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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:29

… et des « Quarante piteuses » (1981-1987)

Série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires » Témoignage

En juin 1981, quelques jours après la sortie du tome II de l’ouvrage « Fonctionnaires sujets ou citoyens », je n’exerçais plus aucune responsabilité syndicale depuis trois ans. Après mon retour dans l’administration en 1978, et ensuite en qualité de retraité, j’avais naturellement maintenu mon adhésion au SNADGI-CGT, qui se poursuivra plus tard au Syndicat CGT Finances publiques. Je recevrai désormais, comme tout « syndiqué de base » les publications des diverses composantes du mouvement syndical.

J’avais activement participé à un groupe de travail du comité central du PCF chargé d’étudier les questions de la fonction publique dans l’actualisation du Programme commun de la gauche. Après la rupture, la réflexion avait été poursuivie. Lorsque, en juin 1981, Anicet Le Pors - qui ne savait pas encore qu’il serait ministre- a constitué un groupe de travail pour l’élaboration qui lui était demandée d’un rapport sur les institutions, j’y ai participé. J’ai rédigé le document spécial sur le programme de la fonction publique dont j’étais spécialement chargé.

Nous étions prêts à assumer des responsabilités politiques en la matière, ainsi que les faits en apporteront la preuve au cours des mois suivants.

Ainsi, à la charnière des « trente glorieuses » et des « quarante piteuses », les fonctions que je serai appelé à exercer de 1981 à 1987 changeront fondamentalement la nature de ma relation avec le mouvement syndical.

- Les fonctions de Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives exercées de juin 1981 à novembre 1983 impliquaient une relation forte et directe avec l’ensemble des fédérations générales représentatives sans discrimination et dans le respect du principe de l’indépendance syndicale, dans le cadre des rapports entre l’Etat et le mouvement syndical des fonctionnaire

- Ma nomination en qualité de Conseiller d’Etat en service extraordinaire pour la période novembre 1983 - novembre 1987 n’était pas sans rapport avec ma qualité de syndicaliste, puisque le président de la République François Mitterrand l’a délibérément prise en considération dans des conditions que j’ai relatées, notamment dans mon texte « L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle » dont un chapitre a été reproduit voici quelques jours. Mais elle comportait des obligations et des fonctions qui n’impliquaient aucun rapport direct avec le mouvement syndical. En qualité de rapporteur j’étais en relation avec les ministères concernés dont celui de la Fonction publique généralement représenté en fait (précision qui dans cette situation ne manquait pas de sens) par la Direction générale et non par le cabinet du ministre

- Après novembre 1987, pendant trois décennies, ma contribution à l’histoire de la fonction publique et à certains égards à celle du syndicalisme des fonctionnaires, connaîtra des formes nouvelles.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 07:22

Série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires »

Dans les années qui ont précédé l’ouverture de la crise survenue en 1975 et résolue au début de 1976, l’UGFF et les Fédérations CGT des PTT et des Services publics et de santé étroitement associées entre elles et avec le bureau confédéral de la CGT s’étaient largement exprimées sur les problèmes de l’Etat.

Les textes publiés à l’époque dans des plaquettes substantielles largement diffusées constituent aujourd’hui des documents qui s’inscrivent dans l’histoire du mouvement syndical que tout conférencier ou auteur d’articles se situant spécialement dans le cadre de l’histoire sociale se doit de prendre en considération.

La période qui a immédiatement suivi le congrès de clarification de l’UGFF en février 1976 au terme d’un débat sans précédent par son contenu et par son étendue dans toutes les structures, se caractérisait par une activité particulièrement intense du mouvement syndical CGT des fonctionnaires. Son organisation et sa capacité étaient au meilleur niveau de leur histoire. Une section de l’UGFF constituée auprès de l’UD - CGT existait dans la quasi-totalité des départements, La Tribune des fonctionnaires (organe créé en 1913), le Bulletin des retraités, les circulaires, étaient largement et régulièrement diffusées, alors qu’on ne disposait pas encore des possibilités numériques.

En octobre 1976, Georges Séguy secrétaire général de la CGT qui présidait la commémoration du 30e anniversaire du statut général des fonctionnaires définissait et décrivait avec une grande clarté le sens et la portée de la coopération des fédérations CGT de fonctionnaires, postiers et agents des services publics et de santé :

« Le bureau confédéral tient à se féliciter du remarquable exemple de travail commun, de discussions fraternellement poussées jusqu’à l’accord complet entre l’UGFF et les Fédérations CGT des PTT et des Services publics, tant pour les positions à prendre dans les discussions salariales, dans les séances du Conseil supérieur de la fonction publique, que pour le contenu et l’organisation des grèves et manifestations.

