Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:16

Dans le tome 1 de mon ouvrage Les fonctionnaires sujets ou citoyens ? Le syndicalisme des origines à la scission de 1947-1948, paru aux Editions sociales en 1979 un chapitre était intitulé La Fédération des fonctionnaires s’installe au 10 rue de Solferino (pages 247-248). Page 306 ( et non pas 416 comme il était indiqué par erreur à la note 15) un court chapitre « A la veille de la Libération, ultimes combats ».

Dans le tome II paru deux ans plus tard en juin 1981, sur Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à 1981 un chapitre était intitulé « La fin de la Maison des fonctionnaires (page 364) .

Cet ouvrage a connu à l’époque une importante diffusion, mais il est depuis longtemps épuisé. Il n’a pas été réédité, mais on peut le consulter à la BNF et dans les bibliothèques universitaires et se le procurer auprès de librairies et maisons d’édition par la voie d’internet. Si les bibliographies accompagnant la plupart des ouvrages sur le syndicalisme (notamment celui du monde enseignant qui ignorent souvent les questions générales de la fonction publique et l’action syndicale qui s’y rattache) et si les publications des organisations syndicales de la fonction publique, en premier lieu celles de l’UGFF-CGT, citaient mes ouvrages (et ceux d’autres auteurs, très peu nombreux, notamment Georges Frischmann ou Jeanne Siwek-Pouydesseau qui ont étudié ces sujets), la connaissance de l’Histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires serait à un autre niveau parmi les fonctionnaires et agents publics et les journalistes dont la majorité ne l’a pas vécue sur le terrain. On éviterait peut-être l’accumulation d’erreurs qui caractérise les prestations dont j’ai eu l’occasion de prendre connaissance.

Les extraits de mon ouvrage relatifs à la « Maison des fonctionnaires » constituent certainement une référence, (n’en déplaise à plus d’un) mais ils doivent donner lieu à certaines précisions : L’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT résultait de la transformation de la Fédération générale des fonctionnaires par le congrès de mars 1946. La scission n’est intervenue que plus tard en 1947-1948. Le siège qui était la propriété de la Fédération générale des fonctionnaires depuis 1934-1935 avait deux entrées (et deux concierges). L’une était au 10 rue de Solferino, pour les organisations de la CGT, l’autre au 94 rue de l’Université pour la Fédération de l’Education nationale. La Fédération générale Force ouvrière sera associée à égalité avec l’UGFF et la FEN à la vente de l’immeuble en 1978 par une interprétation correcte de l’Histoire du mouvement syndical CGT des fonctionnaires qui était le « tronc commun » de cet ensemble, mais si des syndicats FO avaient leur siège dans l’immeuble de la rue de Solferino, ce ne fut jamais le cas de la fédération qui avait son propre siège dans le même quartier.

L’implantation générale des organisations constitutives du mouvement syndical des fonctionnaires dans le 7e arrondissement de Paris avant la Seconde guerre mondiale et pendant une assez longue période après la scission de 1947-1948 était fondée sur la proximité jugée nécessaire avec la Chambre des députés (devenue Assemblée nationale) et les principaux ministères. C’est une des données de l’Histoire du syndicalisme des fonctionnaires marquée par son « action parlementaire » sous les IIIe et IVe Républiques. L’affaiblissement du rôle du Parlement qui devait résulter de la Constitution de la Ve République sera une des raisons spécifiques du vote NON au référendum de 1958 préconisé par l’UGFF et remarquablement explicité par Léon Rouzaud secrétaire général du Syndicat des Indirectes qui avait été secrétaire général de l’UGFF après Alain Le Léap et avant André Berteloot.

Cliquez ci dessous pour accéder aux extraits de « Fonctionnaires sujets ou citoyens «

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

Recherche

Mes ouvrages

Mes publications numériques

Mes vidéos

Catégories

Mon Béarn natal