste concernant son siège rue de Solferino, même lorsqu’elle n’est manifestement qu’une formalité de présentation, soit conforme à la réalité.

Est-ce trop demander ?

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:47

A l’occasion des commémorations du Débarquement de juin 1944, un des vétérans, âgé de plus de 90 ans, a sauté en parachute. On apprend par ailleurs que l’ancien président des Etats-Unis Bush père, vient de célébrer son 90e anniversaire de la même façon. Il est clair que les motivations ne sont pas du même ordre et qu’on peut éprouver du respect et une certaine admiration pour le vétéran, et des sentiments mitigés à l’égard de l’homme d’Etat.

Les centaines de vétérans du Débarquement qui ont assisté aux commémorations ont illustré l’inestimable valeur de témoignages que rien ne peut remplacer. Qui d’autre peut savoir ce que l’on ressent quand on atterrit dans les lignes ennemies ou quand on fonce sur les plages normandes sous le feu des mitrailleuses ?

Toutes proportions gardées, il y a des « vétérans » qui sont « dans le coup » en tous domaines de l’activité humaine. On ferait bien de s’en souvenir un peu plus souvent

Faut-il sauter en parachute pour se faire entendre ? Engagé dans ma 92e année, je peux encore y réfléchir.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 09:13

La proposition faite le 11 juin, par le président de la République, de nommer Jacques Toubon au poste de Défenseur des droits pour succéder à Dominique Baudis récemment décédé apparaît pour ce qu’elle est : une nouvelle erreur politique.

La carrière de l’intéressé est à juste titre passée au crible dans les médias. Je suggère à ceux qui s’intéressent à l’Histoire de la Fonction publique ( et à ceux qui devraient s’y intéresser) de consulter les travaux parlementaires concernant les réformes du statut général des fonctionnaires en 1983-1984. Ils y rencontreront un certain Jacques Toubon, jeune député de droite ancien élève de l’ENA qui s’est illustré comme un des opposants les plus excités.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:02

L’épisode de l’exécution de Philippe Henriot par un commando de la Résistance apparaît dans la dernière partie de la série historique de Dan Franck présentée par TF1 le 2 juin 2014 sous le titre « Résistance ». Cet épisode a été filmé dans un immeuble qui n’est pas celui de la rue de Solferino. Il n’est pas mentionné que le siège du ministère de l’Information où cette exécution a eu lieu avait été volé par le gouvernement de Vichy à la Fédération des fonctionnaires dissoute en 1940 et que cet immeuble a été repris plus tard par un commando.

J’ai rappelé en différentes occasions, notamment dans mes écrits déjà fort anciens sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires, que j’avais travaillé pendant des années, alors que j’étais secrétaire général de la Fédération des Finances, dans le bureau même où ce collabo fut exécuté, et dont les lambris recouvraient les traces de balles.

Il arrive que les témoignages des « vétérans » - dont nous reparlerons- soient de quelque utilité.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:16

 

Dans un autre de mes ouvrages, Fonction publique Les points sur i, VO éditions 1995 (qui a connu une assez bonne diffusion mais une existence éphémère en tant qu’édition papier puisqu’épuisé assez rapidement et non réédité) on pouvait lire dans le chapitre traitant la « Mission provisoire de réforme de la fonction publique » confiée par le général de Gaulle à Michel Debré en avril 1945 (pages 54 -60) une indication inédite sur la seule visite d’un ministre en exercice qui ait eu lieu, à ma connaissance, au siège de la Fédération générale des fonctionnaires (comme avant la guerre, elle était une des « fédérations » les plus importantes de la CGT et se transformera en Union générale des fédérations de fonctionnaires au congrès de mars 1946, avant la scission de 1947- 48).

Cette anecdote illustre à la fois l’histoire générale du syndicalisme des fonctionnaires et la place qu’y occupait le siège de la rue de Solferino acquis en 1934-1935.

…« Le projet a été soumis à la Commission de réforme de l’Etat de l ’Assemblée consultative, dont le rapporteur était Pierre Cot. L’Assemblée s’est réunie en procédure d’urgence les 21 et 22 juin 1945.

