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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 12:53

Pierre Gattaz, alias « François le bossu » vient de battre tous les records de la connerie et de la provocation en fustigeant les militants de la CGT comme des « voyous » et des « terroristes ».

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 08:30

La brochette des « briseurs de grève »

Georges Clemenceau      Jules Moch     Manuel Valls

1906                                 1947                       2016

  

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 07:28

La série d’articles qui s’achève avait pour objet de faire un constat aussi objectif que possible de l’état de la recherche et des travaux consacrés à l’histoire du syndicalisme général des fonctionnaires, c’est-à-dire des structures, des orientations et de l’action des instances chargées des problèmes généraux communs à l’ensemble des agents publics en rapport avec l’Etat et les pouvoirs publics, et de leur relation avec le syndicalisme confédéral dont elles sont partie intégrante. En l’état actuel du syndicalisme, une telle démarche devrait s’appliquer pour la période contemporaine à chacune des fédérations générales représentatives affiliées aux différentes centrales ou autonomes, et à tout le moins aux organisations de la CGT.

Cette histoire est inséparable de celle de l’Etat, des institutions, de la fonction publique, du régime général composé du statut général des fonctionnaires, du système de rémunérations, du régime de retraites constitués d’un ensemble législatif règlementaire et jurisprudentiel qui s’applique à des millions d’agents publics actifs et retraités et dont l’étude se rattache à des compétences juridiques, économiques, historiques. Elle est un chapitre important de l’histoire politique et sociale.

Mais après une courte période évoquée dans la série d’articles, elle est pratiquement absente comme telle des expressions et des initiatives de l’Institut CGT d’histoire sociale. Alors que de nombreux instituts professionnels et locaux d’histoire sociale ont été constitués au long des dix dernières années, elle est restée en dehors de ce mouvement et les publications des organisations syndicales de fonctionnaires éludent les références historiques relatives aux problèmes généraux de la fonction publique.

                                                                     

 


A tous égards, l’heure est venue pour moi de prendre acte de ces données persistantes, et d’envisager la suite. Ma contribution spécifique à l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires a atteint ses limites. Mon champ d’investigation - qui est probablement entré dans sa phase terminale - a pris depuis longtemps de nouvelles dimensions liées aux responsabilités politiques et juridiques assumées et aux évolutions d’un long parcours. Ma démarche s’inscrit dans une fidélité à mes engagements non exempte d’un esprit ouvert à de nouvelles perspectives et à d’autres approches.

Dans le contexte politique et social tourmenté et incertain de la période, le plus sage est de maintenir le blog - pour un temps dont chacun comprendra qu’il est nécessairement limité - comme moyen d’expression propre à notre époque, doté d’une double fonction :

- rester l’indispensable voie d’accès et de référence à ma bibliographie générale et relayer mes publications numériques insérées sur http://calameo.fr

- me permettre de m’exprimer sur divers sujets, de réagir à toute éventualité, et d’exercer - si le temps qui passe le permet - l’esprit critique dont il est d’ores et déjà probable que certaines prestations annoncées devront faire l’objet (1)

« Ni censeur ni gardien du temple » est une devise opportune, mais une page est tournée.

 

 


1- Consulter notamment, comme une illustration des réflexions qui précèdent, deux publications numériques sur Calaméo :

« L’Etat et les fonctionnaires » de la plume sergent-major à internet

« L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle »

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 08:11

Au début de cette année, a été ouverte sur ce blog une série d’articles intitulée « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires ». Ces articles, dont on reproduit ci-dessous la liste, reprenaient des éléments qui avaient été assez largement présentés dans des écrits antérieurs.

Le moment est venu de donner à ces réflexions une première conclusion et d’énoncer la suite qu’il convient de leur donner.

Rendez-vous à bientôt.

