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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 08:42

On a fait grand bruit, à juste titre, sur une consultation électorale à laquelle étaient conviés 5,3 millions d’agents des trois fonctions publiques et dont les résultats comportent des enseignements d’une grande portée dont je ne suis pas sur qu’ils seront tirés dans toutes leurs dimensions.

La vie est ainsi faite : Bien que ma démarche ne s’applique pas principalement aux questions d’actualité, je ne peux m’abstenir de constater que le taux de participation n’a jamais été aussi bas et que les pertes de la CGT et de la FSU sont importantes. De leur côté, les dirigeants syndicaux (ou autres intervenants attitrés) qui croient pouvoir se permettre d’ignorer l’histoire ou de vivre dans l’illusion qu’elle a commencé avec eux ne peuvent apprécier ces résultats qu’en les comparant à ceux des élections précédentes.

Au-delà de ces considérations, je suis en mesure de présenter une analyse et d’offrir un témoignage personnel que l’on peut rencontrer dans plusieurs chapitres de mon ouvrage numérique « L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet » et qui peuvent donner à réfléchir à ceux qui seraient tentés de prendre à la légère ou de sous-estimer les dangers qui pèsent sur l’avenir des principes fondamentaux de la fonction publique.

L’organisation, le fonctionnement, les attributions, la structure même des organismes paritaires - qui sont un des principaux acquis du statut général des fonctionnaires adopté en 1946 - ont connu au long de ces soixante-dix années, un certain nombre de modifications et de réformes dont -soit dit en passant- une présentation exhaustive pourrait faire utilement l’objet d’une étude individuelle ou collective qui apporterait un éclairage aux moteurs de l’évolution historique de notre système de fonction publique.

A notre époque, tout le monde trouve certainement normal que les résultats d’ensemble d’une consultation comme celle qui vient d’avoir lieu soient publiés, commentés, et servent de base à la répartition des sièges de représentants des organisations syndicales au sein des conseils supérieurs de la fonction publique et autres organismes à ce niveau.

Or c’est le résultat d’une longue action face à des adversaires déterminés, coalisés et solidaires sur fond d’inaction et de complaisances qui a finalement trouvé une issue en 1981-1984 avec un gouvernement engagé dans une « concertation de type nouveau » pour opérer des réformes d’une ampleur notable, et qu’aucun gouvernement ultérieur n’a remis en cause (sur ce point).

Tel est le sujet du témoignage d’acteur de premier rang (avant et après 1981 dans des fonctions différentes) que j’apporterai dans de prochains articles après les fêtes.

 

 

Un témoignage personnel de premier rang
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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 08:44

(suite à « Lettres de noblesse »)

Après avoir reproduit une première fois l’article d’Henri Krasucki en janvier 2013 j’évoquais en ces termes, à propos de mon ouvrage « Fonctionnaires sujets ou citoyens » la relation entre l’évolution du syndicalisme des fonctionnaires et celle de la CGT et du syndicalisme confédéral :

« Je n’ai jamais perdu de vue que le syndicalisme des fonctionnaires est partie intégrante du syndicalisme confédéral. Toutes les grandes actions de la CGT auxquelles le mouvement syndical des fonctionnaires a pris part, souvent de façon significative, sont exposées ou à tout le moins évoquées dans de nombreux chapitres. La Fédération générale des fonctionnaires dans la période de l’entre-deux-guerres, l’UGFF-CGT depuis le lendemain de la Libération ont occupé, pour un ensemble de raisons et sous des formes que l’analyse historique enrichie par ses références à la science administrative met en évidence, une place originale au sein de la centrale syndicale. Après la scission de 1947-1948 et d’autres transformations survenues au long du demi-siècle suivant, le rôle des fédérations de fonctionnaires dans un paysage syndical diversifié est resté un aspect important de l’histoire du syndicalisme français. »

J’aurais pu reprendre mon titre : « Vérité en 1981, erreur en 2012-2013 ? » en l’actualisant « 2014-2015 », car le problème demeure. On verra bien dans la prochaine période, comment ces considérations de bon sens seront prises en compte dans les conférences, articles et communications concernant l’histoire de la CGT.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 12:44

La plupart des personnalités de ma génération qui ont apporté - à différents titres - leur contribution à la sauvegarde des intérêts fondamentaux de la fonction publique et des fonctionnaires ont disparu, parfois depuis des années.

