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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:05

      Au cours du débat qui a suivi  sur France 3 le documentaire intitulé « Dénoncer sous l’Occupation », le présentateur s’interrogeait sur la question de savoir si on avait connu dans l’Histoire un phénomène d’une telle ampleur. La réponse est certainement négative. Cependant, dans d’autres périodes tragiques, on a assisté à des vagues de dénonciations. Ainsi dans la période de répression féroce qui a suivi la « Semaine sanglante » en 1871.

       Dans mon ouvrage  72 jours qui changèrent la cité, La commune de Paris dans l’histoire des services publics on pouvait lire (page 168)  dans le chapitre concernant l’ordre public  assuré par  la Commune de Paris :

       On ne conteste guère le fait que les commissaires de quartier (et les commissaires centraux créés dans les arrondissements par un arrêté publié au JO du 14 mai prévoyant qu’ils devaient faire chaque jour un rapport au délégué à la Sûreté générale) veillèrent, avec le concours de la Garde nationale, au maintien de l’ordre public. On sait que la Sûreté  recevait de nombreuses dénonciations. Elle fit connaître par la voie du Journal Officiel qu’elle ne tiendrait aucun compte des lettres anonymes : « L’homme qui n’ose signer  une dénonciation sert une rancune personnelle et non l’intérêt public ».

        Les autorités versaillaises n’auront pas ces scrupules : elles encourageront les vengeances et les règlements de comptes pendant la « Semaine sanglante » avec le concours des « brassardiers », individus partis de Versailles porteurs d’un brassard tricolore, et au cours de la période de répression, les dénonciations auraient atteint le chiffre effarant de 399.823 parmi lesquelles une sur vingt était signée ».

 

      

 

 

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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