Avant-propos 4 janvier

I- Sur les traces des pionniers 8 janvier

II -Une décision marquante 12 janvier

III--Les sources de la recherche historique 25 janvier

Petits cailloux sur la route des témoignages

Propos d’un survivant

IV-Une oeuvre exaltante et utile 8 février

V- Premiers ouvrages de synthèse 12 février

VI- Un nouveau texte sur Calaméo 18 février

VII-Le point de vue d’Henri Krasucki 25 février

VIII- Réflexion d’étape 1er mars

IX- Un énorme gâchis 4 mars

X- L’avant-propos du tome I 8 mars

XI- L’avant-propos du tome II 21 mars

XII-Au delà d’une « maladie infantile » 25 mars

XII-Au-delà d’une "maladie infantile" 1er avril

XIII-Un remarquable exemple 6 avril

XIV-A la charnière des « Trente glorieuses »… 12 avril

XV-Témoignage de première main 18 avril

XVI-Mes publications de la décennie 1990-2000 25 avril

XVII- En dehors des radars 2 mai

XVIII- Une démarche indépendante. 9 mai

XIX- Un mémorandum et ses suites 13 mai

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 07:56

Le 23 octobre 2013, à l’occasion d’un entretien avec la présidente et le directeur de l’Institut CGT d’Histoire sociale, j’ai remis un « mémorandum » analysant l’ensemble des problèmes posés par le traitement de l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires et se concluant ainsi : « En l’état actuel, j’ai un programme personnel assez substantiel dont les moyens sont mon blog et mon compte Calameo. Mon âge et mon isolement en fixent le contenu et les limites. Il peut cependant comporter des points de rencontre avec l’IHS-CGT. »

Cet entretien a été suivi du classement dans les archives publiques IHS de mon dossier sur la crise du mouvement syndical des fonctionnaires des années 1975 jusque là bloqué, et de la publication dans les « Cahiers » IHS d’une note de lecture sur mon ouvrage numérique « L’Etat et les fonctionnaires » (n° 129, mars 2014).

Le temps a passé, et je ne suis plus guère en état physique de prendre des contacts, d’organiser des rencontres, ni même de répondre aux invitations que je reçois, et de participer à des activités dans lesquelles les questions relatives à l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires pourraient éventuellement occuper leur place.

Comme je l’ai précisé à de nombreuses reprises, ma contribution à l’étude spécifique de l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires de ses origines aux années 1981 (dont certains ont tendance à oublier - pour des raisons sur lesquelles il faudra bien s’expliquer - qu’il est une des composantes originales de l’histoire confédérale) est concentrée dans un ensemble d’articles, études et ouvrages qui constituent un acquis dont j’estime qu’il doit être sauvegardé.

Le champ de la recherche sur cette longue période n’est pas clos pour autant, et sur les deux dernières décennies du XXe siècle, il reste largement ouvert aux politologues, historiens, spécialistes de diverses disciplines et autres « observateurs sociaux ».

Il me reste à dire - ce que je ferai bientôt - les conclusions que je tire de la situation décrite dans cette vingtaine d’articles.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 07:54

En mai 2010, tirant la leçon de la coopération avec l’IHS-CGT pendant les cinq années précédentes, j’ai décidé d’ouvrir un blog consacré à l’Histoire dans trois domaines : la fonction publique, le syndicalisme des fonctionnaires, la Commune de Paris. En ce 6e anniversaire, on dénombre 650 articles.

En 2011, j’ai franchi - compte tenu des aléas de l’édition - une nouvelle étape en insérant sur le site internet Calaméo, une série de publications numériques, parmi lesquelles un nouvel ouvrage L’Etat et les fonctionnaires, de la plume sergent-major à internet qui est une étude inédite de l’Histoire de la politique salariale de l’Etat et de l’organisation des carrières des fonctionnaires, et plus tard un texte intitulé « L’unité d’un parcours militant de plus de trois quarts de siècle », qui est plus qu’une autobiographie, une nouvelle contribution à l’histoire sociale (1)

Cette action connaîtra une audience dans des organes de diffusion internationale et l’appui de fidèles lecteurs individuels et collectifs. Mais elle ne recevra pas le soutien et les relais que l’on était en droit d’attendre de la part de ceux qui à divers titres ont vocation à traiter l’histoire sociale, surtout lorsqu’ils sont dans une situation personnelle (rémunération, carrière, retraite) relevant du régime général de la fonction publique.

1- Calaméo est un service en ligne qui permet la conversion de documents en publications numériques. A partir d’un fichier PDF, est créée une brochure (ou un document d’un autre format) qui se présente sous la forme d’un « document électronique interactif » d’une grande facilité d’accès et de stockage.

Ces documents sont consultables à partir d’un ordinateur. Mais il faut souligner - pour ceux qui sont encore réticents - qu’on a l’impression de lire un document - papier, puisqu’on peut feuilleter les pages, les marquer, revenir en arrière, accélérer, zoomer, c’est-à-dire agrandir ou réduire les caractères …

S’agissant de textes de travail et d’information dont les dimensions excèdent très largement les possibilités et les finalités d’un blog, à une époque où l’informatique connaît un énorme développement, cette formule est efficace et pratique.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 07:11

En 2006, dans les premiers temps de ma coopération avec l’IHS - CGT, le responsable des « Cahiers » de cet organisme m’a pressenti pour un « dossier » traitant le 60e anniversaire du statut général des fonctionnaires. Mon texte a été publié dans le n° 99 septembre 2006.