C’est un privilège de pouvoir s’exprimer au cœur de la société d’aujourd’hui en utilisant les techniques les plus modernes et en bravant tous les ostracismes d’où qu’ils viennent. Rien ne pourra me dissuader de m’exprimer sur le thème que j’ai clairement défini et confirmé :

L’histoire de la fonction publique et celle d’un syndicalisme des fonctionnaires qui a des lettres de noblesse dont il est plus urgent que jamais d’instruire les nouvelles générations.

 

           « Pour qui s’intéresse à l’évolution de la CGT »

 

Il ya 33 ans, La Vie ouvrière n° 1942 du 18 novembre 1981 consacrait deux pages à la présentation du volume 2 de mon ouvrage « Fonctionnaires sujets ou citoyens ? » avec un article d’Henri Krasucki. Ce volume avait paru en juin, quelques jours avant ma nomination en qualité de directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives. Le premier volume publié en 1979, était accompagné d’une préface substantielle d’Alain Le Léap, ancien secrétaire général de l’UGFF puis de la CGT aux côtés de Benoît Frachon.

1 –Ces deux volumes sont épuisés depuis longtemps et n’ont pas été réédités. On peut se les procurer neufs ou d’occasion, et les consulter à la BNF et dans diverses bibliothèques.

 

                     L’article d’Henri Krasucki

 

 

Voici l’article d’Henri Krasucki intitulé « Pour qui s’intéresse à l’évolution de la CGT » :

Les deux volumes sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires de René Bidouze intéressent beaucoup plus que les fonctionnaires.

Tous ceux, toutes celles qui cherchent à connaître, à comprendre la CGT, sa diversité et son évolution au fil du temps ont beaucoup à y apprendre.

Il s’agit d’un travail sérieux, fondé sur les faits sans rien gommer et dégageant, à chaque étape, une réflexion sur le sens profond de ce qui s’est produit …

Je me permets de souligner qu’il n’est pas courant d’avoir un ouvrage qui part des débuts et va jusqu’à nos jours et de mentionner ensuite l’originalité de la composante « fonctionnaire » du monde du travail et de son cheminement : ce n’est qu’en 1924 qu’ils ont conquis le droit de constituer des syndicats !

Beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, cette expérience apprend à traiter avec doigté, sans simplification « tout blanc-tout noir », de la réalité historique et donc de ce qu’est réellement notre vaste et si diverse CGT, que des esprits superficiels traitent ces temps-ci avec tant de légèreté. Et pour certains, de malveillance.

Par-dessus tout, et en fin de compte, ces deux volumes montrent pour quelles raisons fondamentales commandées par la vie sociale elle-même et par quel cheminement on est passé d’un syndicalisme des fonctionnaires qui fut longtemps le point d’appui massif du réformisme syndical dans la CGT à un syndicalisme moderne où la conception de masse et de classe, qui est celle de toute la CGT, est devenue le bien commun des organisations CGT de fonctionnaires groupées dans leur UGFF.

Or, c’est l’un des faits les plus considérables de la vie syndicale française : la CGT est la première organisation syndicale chez les fonctionnaires aussi. Et le courant syndical de lutte de classe est, par là, devenu le plus influent parmi les fonctionnaires avec les particularités qui sont les leurs.

Cela fait partie des choses qu’il faut connaître pour comprendre ce qu’est vraiment la CGT.

C’est aussi l’œuvre de plusieurs générations de militants qui ont pris part à la lutte durant des décennies et représentent toutes les sensibilités existant dans la CGT.

De Michel Piquemal, Alain Le Léap, Léon Rouzaud, André Berteloot, Roger Loubet, dirigeants d’aujourd’hui, René Bidouze n’en oublie aucun, loyalement.

