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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 08:11

Depuis les années 1980, l’immeuble situé 10 rue de Solferino à Paris est devenu la « Maison des socialistes ». Il n’est pas étonnant qu’elle apparaisse comme telle dans de multiples commentaires et comptes rendus de réceptions et manifestations diverses. Le mot Solferino est même désormais associé à ce parti et Jean-Luc Mélenchon y a contribué en affublant ses anciens camarades du qualificatif « solferiniens ».

Mais avant d’être devenu dans cette courte période contemporaine d’une trentaine d’années le siège d’un parti politique, cet immeuble construit au XIXe siècle par la famille du prince de Broglie était de 1934 à 1978, c’est-à-dire pendant prés d’un demi-siècle, la propriété et le siège du mouvement syndical des fonctionnaires.

Malheureusement, si certaines des présentations qui en sont faites ne peuvent éviter d’évoquer ou de mentionner ce passé, elles sont imprégnées de phénomènes bien connus : une méconnaissance de l’Histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires, de leur place dans l’histoire générale, et une instrumentalisation caractérisée par des interprétations tendancieuses axées sur un parti dominant et sur un syndicalisme enseignant que tant de liens ont unis au cours de l’Histoire politique et sociale.

Comme par hasard, l’Histoire de la CGT, de son mouvement syndical des fonctionnaires et du rôle de leurs dirigeants de la seconde moitié du XXe siècle mais aussi de ceux de la Fédération générale d’avant-guerre (acquéreurs et gestionnaires de l’immeuble de la rue Solferino ) est méconnue et malmenée.

Quand on connaît la véritable histoire de cet immeuble, quand on a personnellement connu plusieurs des leaders syndicaux les plus importants de l’époque de la Libération et exercé pendant vingt ans des responsabilités syndicales nationales dans diverses parties de l’immeuble y compris le bureau central auquel on accède par « l’escalier d’honneur », quand on a présidé le comité de gestion de la « Maison des fonctionnaires » et joué un rôle essentiel dan sa vente en 1978, on a peut-être quelques titres à s’exprimer.

Telle est bien mon intention dans de prochains articles.

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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