On a alors appris qu’un processus était en cours depuis plusieurs mois pour une commémoration de cet anniversaire entre le bureau confédéral de la CGT, l’UGFF, la VO, avec un exposé introductif d’Anicet Le Pors, ancien ministre de la fonction publique. L’Institut CGT d’histoire sociale n’avait pas été associé à cette opération, et personnellement je n’étais même pas informé. Je n’ai pas répondu à l’invitation tardive à assister au « forum » qui a eu lieu en octobre 2006 et les responsables de l’UGFF n’ont pas daigné entendre mes observations (qui n’ont pas été publiquement exprimées).

Comme il arrive parfois dans les relations humaines, les protagonistes de ce « forum » fondé sur des conceptions qui appelaient des réserves de fond et de forme, et n’a rencontré qu’un succès mitigé, ne m’ont pas pardonné leurs propres errements - qu’ils ont d’ailleurs poursuivis sous différentes formes les années suivantes - et j’ai définitivement disparu de leurs radars.

D’une façon générale, au - delà des péripéties parfois dérisoires des commémorations d’anniversaires, on peut admettre que l’histoire sociale ne relève pas directement de la responsabilité du mouvement syndical et de ses dirigeants. Pourtant, la plupart des nombreux instituts professionnels ou régionaux créés dans cette période sont dus à l’initiative de responsables syndicaux en activité ou en retraite. On dispose de suffisamment d’informations (même systématiquement occultées) pour affirmer que l’inexistence d’un institut CGT d’histoire sociale de la fonction publique (quoi qu’on pense de son rôle et de son utilité) est un échec largement imputable aux responsables du mouvement syndical des fonctionnaires. Dans le même temps chacun peut constater l’absence dans ses publications et ses initiatives de références aux ouvrages, articles, études consacrés à ce sujet, et l’ostracisme de fait qui frappe leurs auteurs quand cette histoire n’est pas malmenée par des responsables qui n’en ont qu’une connaissance approximative

Dans ce contexte, il était légitime de penser que l’existence et l’action de l’Institut CGT d’Histoire sociale seraient de nature à changer la donne et à ouvrir des perspectives concernant l’histoire du syndicalisme général des fonctionnaires. C’est bien la question qu’il nous faut maintenant évoquer.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:37

Pour clore cette série avant d’entrer dans une nouvelle phase, il reste à exposer deux données qui ont caractérisé les évolutions de cette démarche et conditionnent en partie sa poursuite : une certaine coopération avec l’Institut CGT d’Histoire sociale accompagnée d’une rupture de fait avec les responsables de l’UGFF-CGT.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:33

Série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires »

 

Pendant une période d’une quinzaine d’années après le terme de mes fonctions au Conseil d’Etat en novembre 1987, l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires a quelque peu cédé le pas dans mes écrits à la Commune de Paris, événement majeur de notre Histoire nationale et de celle du mouvement ouvrier français et international.

Bien que ne se situant plus pour un temps au premier plan de mon activité, la fonction publique a néanmoins donné lieu à la publication d’un certain nombre d’études et articles et de deux ouvrages:

 

- en 1993 mon texte sur la période de la Troisième République était inclus dans le troisième volume d’une « Histoire générale de la fonction publique » dont la préface et la postface étaient rédigées par deux conseillers d’Etat ayant exercé les fonctions de directeur général de l’administration et de la fonction publique que j’estimais et dont j’appréciais la compétence : Marcel Pinet et Bernard Pêcheur.

 

- en 1995, malgré la rupture des contacts que j’avais engagés avec le mouvement syndical des fonctionnaires pour une commémoration du 50e anniversaire du statut général des fonctionnaires, la publication de mon ouvrage intitulé « Fonction publique les points sur les i » par VO éditions a été maintenue.

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En 2005, alors que l’élaboration du Guide des sources de la Commune de Paris et du mouvement communaliste à laquelle je me consacrais depuis 2001 entrait dans sa dernière phase, j’ai été pressenti par l’Institut CGT d’Histoire sociale pour une participation par une communication sur la fonction publique à un colloque sur « La CGT dans les années 1950 ».

Ainsi s’est ouverte une période de plusieurs années de participation aux activités de cet organisme concrétisée par des communications à plusieurs colloques, des articles dans ses « Cahiers », une brochure, une conférence sur les services publics ...qui ont été présentés à différentes reprises dans ce blog.