Je ne froisserai pas sa modestie en me bornant à rappeler que lui-même a été, durant de nombreuses années, un remarquable secrétaire général de l’UGFF pour qu’on se rende compte qu’il a pris, lui aussi, une certaine part à cette évolution et qu’il connaît ce dont il parle… »

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 16:08

Je constate chaque jour, particulièrement en ce moment, à l’occasion des débats qui agitent la CGT et des élections professionnelles d’une ampleur sans précédent qui viennent d’avoir lieu dans les trois fonctions publiques, que beaucoup de problèmes donnent lieu à des commentaires approximatifs, voire erronés en raison d’une méconnaissance assez étendue de l’Histoire de la fonction publique, du syndicalisme des fonctionnaires et du syndicalisme confédéral.

Certes, l’histoire n’est pas une répétition, mais elle est une source d’explications et d’enseignements d’une grande richesse que l’on a tort de négliger pour des raisons multiples dont certaines sont proprement inavouables.

Ayant apporté une certaine contribution en qualité de témoin, acteur et auteur, j’ai la faiblesse de croire qu’on y trouve nombre de réponses à bien des interrogations du moment et j’entends bien poursuivre.

Pourquoi ne pas demander aux lecteurs de ce blog de se joindre à cette action en faisant connaître autour d’eux son existence ?

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:13

Je ne participe pas directement aux débats et commentaires en cours sur la situation de la CGT (au sein de laquelle j’ai fait un parcours militant de toute une vie) pour des raisons évidentes que j’ai maintes fois exposées dans ce blog.

Mais je suis plus convaincu que jamais de la nécessité d’une connaissance approfondie de l’Histoire du syndicalisme.

Celle du mouvement syndical des fonctionnaires (à laquelle j’ai consacré de nombreux ouvrages et études systématiquement ignorés) est une des victimes de l’ignorance et de la prétention qui caractérisent certains commentaires.

Pour construire l’avenir on ne dit pas n’importe quoi sur le passé.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 08:52

                                     Un point d’histoire

Dans la période précédant l’accession de la gauche au pouvoir en 1981, le texte du statut général des fonctionnaires avait subi peu de modifications. A la suite d’un certain nombre d’initiatives du mouvement syndical CGT et de recherches menées par ailleurs, on disposait d’un ensemble substantiel d’analyses et propositions fondées non seulement sur une bonne connaissance du régime de la fonction publique, mais aussi sur une maîtrise des données essentielles de son élaboration en 1946, de sa réforme des débuts de la Ve République et de ses évolutions ultérieures. La commémoration en octobre 1976 du 30e anniversaire du statut sous la présidence de Georges Séguy à l’initiative de l’UGFF et des fédérations des PTT et des services publics et la participation de Jacques Pruja, Alain Le Léap, Pierre Meunier (1) accompagnée d’une large diffusion du rapport et des autres interventions marquait solennellement les positions du mouvement syndical.

J’ai exposé ici la portée que devait revêtir cet acquis après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, la constitution du gouvernement de Pierre Mauroy et l’attribution à l’un des quatre ministres communistes du portefeuille de la Fonction publique.

 

(1) Trois personnalités marquantes de l’adoption du statut en 1946 - sans oublier le ministre Maurice Thorez et le rapporteur Yves Fagon, l’un communiste l’autre MRP - auxquelles ce blog a rendu hommage. La fonction publique est une création continue.

                               Une exigence d’aujourd’hui

Les responsables politiques, administratifs et syndicaux qui auront la charge de l’avenir de la fonction publique du XXIe siècle devraient avoir une connaissance approfondie des mêmes données. Ils devraient se livrer à une analyse exhaustive et sans complaisance des modifications apportées à la version 1981-1984-1986 au cours des trois décennies suivantes. En principe, nul ne devrait pouvoir se permettre de mépriser les tenants et aboutissants des fondements de la fonction publique et de son histoire.

Ces exigences s’imposent avec une force particulière si on veut réellement faire échec à une hypothèse que la situation politique actuelle et les perspectives annoncées pour les échéances de 2017 ne permettent pas d’exclure mais qu’il faut combattre: l’achèvement autoritaire de la réduction systématique du champ du statut général des fonctionnaires par la consécration de la « mise en extinction » déjà évoquée ici et la mise en œuvre d’un autre régime de fonction publique dans le cadre d’une régression générale des services publics.

