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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 08:34

Il ne faudrait pas croire que le concept de « statut » a évolué comme sur une autoroute à circulation caractérisée « fluide » par « Bison futé ». Il aurait plutôt tendance à circuler dans des chemins de traverse où il rencontre des malandrins toujours prêts à lui faire la peau.

Si on plonge dans l’histoire réputée plutôt aride de l’administration et de la fonction publique du milieu du XIXe siècle à nos jours on peut imaginer un personnage de dessin animé qui n’en finit pas de prendre des coups, de se relever après chausse-trappe, et de connaître quelques moments triomphants bientôt suivis de tentatives d’estocade. On verrait aussi rôder autour de lui des individus qui voudraient bien le réduire à l’état de domestique chargé de leur cirer les bottes.

On se pose parfois de graves questions. J’évoquais hier le texte de Régis Debray qualifiant l’ENA de « moulin à gaufres ». Je crois qu’il s’agit d’un « moule » car si c’était un moulin on n’aurait que des miettes. Dans le même texte l’auteur nous dit que Sarkozy était un président « gallo-ricain » « fier d’arborer le tee-shirt NYPD (de la police de New York) » et nous présente son successeur comme « son sosie » « fier qu’Obama lui mette la main sur l’épaule ».

Mais l’imagination a ses limites. Ici, on se contentera - sur ce registre et en revenant bien vite aux choses sérieuses - de proposer de temps en temps, comme on l’a déjà fait, une devinette dont la réponse éclairera un peu le chemin.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 18:45

Aux Controverses du « Monde » en Avignon, l’écrivain Régis Debray, inventeur de la « médiologie », aujourd’hui membre de l’Académie Goncourt, a longuement répondu à la question « L’Occident est-il en déclin ? »

Il a notamment exprimé cette opinion : « L’histoire a plus de mémoire que nous. Malheureusement, pour les anciens élèves de l’ENA, elle commence en 1944 au débarquement en Normandie, et pour les plus archéologues en 1914. Ce moulin à gaufres, école d’inculture historique et géographique, produit des têtes légères qui réduisent l’Univers à l’économie. Il serait bon peut-être de fermer l’ENA, sans quoi nous irons de bourde en bourde, par arrogance et par ignorance. »

Bonne idée que certains d’entre nous professaient déjà dans les années 1970. On pourrait y joindre Sciences Po au risque de dégarnir bon nombre d’émissions de nos « chaînes d’info » et de déplaire à leurs maîtres : Vivendi pour i télé, Bouygues pour LCI, NextRadioTV pour BFMTV …

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 07:51

Pendant que des « mammouths » grassement payés pour défendre les privilèges d’une caste et combattre les prétendus « nantis » « d’emplois à vie » aux indices « gelés » s’envoient des « boules puantes » en attendant le « messie » plongé dans les « affaires » et qui ferait « moins bien » que le président en exercice en train de « plonger »

L’Histoire politique et sociale a beaucoup à dire.

POUAH !
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:28

Quand on lit les textes (ouvrages, articles, communications dans des colloques) traitant divers aspects de l’histoire de la fonction publique (ou de celle du syndicalisme des fonctionnaires) ou même de l’ensemble des services publics émanant de dizaines d’auteurs aux compétences et origines multiples, on est amenés à faire diverses observations.

Le conflit des interprétations, des idées, voire des propositions, est inhérent à toute expression en histoire et plus largement en sciences humaines. D’autant que ce qu’il est convenu d’appeler, en l’occurrence, les « problèmes généraux de la fonction publique » sont souvent traités ou évoqués en incidente, selon des approches et dans des perspectives très différentes.

Cependant, dès lors que sont énoncés des faits et données objectives, tout particulièrement des textes législatifs et réglementaires et des références jurisprudentielles, ou des délibérations collectives consignées dans des documents, il convient de relever les erreurs, les approximations, les lacunes, et de faire preuve d’une certaine exigence quant aux sources. Une vigilance particulière s’impose à l’égard des témoignages par essence fragiles et subjectifs , et des commentaires de seconde main dont la rigueur n’est pas la qualité première.

Afin de donner la meilleure portée à cette démarche, qui n’a rien d’abstrait et de théorique, et qu’il faut mener simplement, sans complaisance et sans agressivité au fil des lectures 1 il conviendra de tenter une réflexion d’ensemble sur les multiples dimensions de ce vaste sujet. Ce sera probablement une partie du programme de rentrée de ce blog 2.