Pierre Neumeyer, intervenant dès l’ouverture des débats ( en l’absence de Charles Laurent en mission au Bureau international du travail) a indiqué que Michel Debré leur avait proposé d’avoir avec eux une « conversation » sur le projet d’ordonnance 1. Charles Laurent avait refusé, estimant qu’il était indispensable d’avoir communication du texte ( Charles Laurent et Pierre Neumeyer, membres de l’Assemblée consultative, étaient les deux principaux dirigeants de la Fédération générale des fonctionnaires).

Michel Debré s’est alors contenté d’une lettre exposant « les grandes lignes du projet » et a accepté de se rendre au siège de la Fédération générale des fonctionnaires, 10 rue de Solferino, pour y faire une « conférence » sur le sujet. Au cours de la discussion qui a suivi, il a refusé de communiquer les projets de textes d’application, qui pourtant étaient déjà prêts »…

1- Il s’agissait de l’Ordonnance du 9 octobre 1945, qui institua l’Ecole nationale d’administration, les instituts d’études politiques, la direction de la fonction publique et les nouveaux cadres d’administration centrale. C’est un des textes « fondateurs » de la fonction publique de la seconde moitié du XX e siècle. On peut en lire une analyse dans plusieurs de mes ouvrages et en dernier lieu dans « L’Etat et les fonctionnaires », publication numérique sur le site Calaméo.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 07:11

La présentation qui a été faite récemment de mes ouvrages relatifs à la Commune de Paris était de mise dans un blog dont l’un des objets annoncés était et demeure de contribuer à l’Histoire de cet événement, même si le nombre des articles qui lui sont consacrés est de loin inférieur à celui des articles traitant l’Histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires.

Aujourd’hui je crois devoir de nouveau appeler l’attention sur un ouvrage publié à la Documentation française en 2007, et présenté dans une séance solennelle suivie d’une réception à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.

  

Le Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880) publié en 2007, est une contribution inédite et originale à la connaissance de la Commune de Paris. Cet ouvrage comprend une première partie intitulée « Présentation et bilan de l’enquête » qui présente des explications concernant le découpage périodique et thématique destiné à permettre aux chercheurs d’avoir une vue d’ensemble des thèmes étudiés avec une connaissance précise des fonds existants (pages 13-66). Il analyse dans une substantielle deuxième partie de façon quasi-exhaustive les fonds d’archives conservés dans les bibliothèques, musées, institutions publiques et privées de Paris et de l’Ile-de-France (pages 67-700). Un cahier de 16 pages d’illustrations hors texte agrémente le document.

 

Cet ouvrage présente la particularité d’être accompagné de la mise en ligne sur le site des Amis de la Commune www.commune1871.com des bases de données relatives à environ 50.000 dossiers individuels de communards référencés dans les fonds d’archives suivants :

- 8 J Dossiers des conseils de guerre, au Département de l’armée de terre du Service de la Défense ;

-BB 24 Grâces demandées et accordées ou refusées, aux Archives nationales ;

- B A « Fichiers des communards », aux archives de la préfecture de police.

Il s’inscrit dans la série déjà longue des guides édités sur les sujets les plus divers par la direction des Archives de France depuis un certain nombre d’années. Il figure à ce titre dans les collections de son réseau sur l’ensemble du territoire national et dans celles d’institutions étrangères. Il fait l’objet d’une diffusion organisée selon les normes propres aux publications officielles, pouvant être utilement relayée par une diffusion militante des associations qui souhaitent s’associer à cette œuvre. Le guide est le fruit d’un « partenariat » efficace qui s’est exprimé dans trois textes significatifs :

   Bertrand Delanoë, maire de Paris (Préface)

…Cette entreprise est une œuvre de science, qui offre aux historiens un outil de travail exemplaire, loin de toute considération partisane. Mais elle est aussi un magnifique hommage aux insurgés de Paris, aux valeurs universelles qu’ils ont défendues et pour lesquelles beaucoup d’entre eux ont perdu la vie…

  Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France (Avant-propos)

…Le bilan de l’enquête et la présentation des fonds d’archives contenus dans cet ouvrage sont le fruit d’un travail de très grande envergure…Je suis particulièrement heureuse d’ajouter cet ouvrage à la liste des guides que la direction des Archives de France a à cœur de faire paraître ou d’aider à publier dans le cadre de la politique scientifique qu’elle anime.