 

                                         Où en est-on ?

La vie politique est structurée et dominée par une caractéristique dont beaucoup de commentateurs s’emploient à camoufler l’essentiel sous prétexte que le peuple français serait friand d’une « monarchie républicaine » : L’élection par défaut au suffrage universel à deux tours d’un président de la République tournant le dos à son programme électoral pour faire une autre politique vouée à l’échec avec pendant cinq ans une Assemblée nationale impuissante élue dans la foulée grâce à l’inversion du calendrier. C’est ainsi que les choses se passent avec Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Dans « L’Humanité » du 4 décembre un article relatif aux élections professionnelles des fonctions publiques se plaçait « …dans un contexte où la droite a une forte probabilité de gagner la présidentielle de 2017… » et donnait la parole à un directeur de recherche au CNRS et au Cevipof selon qui « Avec la droite, on aura une remise en cause du modèle de service public et de la fonction publique (ce qui est exact) suivi de cette affirmation défaitiste : « Pour les fonctionnaires, nous sommes en train de vivre les deux dernières années de l’ancien système, en se dirigeant vers un modèle libéral de forte privatisation du service public appuyé toujours par les mêmes arguments : il faut réduire les coûts, on va privatiser etc… »

Autrement dit « Les carottes sont cuites » ? Qu’en pensent ceux qui nous prédisaient « un XXIe siècle âge d’or des services publics » ? Où en sont sur ces questions essentielles, les fédérations et unions générales de fonctionnaires ?

L’Histoire ne se répète pas, mais elle est riche d’enseignements qu’il est coupable d’ignorer, et elle pourrait se mettre à bégayer.

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 13:58

   Les années 1981-1986, qui sont celles de la première législature du premier septennat de François Mitterrand, élu président de la République en mai 1981, sont un épisode marquant de notre histoire politique et sociale des trois dernières décennies du XXe siècle.

  Elles ont fait l’objet d’un grand nombre d’études, commentaires, analyses émanant de personnalités politiques, de journalistes et de spécialistes de diverses disciplines confrontant leurs points de vue dans des séminaires et colloques.

  L’action du ministère de la fonction publique et des réformes administratives a été largement traitée au cours même de la période et au long des années qui ont suivi dans un ensemble de textes produits par le ministre Anicet Le Pors, dans mes ouvrages, articles, études et communications, dans les contributions au 30e anniversaire des textes statutaires de 1983, et dans une riche documentation constituée par le Rapport annuel de la fonction publique publié à partir de 1981 (à notre initiative) à la Documentation française.  Une bonne partie des 500 articles publiés dans ce blog (créé en mai 2010) et la série de textes insérés en publications numériques sur Calaméo vont dans le même sens. La  septième  partie de  l’ouvrage de synthèse L’Etat et les fonctionnaires  s’applique à « La gauche au pouvoir » (pages 150-196).

   

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   L’originalité des initiatives qui ont été évoquées dans de précédents articles - et d’autres, individuelles ou collectives, qui pourront se manifester par ailleurs - est qu’elles sont une approche  spécifique de l’histoire  la période 1970-1990 qui  sera étudiée dans le cadre de l’histoire de la CGT et du mouvement syndical.

   On ne saurait pourtant préjuger  la place que la courte période de  cinq années de « la gauche au pouvoir » suivies d’une première « cohabitation » (1986-1988) et du second septennat (1988-1995) occupera dans la vaste entreprise que constitue l’étude du syndicalisme CGT des  deux décennies 1970-1990.

    Il est encore plus aléatoire, à ce stade, de savoir ce qu’il adviendra de l’analyse des positions et orientations du mouvement syndical des fonctionnaires et de ses composantes à l’égard de la  politique  du ministère de la fonction publique et des réformes administratives  en 1981-1986 et dans les premières années du retour de la droite au pouvoir. Je n’ai cessé d’émettre le souhait (jusqu’ici vainement) que soit engagée l’étude de cette tranche de l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires qui a déjà fait l’objet de quelques publications dont il serait de toute façon  utile de faire sans plus tarder l’inventaire.

