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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 08:36

 

 

La première de toutes les commémorations d’anniversaire

du statut général des fonctionnaires (octobre 1976)

 

…Un évènement attestant que le mouvement syndical CGT des fonctionnaires associé à la confédération était aux avant-postes des réformes de la fonction publique qui se concrétiseront dans les années 1981.

Le congrès de l’UGFF qui s’était tenu en février 1976 était d’une particulière importance dans l’Histoire du mouvement syndical CGT puisqu’il consacrait la sortie de l’une des plus graves crises qu’il ait connues jusque là, dans une sévère confrontation sur des questions fondamentales 1. Réélu secrétaire général René Bidouze a fait adopter une série de décisions parmi lesquelles la célébration du 30e anniversaire du statut général des fonctionnaires publié en octobre 1946.

Cette célébration a été organisée en octobre 1976 par l’UGFF et les fédérations CGT des PTT et des Services publics et de santé, dont les responsables figurent sur la photo de la tribune. ( Georges Frischmann et Raymond Barberis ) A leurs côtés Léon Rouzaud qui fut une personnalité marquante du syndicalisme. Elle avait lieu dans la grande salle de la CGT qui se situait alors au 213 rue Lafayette à Paris. Elle était présidée par Georges Séguy, secrétaire général de la CGT qui dans son intervention a ainsi défini et décrit avec une grande clarté le sens et la portée de la coopération des fédérations CGT de fonctionnaires, postiers et agents des services publics et de santé :

« Le bureau confédéral tient à se féliciter du remarquable exemple de travail commun, de discussions fraternellement poussées jusqu’à l’accord complet entre l’UGFF et les Fédérations CGT des PTT et des Services publics, tant pour les positions à prendre dans les discussions salariales, dans les séances du Conseil supérieur de la fonction publique, que pour le contenu et l’organisation des grèves et manifestations.

Cet exemple montre éloquemment qu’il est possible dans la CGT de parvenir à une coopération librement consentie d’organisations dont les buts sont communs sans atténuer l’originalité, les préoccupations particulières et le fonctionnement démocratique de chacune d’elles.

Ce travail permanent et unitaire au sein même de la CGT aura apporté une contribution décisive au développement des luttes englobant le secteur public ».

Il a conclu ainsi : « C’est le camarade René Bidouze, secrétaire général de l’UGFF, qui va exprimer les idées communes de l’UGFF, des fédérations des PTT et des Services publics et de la CGT ». Ce qui a été fait dans un rapport substantiel.

C’était une initiative éminemment syndicale qui était prise pour la première fois depuis l’existence du statut et marquait avec éclat l’attachement de la CGT et de ses organisations à cette grande conquête de la Libération. Le secrétaire général de la Fédération CFDT des fonctionnaires ironisait en disant que c’était une manifestation « d’anciens combattants » et on lui rétorquait amicalement : « n’est pas ancien combattant qui veut ».

La presse était convoquée et présente mais elle n’a pas brillé par ses commentaires. « Le Monde », n’a pas rendu compte de cette assemblée et donnait par ailleurs la parole à la responsable du Parti socialiste pour les questions de la fonction publique qui « oubliait » que Maurice Thorez avait existé (ce qu’on n’a pas manqué de relever dans « La Tribune des fonctionnaires »).

La commémoration syndicale avait une particularité notable. Pour la préparer, des démarches avaient été faites auprès de trois personnalités qui avaient pris une part essentielle à l’événement en 1946 : Jacques Pruja, secrétaire général adjoint de l’UGFF principal artisan syndical du statut, Alain Le Léap secrétaire général de l’UGFF, et Pierre Meunier, directeur du cabinet de Maurice Thorez, vice-président du Conseil chargé de la Fonction publique. Les deux premiers ont fait une intervention marquante, le troisième a adressé un message chaleureux.

Tous les textes de cette commémoration ont été publiés dans une plaquette largement diffusée par les trois organisations UGFF, PTT, Services publics.

 

 

 

 

 

 

 

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Ecrit par René Bidouze René BIDOUZE
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  • : Le blog de René BIDOUZE
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  • : Des articles et des points de vue sur la Fonction Publique, le syndicalisme et la Commune de Paris
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  • René BIDOUZE
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire,  auteur d'ouvrages.
  • En un demi-siècle, j’ai fait le « tour de la table » de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur du cabinet du ministre, conseiller d’Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

Eléments biographiques

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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