1- J’ai d’ores et déjà noté, dans des articles ou conférences d’auteurs nantis de titres et de références, ou dans des témoignages de personnalités, quelques erreurs historiques ou juridiques da nature à porter une certaine atteinte à la pertinence de leur propos.

2- En attendant, je vous conseille (on n’est jamais mieux servi que par soi-même et de toute façon on ne le fera pas à ma place) de vous reporter notamment à une brochure accompagnée de la bibliographie des ouvrages et études de l’auteur :

René Bidouze, L’évolution historique des fonctions publiques d’emploi et de carrière en France et dans le monde, Institut CGT d’Histoire sociale, 44 pages, 2007

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 07:25

Un article publié dans Les Cahiers de l’Institut CGT d’Histoire sociale (n° 119 septembre 2011) qui a manifestement sa place aux côtés de mes autres publications numériques sur le site Calaméo.

Histoire sociale. Les cartels des services publics (1920-1946)

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 05:52

Au lendemain de sa mise en examen, l’ex-président de la République a rappelé, pour la qualifier comme une indignité, la lettre que le Syndicat de la Magistrature lui avait adressée en 2012. Ses propos indignes et condamnés comme tels par des personnalités d’opinions politiques diverses mais hautement qualifiées sur le plan juridique et institutionnel servent de prétexte pour quelques médiocres politiciens réactionnaires (et pour certains d’entre eux plongés dans les « affaires ») à une mise en cause du droit syndical.

Aujourd’hui celui des magistrats, demain celui des agents des services publics et des fonctionnaires, après-demain celui de tous les salariés.

Voici la lettre en question. Elle vaut d’être rappelée :

« Qui plus que vous, monsieur Sarkozy, aura davantage violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire, dénigré le travail des professionnels de la justice ? En réalité, tout au long de votre quinquennat, vous n’avez cessé d’affaiblir l’autorité judiciaire et d’attiser la haine de la justice, du moins êtes-vous parvenu à diffuser la vôtre. »

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 08:03

Si vous et moi sommes mis en examen, vous croyez qu’on nous offrira un plateau de télévision pour nous permettre d’insulter les magistrats, et qu’on ne parlera plus que de nous jusqu’à plus soif pour mieux faire passer quelques autres pilules ?

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 07:31

Les textes constitutifs du régime général de la fonction publique française concernent les cinq millions de fonctionnaires de l’Etat, des collectivités locales et hospitalières, les millions de retraités et d’ayant droits, en relation avec les structures, l’organisation et le fonctionnement de l’Administration centrale, des services extérieurs et des services publics.

Le statut général des fonctionnaires n’est pas une « convention collective ». Il est la principale expression d’une conception de l’Etat et des institutions résultant de débats et d’évolutions plus que séculaires. L’art 34 de la Constitution en vigueur mentionne dans l’énoncé du domaine législatif les « garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires ». Le titre 1er du statut général des fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales qui s’applique aux trois fonctions publiques depuis 1983-1984 est un texte législatif fixant les droits et les obligations des fonctionnaires. Il concerne l’ensemble des citoyens et usagers du service public, la nation et ses institutions politiques et administratives.

D’où l’intérêt qui s’attache à la question du rôle et de la responsabilité des partis politiques et de leurs représentants dans l’élaboration de la politique de l’Etat et des institutions de la République dans le domaine de la Fonction publique, de leurs relations avec les organisations syndicales de fonctionnaires, et réciproquement des conceptions de ces dernières sur la nature et les modalités de leurs rapports avec eux.

Il s’agit, en réalité d’un des aspects d’un vaste ensemble de questions qui se rattachent aux problèmes fondamentaux du syndicalisme et à leur évolution au cours de l’Histoire et il n’est pas étonnant qu’on les rencontre dans tous mes écrits et témoignages.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 07:09

L’actualité politique et sociale de ce mois de juin a été marquée par un grand nombre de commentaires, analyses, débats et confrontations d’une acuité particulière à l’occasion de la grève des cheminots et de celle des intermittents du spectacle. On a assisté à un retour en force de certaines affirmations relevant de ce qu’il est convenu d’appeler les « idées reçues » 1.