    Il est évident que les chapitres de l’histoire politique et sociale de cette période qui seront éventuellement consacrés au syndicalisme des fonctionnaires seraient inconcevables  s’ils ne se donnaient pour fondement et pour référence la politique générale de la fonction publique.  

    La documentation mentionnée plus haut sera - quelles que soient les marges d’interprétation - un  acquis dont on ne pourra ignorer impunément l’existence.  

   Sur cet ensemble de questions, je suis loin d’avoir dit mon dernier mot. A bientôt.

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 14:48

Dans deux articles publiés en novembre 2014, j’ai défini ma « posture » sur l’étude de l’Histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires à laquelle mon blog et les publications numériques insérées sur le site Calaméo se sont consacrés depuis bientôt cinq ans (1).

J’y affirmais clairement l’autonomie de ma démarche, fondée sur des considérations objectives telles que ma situation personnelle, mon âge et mon état physique, et sur une série d’autres éléments.

Depuis lors, j’ai pris connaissance de documents qui viennent d’être établis par l’Institut CGT d’histoire sociale (un organisme auquel je suis lié par mon appartenance à son conseil d’administration, et par la poursuite épisodique d’une certaine participation à ses « Cahiers »).

Le « planning prévisionnel pour l’année 2015 » prévoit un cycle de conférences sur l’histoire de la CGT pour célébrer le 120e anniversaire de la centrale syndicale. La dernière de ces conférences, qui sera présentée en décembre, portera sur « La CGT des années 1970 aux années 2000 ». En 2016, se tiendra un colloque, préparé par des séminaires, sur « la CGT dans les années 1970-1990 ».

Ainsi que je l’ai noté dans un des articles précités, ces deux décennies sont précisément celles de l’exercice de mes responsabilités successives à l’UGFF-CGT (1970-1978), à la commission exécutive de la CGT (1969-1975), au ministère de la Fonction publique et des réformes administratives (1981-1983) après un retour de trois années à la Direction générale des Impôts, et au Conseil d’Etat (1983-1987). Elles m’intéressent donc tout particulièrement non seulement comme témoin et acteur, mais aussi dans des conditions et limites que j’ai eu l’occasion de préciser, comme auteur d’ouvrages, articles et études portant sur l’Histoire de la fonction publique de la fin du XIXe siècle à celle du XXe et sur celle du syndicalisme des fonctionnaires jusqu’en 1981, c’est-à-dire à l’exclusion des deux dernières décennies du siècle.

Dans l’immédiat, la lecture de ces textes confirme et valide ma démarche. J’en expliciterai bientôt l’orientation et le contenu, dans un esprit d’efficacité, de rigueur de l’analyse historique, et d’attachement aux principes et aux valeurs qui caractérisent mon parcours.

 

1- Une posture ferme et indépendante, 1er novembre 2014, Vigilance, 25 novembre

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:37

Vigilance

Dans plusieurs articles, j’ai appelé l’attention sur le fait que le syndicalisme enseignant, celui des PTT, des Finances, des Indirectes, de l’Equipement ou d’autres ministères ou administrations ont des aspects spécifiques constitutifs de leur identité et de leur histoire dont l’étude revêt un intérêt et une légitimité incontestables.

Mais j’ai insisté aussi et surtout sur une donnée tout aussi incontestable : ces organisations syndicales (syndicats nationaux ou fédérations) qu’elles soient autonomes ou affiliées à une confédération, sont impliquées dans un ensemble de relations au sein d’un « syndicalisme général des fonctionnaires » responsable de la gestion des problèmes généraux communs à des millions d’agents publics. D’où l’intérêt de recherches sur l’histoire conjointe de la Fonction publique placée depuis la Libération sous la responsabilité d’un ministère spécifique et de son syndicalisme représenté par des fédérations générales ou unions de fédérations.

Rien n’oblige les historiens du mouvement social ou les politologues à s’intéresser à l’Histoire de la Fonction publique et du syndicalisme général des fonctionnaires. Rien ne les oblige à citer dans leurs notes et dans leurs bibliographies les textes publiés sur ces questions par des juristes, spécialistes de science administrative ou sociologues et les travaux qui en analysent les fondements.