  René Bidouze, coordinateur de l’équipe scientifique (Introduction générale)

…La réalisation du Guide des sources d’archives de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880) considéré dans toutes ses dimensions, sera finalement une œuvre de longue haleine, qui associera aux pionniers des années 2001-2007 de nouvelles compétences, voire de nouvelles passions pour la recherche, pour la vérité historique, pour la reconnaissance à l’égard d’hommes et de femmes qui eurent le mérite d’une révolution sociale aux avant-postes de la République et des libertés municipales...

Le Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste (1864-1880) est édité par la direction des Archives de France à la Documentation française

29, quai Voltaire 75344 Paris cedex 07

Tél 33 (0) 40 15 69 96

732 pages 65 €

Ouvrage disponible au siège des Amis de la Commune, 46 rue des Cinq-Diamants 75013 Paris.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:35

Le spectre de la « déflation » est à l’ordre du jour. La Banque centrale européenne est en train de plancher sur les mesures destinées à éviter que la zone euro n’entre dans une spirale de baisse des prix et des salaires que certains économistes qualifient « d’inflation négative » 1.

La plus célèbre des périodes de l’Histoire marquées par la déflation est celle de la crise de 1929 et de ses prolongements dans les années qui ont précédé la Seconde guerre mondiale. En revanche, avant et après les chocs pétroliers de 1973 et 1979 notre pays a connu de longues périodes d’inflation.

Quand on s’intéresse à l’Histoire politique, économique et sociale et à celle du mouvement syndical qui lui est nécessairement liée, on ne peut manquer de voir le grand intérêt que présente la connaissance de ces phénomènes.

Dans la recherche sur l’Histoire de la « politique salariale de l’Etat » de la fin du XIXe siècle à nos jours qui fait l’objet de l’ouvrage numérique « L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet », et dans des ouvrages antérieurs régulièrement cités dans ce blog, on trouve des analyses de l’action du mouvement syndical sous l’impulsion de la Fédération générale des fonctionnaires avant-guerre et des fédérations représentées au Conseil supérieur de la fonction publique après la scission de 1947-1948 au long de la deuxième moitié du XXe siècle.

1- Entre autres publications, « Le monde » Ecoentreprise de mardi 3 juin 2014 consacre plusieurs pages à ce sujet.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:13

Dans les commentaires qui occupent les médias, on voyait revenir sans cesse le constat de « l’amateurisme » de certains des ministres du gouvernement de J-M Ayrault et de leur absence de préparation à l’exercice du pouvoir, non compensée par des cabinets ministériels accablés des mêmes défauts dans une Ve République présidentielle à bout de souffle. Le gouvernement de M. Valls n’est pas à l’abri des « couacs ».

C’est un sujet sur lequel j’ai un point de vue fondé sur l’expérience certes limitée mais concrète de la législature 1981-1986. Les nécessaires corrections de trajectoire de l’espace et du temps n’infirment pas les constantes de l’action gouvernementale.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 18:27

Au lendemain même du désastre électoral du dimanche 24 mai, on pouvait relever, dans l’énorme déferlante des commentaires de l’ensemble des médias, une véritable accumulation d’informations affligeantes. Voici, à titre d’exemple, les principaux titres du n° de jeudi 29 mai du journal « Le Monde » ? Et depuis ça continue de plus belle :

Budget de l’Etat : la Cour des comptes débusque un trou de 12 milliards d’euros

L’UMP, entre cynisme et irresponsabilité

Evacuation sans issue pour les migrants de Calais

En Ukraine, le chaos de la guerre

Menaces sur les libertés en Turquie

Régime égyptien en mal de légitimité

Désaccords au sommet sur la réorganisation de l’Europe

Les impôts ne rentrent pas

Violences sur les mineurs

Ce n’est pas l’Europe qui est malade mais la France…

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 07:14

                                         

Nous sommes dans la commémoration du Débarquement du 6 juin 1944 qui fut un des grands événements du XXe siècle. Ceux qui avaient 20 ans à l’époque et ont survécu sont aujourd’hui nonagénaires.

