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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:40

    Une série d’interrogations  concernant  l’histoire de la CGT des deux dernières décennies du XXe siècle – qui ne sont pas étudiées dans mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens ? dont  le tome 2 traite de la période de la scission de 1947-1948 à avril 1981 et qui de toute façon dépassent largement son objet - sont aujourd’hui  posées  selon plusieurs  sources, les unes publiques, les autres d’accès plus restreint.

   Ainsi, dans une conférence sur « démocratie ouvrière et démocratie syndicale » survolant  l’histoire du syndicalisme de 1884 à 1995 dans la perspective d’un colloque prévu pour 2013, la crise survenue à la direction de la CGT en 1978-1982  est  mentionnée en ces termes : « Au 40e congrès de Grenoble en 1978, Georges Séguy reprend son projet d’autonomisation de la CGT par rapport au PCF. Il est contré par Henri Krasucki qui lui succède en 1982. La CGT traverse une crise sur laquelle toute la clarté n’a pas encore été opérée ».

     Sur cette période, on dispose  de  témoignages, de commentaires  partiels, plus ou moins hermétiques, qui suscitent parfois plus d’interrogations qu’ils n’apportent de réponses. Des témoins et acteurs de premier plan comme Henri Krasucki sont  décédés depuis plusieurs années.

    Si on s’intéresse à l’histoire sociale, et si on estime qu’il serait utile de faire « toute la clarté » on ne peut en rester là. Quel que soit l’intérêt - très inégal - des  éléments disponibles qu’il faut de toute façon soumettre à un examen critique, ou d’éventuelles communications dans un colloque, on peut souhaiter une  analyse d’ensemble menée selon les méthodes et contraintes de la recherche historique. D’autant que d’autres questions et d’autres épisodes posent le même problème.

    Indépendamment des formes qu’elle peut revêtir, une  telle   analyse  devrait   se  situer clairement dans le contexte général  de notre histoire contemporaine et des multiples éléments de la relation  de la CGT (dont il faudra vérifier si elle  était, comme il est affirmé dans cette conférence, un « syndicalisme partidaire face au keynesiano - fordisme ») avec le Parti communiste, sans perdre de vue qu’il conviendra d’étudier aussi, sans complaisance, la relation  des autres  centrales (FEN, FO, CFTC, CFDT) avec les partis et le pouvoir politique.                                                               

     Pour les périodes auxquelles ils s’appliquent, mes textes  n’éludent pas  la question de la représentation des courants de pensée au sein de la CGT, de la part qu’y a prise le mouvement des fonctionnaires et des conséquences qui en ont résulté pour son fonctionnement et son action. Le syndicalisme des fonctionnaires et agents publics est par nature et par définition en rapport direct avec l’Etat, le gouvernement, le Parlement, les collectivités publiques. Il  occupe donc sur l’échiquier politique, économique et social  une situation spécifique.      

     L’analyse de la « politique salariale de l’Etat », c’est-à-dire en fait de l’ensemble de la politique générale de l’Etat à l’égard des fonctionnaires traitée dans L’Etat et les fonctionnaires de la plume sergent-major à internet pour la période de la fin du XIXe siècle à nos jours ( site Calaméo) donnera lieu à la présentation ici même  d’un certain nombre d’articles  portant sur les principaux  thèmes représentatifs de cette politique.

     Une telle étude implique le mouvement syndical dans les conditions qui ont été maintes fois explicitées dans mes écrits, mais ne se confond pas avec une analyse de ses  orientations et de son action qui relève d’une autre démarche, et dont  j’émets encore une fois l’opinion que pour la période des deux dernières décennies du XXe siècle  elle gagnerait à être réalisée sans plus tarder.   

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE - dans Histoire
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  • : Le blog de René BIDOUZE
  • Le blog de René BIDOUZE
  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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Auteur

  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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