Cet exemple montre éloquemment qu’il est possible dans la CGT de parvenir à une coopération librement consentie d’organisations dont les buts sont communs sans atténuer l’originalité, les préoccupations particulières et le fonctionnement démocratique de chacune d’elles.

Ce travail permanent et unitaire au sein même de la CGT aura apporté une contribution décisive au développement des luttes englobant le secteur public. »

On pourra lire à ce sujet, dans l’Histoire de la fédération CGT des PTT parue en 2011 le commentaire suivant :

« Pour la fédération des PTT, l’Union générale des fédérations de fonctionnaires est, dans cette période, un fidèle et solide compagnon de luttes avec lequel les rapports sont empreints d’une réelle camaraderie, sentiment incarné par René Bidouze et Georges Frischmann qui, au-delà de leurs personnalités différentes, sont unis par une estime réciproque. » (p 452-453).

Outre les sentiments fraternels qui unissaient de longue date les militants des deux organisations, cette relation recouvrait un ensemble de réalités juridiques, administratives, historiques, et de conceptions de la lutte sociale.

Les réformes statutaires des années 1983-1984-1986, les très nombreuses modifications qu’elles ont subies ensuite, le large recrutement de non titulaires, la transformation des PTT et d’autres secteurs, ont profondément modifié le paysage.

Nous avons changé d’époque. Est-ce une raison d’enterrer l’histoire ?

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 08:49

Le monde politico-médiatique nous offre un spectacle impressionnant, de sondages en enquêtes d’opinion jalonnés d’annonces quasi quotidiennes de candidatures et de confidences savamment dosées des proches des puissants qui n’oublient pas de se recaser et de se sucrer. Voilà que l’ineffable Sarko, qui traîne pas mal de « casseroles », se prend pour une poêle « Tefal ». Comme le suggère un éditorialiste, « s’il lui est jamais arrivé de se faire cuire deux œufs, il devrait savoir qu’aucune poêle antiadhésive ne résiste à l’usure du temps »

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 06:45

Série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires"

Un des débats les plus récurrents de toute l’histoire du mouvement syndical CGT des fonctionnaires de l’Etat pendant un siècle fut certainement celui de ses propres structures. Il est indispensable de connaître les épisodes « fondateurs » tels ceux de la veille et des lendemains de la Grande guerre, des années 1930, des années de la Libération, de celles de la scission syndicale et de la seconde moitié du XXe siècle. Il est également d’un grand intérêt de connaître les grandes évolutions des autres organisations, autonomes ou affiliées à d’autres centrales.

Sur cette question, combien d’affrontements et de crises semées de rancoeurs, et même de haines recuites, dont il m’est arrivé de les assimiler, dans une périphrase quelque peu dérisoire, à une sorte de « maladie infantile».

Ce qui ne signifie pas que le mouvement syndical puisse se dispenser d’une réflexion permanente et aussi démocratique que possible sur l’ensemble des questions de ses orientations, de son action, et de ses formes d’organisation.

Ignorer l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires, l’instrumentaliser ou négliger de l’inclure dans la formation syndicale peut conduire aujourd’hui à de nouvelles impasses.

Je rappelle que les travaux existants concernant l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires des origines aux années 1980 comportent l’essentiel des points de repère et des références et qu’on dispose d’une documentation et d’analyses de la politique de la fonction publique pour les périodes suivantes.

Je rappelle aussi que ces travaux devraient être complétés sans plus tarder par l’étude des évolutions des organisations de la CGT dans les deux dernières décennies du XXe siècle, marquées par une succession de crises majeures portant notamment sur les structures et leur traduction dans les statuts.

Les expressions qui semblent se poursuivre actuellement au sein de l’UGFF-CGT dans la perspective d’un « congrès extraordinaire » en mars 2017 auraient tout à gagner à de telles investigations.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 06:32

     « 2016, année foutoir ». Tel est le titre donné à sa chronique du « Monde »  (16 mars)  par Gérard Courtois, qui s’autorise cette  « trivialité »  assez anodine en  invoquant une "grossièreté" qui l’est moins - de notre ministre de l’Education nationale qualifiant (8 mars) de « bruits de chiotte » les états d’âme supposés du Premier ministre.

    Dans le même numéro, le dessinateur Plantu présente sur le thème « Pas facile de trouver un nom aux régions » une carte de France avec la gauche en quatre régions dont une dénommée « Gauche mon cul ».

    Et si on restait sur les hauteurs ? On y respire bien.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:21

             Série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires »

 

                     Fonctionnaires sujets ou citoyens ?

Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à avril 1981

                              ( Editions sociales 1981)

« Un premier volume, préfacé par Alain Le Léap, premier secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires à sa création en 1946, devenu plus tard secrétaire général de la CGT aux côtés de Benoît Frachon, était consacré au syndicalisme de la Fonction publique des origines à la scission de 1947-1948.

