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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 09:23

     Sur ce sujet, voici un extrait de mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens Tome 2 1981  (pages 135-136) :

 

 

    Le soir même de l’investiture du général de Gaulle comme Président du conseil, la commission administrative de la CGT stigmatise le vote de l’Assemblée nationale. Elle en dénonce les dangers et appelle les travailleurs à l’union et à l’action. La CGT est informée par un coup de téléphone du cabinet du président du conseil que ce dernier désire recevoir une délégation du bureau confédéral. Le 3 juin, cette invitation est confirmée par lettre. La CA de la CGT se réunit aussitôt et après une large discussion, décide de décliner cette invitation, pour éviter d’apporter au nouveau pouvoir la caution qu’il recherche. Votent pour l’acceptation de l’invitation Le Brun, Rouzaud, Berteloot,  Ehni 1

   La Tribune des fonctionnaires de mai-juin 1958 précise «  qu’il n’y a aucune divergence sur l’orientation générale de la CGT, aucun désaccord sur les problèmes de fond que pose la venue au pouvoir du général de Gaulle. Les différences d’appréciation ont porté essentiellement sur une question de tactique. »

   Les autres centrales se rendent à la convocation. Dans une conférence de presse du 13 juin, M. Pinay déclare « Les syndicalistes  que le président du conseil a reçus sont très raisonnables. »

   La Vie française du même jour écrit : « … Le général de Gaulle a rassuré tout un secteur ouvrier qui ne demandait d’ailleurs qu’à l’être. Dans une première série d’entretiens, le président du conseil n’a pas dévoilé ses batteries. Il a plutôt voulu, par une prise de contact directe, connaître ses interlocuteurs dont il voudrait éviter qu’ils deviennent des adversaires… Il a donné  assez d’assurances au deux grandes centrale syndicales pour gagner trois mois de paix sociale. »

   Le CCN de la CGT, réuni les 11 et 12 juin, adopte à l’unanimité une déclaration qui se conclut ainsi : « il faut dire non au pouvoir personnel, non à la dictature, il faut intensifier la lutte pour la paix en Algérie ; cette paix ne peut se réaliser que par des négociations, en tenant compte des légitimes aspirations nationales du peuple algérien ».

   Le bureau de l’UGFF publie un texte intitulé « Le combat continue » dénonçant le « chèque en blanc signé par le Parlement  sous la contrainte militaire et la menace de la guerre civile ». Dans le même temps il rappelle les revendications des fonctionnaires à M. Pinay, ministre des Finances, et demande au directeur général de la Fonction publique de lever la discrimination dont l’UGFF est l’objet dans la « commission d’harmonisation ».

1-Ces quatre militants sont dans la minorité confédérale. Le Brun, secrétaire confédéral est gaulliste. André Berteloot, secrétaire confédéral est secrétaire général de l’UGFF. Léon Rouzaud, membre de la CA de la CGT a été secrétaire général de l’UGFF. En 1958, il est  secrétaire général du Syndicat des Indirectes. Ehni est secrétaire général de la Fédération du Livre.

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Histoire
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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