En 1944, j’étais dans ma 22e année. Contrôleur stagiaire des Contributions indirectes après avoir exercé les fonctions d’instituteur détaché à l’Inspection académique à Pau, j’avais échappé au STO alors que j’étais dans un convoi de 2000 hommes à destination des mines de Katowice en Pologne occupée par les nazis.

                                                  

J’accomplissais mon stage à l’Ecole nationale des Contributions indirectes, rue Cardinet à Paris dans le 17e arrondissement. Le 6 juin, avait lieu l’examen de fin de stage auquel participaient les quelque 250 stagiaires appartenant à plusieurs promotions de cette période de guerre et dont la majorité étaient d’anciens instituteurs venus des départements les plus deshérités. Le directeur de l’école avait obtenu l’autorisation de ne pas l’interrompre dans cette journée du Débarquement marquée dans la capitale par quatre-vingt alertes aériennes. Classé 2e à l’écrit à un demi-point dans le total de points du premier j’ai terminé 4e. André Berteloot était le major.

Lorsque, après la Libération, Berteloot sera conseiller régional du Syndicat des Indirectes à Bordeaux, je serai son suppléant et lorsqu’il deviendra secrétaire général du syndicat en 1953 il me proposera d’accéder au bureau national. Une offre que je déclinerai pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec mon engagement syndical. J’accepterai cette fonction cinq ans plus tard, aux côtés de Léon Rouzaud sur proposition de Roger Loubet. André Berteloot avait alors pris la suite de Léon Rouzaud au secrétariat général de l’UGFF. Membre du bureau confédéral de la CGT, il en sera pendant des années l’administrateur. Roger Loubet qui avait été secrétaire général du Syndicat, était secrétaire général de la Fédération des finances, une fonction à laquelle je lui succèderai en 1962 avant qu’il ne soit élu secrétaire général de l’UGFF en 1964 en remplacement de Berteloot se consacrant à ses tâches confédérales. En 1970 je succéderai à Roger Loubet au secrétariat général de l’UGFF et je mettrai un terme définitif à mes responsabilités syndicales en 1978.

De 1946 à 1978, les secrétaires généraux successifs de l’UGFF - CGT (Alain Le Léap, Léon Rouzaud, André Berteloot, Roger Loubet, René Bidouze) Jacques Pruja un des promoteurs du statut général des fonctionnaires avec le cabinet de Maurice Thorez dont Pierre Meunier était le directeur, étaient tous des cadres supérieurs du ministère des Finances et plus précisément de l’administration fiscale dont le mandat fut de durée limitée et qui ont assumé (avant et après) d’autres responsabilités administratives, mutualistes ou syndicales.

Lors de la crise survenue dans le mouvement syndical CGT des fonctionnaires dans les années 1975 (analysée dans mes écrits souvent cités par ce blog) je n’ai pas pris en considération le positionnement apparent de Berteloot auprès des deux secrétaires confédéraux issus du même syndicat national qui s’opposaient à la direction de l’UGFF et tentaient de m’éliminer par des voies autoritaires. Léon Rouzaud, sans intervenir officiellement, ne les a pas soutenus. Je m’honore d’avoir prononcé son éloge funèbre aux côtés de Georges Séguy en 1977. Alain Le Léap a écrit la préface de mon livre Fonctionnaires sujets ou citoyens quelques années plus tard en 1979. Cette préface était une contribution à l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires.

Quels que soient leurs parcours, leurs divergences, les péripéties de la lutte sociale, ces personnalités avaient une relation forte avec la continuité de l’Histoire syndicale et ses lignes de force dans le temps long.

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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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