Mais rien n’oblige non plus quiconque à accepter sans réagir les erreurs et approximations que comportent les paragraphes sur la fonction publique inclus dans certains articles et conférences portant sur des thèmes généraux de l’histoire sociale.

Quelles que soient les qualités et l’intérêt des études relatives à l’Histoire générale de la CGT dans ses différentes phases du XXe siècle, elles pâtiraient d’une vision trop exclusivement centrée sur les aspects confédéraux ignorant ou sous-estimant leurs implications dans les réalités multiples et complexes des différentes structures syndicales qui en font la richesse. L’absence, l’insuffisance ou la partialité éventuelles de références à la question des équilibres des « courants de pensée » - dans laquelle le syndicalisme des fonctionnaires a tenu une place originale sans équivalent - et qui a profondément marqué cette Histoire, seraient une lacune inacceptable.

Sur tous ces aspects, et tout particulièrement sur le dernier cité, j’ai de bonnes raisons, tirées du tréfonds de mon parcours de trois quarts de siècle et de l’observation de ces dernières années d’être particulièrement vigilant. Je souhaite que ceux qui apprécient ou approuvent la cause défendue ici avec constance s’y associent concrètement en assurant les relais nécessaires. C’est une des raisons d’être de ce blog

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 08:37

Dans la conclusion de mon ouvrage « Fonction publique les points sur les i » publié il ya vingt ans, en 1995, je constatais que s’affirmait « une stratégie visant à une réduction systématique du champ d’application du statut et à sa mise « en voie d’extinction » et je poursuivais en ces termes :

« La conjonction des divers éléments mis au jour dans les développements qui précèdent devrait se traduire dans un double mouvement consistant dans le remplacement progressif des fonctionnaires soumis aux règles, aux droits et obligations du statut jusqu’au départ en retraite des plus jeunes actuellement en fonction par des personnes recrutées sous contrat ou selon les formes de l’emploi précaire.

Au terme d’un tel processus, nous aurions une Fonction publique en quelque sorte « privatisée », et pendant la durée d’une génération, un vaste chantier truffé de contradictions, d’incohérences et de conflits aux redoutables conséquences sur l’efficacité de l’administration, sur la neutralité du service public et sur sa capacité de satisfaire les besoins des usagers et les exigences des citoyens ».

La Troisième partie de ma brochure sur « L’évolution historique des fonctions publiques d’emploi et de carrière en France et dans le monde » (Institut CGT d’Histoire sociale- Mai 2007) traitait « L’art et la manière de vider le statut de sa substance ». Elle rappelait que le rapport 2003 du Conseil d’Etat, dont elle critiquait par ailleurs le contenu et certaines propositions, reconnaissait qu’on ne peut remettre en cause « l’essentiel » qui « correspond à ce pourquoi précisément un statut de la fonction publique a été voulu et construit au fil du temps, c’est-à-dire les principes fondamentaux définis dans les lois statutaires, sur lesquels il ne peut être question de revenir, destinés à assurer l’égal accès aux emplois publics, à garantir les fonctionnaires contre l’arbitraire et le favoritisme et à donner à la puissance publique les moyens d’assumer ses missions sur tout le territoire dans le respect des règles d’impartialité et de continuité. »

Une analyse objective des modifications apportées aux lois constitutives du statut général des fonctionnaires et aux décrets qui les accompagnent, au long des trois décennies qui nous séparent de leur adoption en 1983-1984-1986, permet de porter une appréciation générale sur l’état du régime de la fonction publique dont ce statut est l’expression juridique. Il est regrettable que cette analyse ait été pour l’essentiel éludée, ainsi que celle de la politique salariale de la période 1981-1984, à l’occasion des manifestations commémoratives de l’an dernier.

Je pense qu’il n’est pas exagéré de dire que pour les adversaires de la conception française de la fonction publique, il s’agit, à la faveur des succès électoraux qu’ils espèrent, de lui porter le coup de grâce. On ne saurait donc se contenter des formules générales et superficielles sur la « sauvegarde » du statut que je rencontre dans mes lectures.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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