Un propos a émergé, celui des vertus de la « négociation », des positions présentées comme systématiquement contestataires des organisations de la CGT, de leurs divergences avec d’autres organisations, du « sommet » débordé par la « base » etc…

Sur le terrain de la « négociation » et du « dialogue social » (le premier terme étant très ancien, le second beaucoup plus récent) les travaux relatifs à l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires et agents publics apportent, en prenant avec les débats contemporains les distances qui conviennent, un éclairage appréciable.

Ils montrent par exemple que Georges Pompidou Premier ministre refusait toute négociation avec les fédérations de fonctionnaires en affirmant que « L’Etat ne négocie pas avec lui-même » et qu’il a fallu le mouvement de mai 1968 pour la lui imposer, pour la première fois dans l’Histoire de la Fonction publique - sous des formes et dans des limites qu’il faut apprécier à leur juste valeur - alors que les délégations confédérales aboutissaient au « constat de Grenelle ». Ils permettent de découvrir les prémices de la naissance de la « politique contractuelle » dans la fonction publique et dans le secteur public et son évolution au long des décennies suivantes. Ils permettent aussi de vérifier que cette dernière était - quoi qu’on puisse en penser par ailleurs - une novation dans l’histoire de la politique salariale de l’Etat dans une période d’inflation aux caractéristiques économiques profondément différentes de celles que notre pays, l’Europe et le monde connaissent aujourd’hui.

En remontant beaucoup plus loin dans le passé, on découvre comment les pionniers du syndicalisme traitaient une presse qui était loin d’avoir l’audience des médias d’aujourd’hui (la télévision n’existait pas et les postes de TSF étaient peu nombreux). Pendant une bonne partie de l’entre-deux-guerres, « La Tribune des fonctionnaires », qui avait joué un rôle important dans la victoire du « Cartel des gauches » en 1924, était un hebdomadaire tirant à 300.000 exemplaires. Sa collection reste aujourd’hui une source incomparable d’information sur le syndicalisme de l’époque. La Fédération générale dont elle était l’organe occupait une place originale sur le terrain social et politique sous la IIIe République (un aspect du sujet « Syndicalisme et politique » précédemment évoqué).

1- Dans la rubrique « Débats et controverses » de « L’Humanité » du jeudi 26 juin 2014, on peut lire sous le titre « Pourquoi les médias sont-ils unanimes contre les mouvements sociaux » le point de vue de trois spécialistes :

-Henri Maler, fondateur de l’association Acrimed ;

-Patrick Kamenka , Représentant de la Fédération européenne des journalistes ;

-Véronique Marchand, journaliste, secrétaire générale du SNI-CGT France Télévisions

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 07:17

 

                                              

Dans Le Figaro magazine du 18 juin, Sarkozy proclame qu’il faut « tout changer ».

Un précédent historique célèbre nous donne la clé de cette proclamation : en 1860, après le débarquement de Garibaldi en Sicile, alors que l’aristocratie a peur pour ses privilèges, Tancrède dit à son oncle le prince Don Fabrizio :

« Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que tout change. »

(« Le Guépard », film franco-italien de Luchino Visconti, adapté du roman de Lampedusa, Palme d’Or au Festival de Cannes 1963).

« Tout changer » ? « Vaste programme » comme aurait dit le général de Gaulle qui répondait par cette remarque de bon sens à un énergumène qui s’écriait à son arrivée : « Mort aux cons ! » :

La Constitution de 1958 (plus de vingt fois « modifiée »), l’élection du président de la République au suffrage universel qui structure et verrouille la vie nationale et consacre une « monarchie » républicaine aggravée par le quinquennat renouvelable et l’inversion du calendrier des élections présidentielle et législatives, un système électoral sans proportionnelle, un vote non au référendum de 2005 foulé aux pieds, des partis politiques rongés par les affaires, les dépassements des financements de campagne, les guerres des chefs et les combats d’ego qui gangrènent la société, des sondages quotidiens avec des questions qui préfigurent et conditionnent les réponses, certains journalistes qui se spécialisent dans la collecte de ragots dans les coulisses du pouvoir, une abstention massive …Une Ve République à bout de souffle.

Tout ça pour perpétuer un système politique fondé sur les privilèges de classe et les intérêts de la Finance générateurs de chômage, de bas salaires et d’austérité.

 

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  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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