 

 

 

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 15:47

Série « Pleins feux sur l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires »

 

 

                                          La gauche au pouvoir (1981-1984

 

 

Je me suis largement exprimé, dans des ouvrages, articles, conférences, et ensuite dans ce blog et dans mes publications numériques sur la politique du ministère de la fonction publique et sur ses relations avec le mouvement syndical des fonctionnaires. Le ministre Anicet Le Pors a également publié de nombreux textes. Les commémorations du 30e anniversaire de la version 1983-1984 du statut général des fonctionnaires (que j’ai soumises à un examen critique et auxquelles je n’ai pas été associé) ont apporté de nouveaux commentaires. Il y avait aussi des ombres, principalement dans le domaine de la « politique salariale », avec laquelle j’ai pris les distances nécessaires au cours même de mes fonctions de directeur de cabinet, et dont je n’accepte pas qu’elle soit occultée ( voir L’Etat et les fonctionnaires site Calaméo)

 

Aujourd’hui c’est un témoignage de première main sur la politique du ministère de la fonction publique en 1981-1984.

 

La concertation entre le ministère de la fonction publique et les organisations syndicales envisagée dès l’entrée en fonctions du gouvernement Pierre Mauroy en juin 1981 n’était pas une question secondaire. Elle était, plus que dans tout autre ministère, le cœur de l’action à mener et la condition fondamentale de son aboutissement.

D’anciens militants syndicalistes, principalement de la CFDT, sont entrés dans plusieurs cabinets ministériels et à l’Elysée. Mais j’étais, à ma connaissance, le seul à exercer les fonctions de directeur de cabinet.

La question des rapports entre le pouvoir de gauche et les organisations de la CGT et des conceptions de la centrale est par ailleurs une des données de la situation politique et sociale de cette période que les chercheurs en histoire sociale se doivent d’approfondir. La politique du ministère de la fonction publique, la concertation avec les organisations syndicales de fonctionnaires pour l’élaboration de réformes qui trouveront pour une large part leur insertion dans une nouvelle version du statut général des fonctionnaires et leurs prolongements dans des décrets, ne peuvent par ailleurs être pleinement appréhendées que dans le cadre d’une analyse des évolutions du contexte politique de ce premier septennat de François Mitterrand.

La tension qui est apparue dès le début et s’est ensuite confirmée entre le ministre de la fonction publique Anicet Le Pors et la secrétaire générale de l’UGFF-CGT Thérèse Hirszberg et à un moindre degré Louis Viannet secrétaire général de la fédération des PTT (tous trois membres du comité central du PCF) a posé un ensemble de problèmes qui ont à divers moments rendu la tâche du directeur de cabinet particulièrement difficile. Dans un ouvrage d’entretiens intitulé « Quatre ministres et puis s’en vont… Philippe Lefait, Editions de l’Atelier, 1995 Anicet Le Pors s’est exprimé ainsi sur ce sujet: « Viannet qui n’est pas quelqu’un que j’estime beaucoup, était l’un de mes principaux interlocuteurs quand j’étais au ministère puisqu’il était le patron de la Fédération CGT des PTT. Il a un sens de l’agitation de masse, connaît bien ses classiques syndicaux. C’est un professionnel du syndicalisme ni très travailleur, ni très sincère, ni très habile : ce n’est pas quelqu’un de première grandeur… Il était certes plus raisonnable et moins « emmerdant » que Thérèse Hirszberg, la pasionaria du syndicat ».

La campagne menée contre la présence de ministres communistes dans le gouvernement menée par André Bergeron secrétaire général de Force ouvrière (que tout le monde semble avoir oubliée) ne pouvait être sans effet sur la Fédération des fonctionnaires affiliée à cette centrale. Des manifestations auxquelles avaient pris part les responsables de la Fédération des fonctionnaires CGC créaient quelques difficultés. Les orientations des représentants de la CFDT suscitaient parfois des interrogations. La structuration de la Fédération de l’Education nationale en tendances pouvait générer des tentations dans lesquelles j’étais convaincu que le ministère n’avait pas à intervenir.

Les membres du cabinet étaient par définition des salariés. Ils étaient tous syndiqués, mais selon leurs affinités personnelles et leur appartenance professionnelle, ils l’étaient à la CGT, à la FEN, ou à la CFDT et quels que soient par ailleurs leurs titres et leurs compétences, la pratique n’a pas tardé à révéler quelques failles.

Il était donc de la plus haute importance que soit définie une politique aussi claire que possible du ministre et des membres de son cabinet pour maîtriser une telle situation.

Le moins que l’on puisse dire est que la présence d’un directeur de cabinet connaissant parfaitement le monde syndical et ses rapports avec le monde politique, ayant des relations de compréhension et de confiance avec tous les responsables des fédérations syndicales représentatives et capable de déceler à temps les bévues et les maladresses de conseillers techniques ou les manœuvres aux implications diverses de certains syndicats, était d’une grande utilité.

Dans ce contexte, une remarquable entente organisée entre le directeur du cabinet et le directeur général de l’administration et de la fonction publique, le Conseiller d’Etat Marcel Pinet en liaison avec le cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy et les conseillers de l’Elysée, notamment Ségolène Royal, étaient des atouts importants.

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Présentation

  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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