Celui-ci couvre la période allant de la scission à nos jours…

… Avant la Seconde guerre mondiale, le mouvement syndical de la Fonction publique a connu des luttes intenses et la division.

Mais la Fédération générale des fonctionnaires réunifiée en 1935 et transformée en UGFF en 1946 était une grande organisation jouant au sein de la CGT un rôle fort important.

Après la scission de 1947-1948, l’UGFF, les fédérations et les syndicats qu’elle regroupe continuent. Mais partout des organisations homologues sont affiliées à « Force ouvrière ». D’autres deviennent autonomes. La fédération de l’Education nationale, bien que constituée dans un seul secteur de la fonction publique, est aussi une fédération de fonctionnaires qui prendra rang de centrale syndicale. La Fédération CFTC, qui avant 1945 ne comptait guère, voit à la faveur de la scission, son influence prendre un certain développement. Elle donne naissance à une nouvelle fédération dans la CFDT en 1964, mais une CFTC se maintient. En 1959 se crée une fédération des cadres affiliée à la CGC. Dans la période contemporaine, les pouvoirs publics considèrent comme représentatives sept organisations (CGT ; CFDT ; FO. FEN ; CFTC ; CGC ; Autonomes.

La rédaction de ce tome II posait donc un problème majeur : était-il possible de traiter l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires pour cette période en étudiant de façon détaillée l’activité, l’évolution interne de chacune de ces organisations ? Il a paru sage de renoncer à cette approche particulièrement vaste et hasardeuse et d’articuler l’étude autour du syndicalisme CGT, qui reste la force la plus représentative et développe son action au sein de la première centrale ouvrière de notre pays. D’ailleurs une telle étude conduit constamment à l’examen de faits et d’événements où sont impliquées les autres organisations et à l’analyse des rapports entre elles.

Ainsi apparaissent les limites de ce travail dont il est cependant légitime d’espérer qu’il sera une contribution à l’étude générale du mouvement syndical.

Enfin la période étudiée, surtout la dernière décennie, n’est pas encore du domaine de l’histoire. En particulier il est certain que les développements de la politique de l’Etat à l’égard de la Fonction publique et des fonctionnaires, les postions adoptées par les différentes organisations syndicales, l’évolution de leurs structures, posent une multitude de problèmes qui sont ou peuvent être l’objet de débats, voire de controverses.

Ici l’auteur, tout en s’efforçant de respecter la vérité des faits, s’inscrit directement dans le combat pour le triomphe de la conception d’un syndicalisme démocratique de classe et de masse, qui fait l’originalité et l’efficacité de la CGT. Il voit dans les événements des deux dernières années la confirmation et même l’éclatement au grand jour des tendances, des contradictions et des affrontements au travers desquels la lutte pour le fonctionnaire citoyen se fraie le chemin ».

 

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:13

Georges Clemenceau, l’idole du Premier ministre M. Valls, est un personnage que j’ai rencontré dans mes pérégrinations historiques. A commencer par l’affaire des canons de la Garde nationale en 1871, et plus tard dans celle du « statut-carcan » des fonctionnaires et son action de « briseur de grèves ».

Médecin et Homme d’Etat, orfèvre en la matière, il aura cette formule : « Il y a deux organes inutiles, la prostate et le Président de la République ».

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 09:05

Selon l’INSEE, on aurait créé 82.300 emplois dans le secteur marchand en 2015. On atteint 102.100 si on intègre l’administration, l’éducation, la santé, l’action sociale. Personne ne conteste que pour stabiliser et résorber le chômage, il faudra créer beaucoup plus d’emplois.

Sarkozy et son équipe ont trouvé la solution : ils envisagent de supprimer 350.000 emplois publics et d’abroger pour y parvenir un des fondements les plus anciens de la République : la libre administration des collectivités territoriales (article 72 de la Constitution).

On ne peut exclure l’hypothèse que les fonctionnaires et agents publics, et les jeunes qui aspirent à un emploi, devront affronter ou subir les projets littéralement réactionnaires que des politiciens candidats au pouvoir préparent et annoncent ainsi ouvertement dans la perspective d’une alternance politique. Pendant que d’autres, qui devraient s’exprimer, se taisent.

Georges Clemenceau est le modèle et l’idole de Manuel Valls qui, lui, est encore là et considère que ceux qui contestent ses idées et son action aux côtés d’un Hollande dont le flou peut toujours cacher un loup, sont des attardés du XIXe siècle.

Répétons-le encore une fois : le combat social et politique que la situation exige dans le domaine que nous traitons ici bénéficierait de conditions plus favorables si l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires y occupait la place qu’elle mérite.

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 08:17

Candidats  aux primaires

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 10:19

 

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  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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