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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:20

Indépendamment des observations classiques sur la relativité et la fragilité des témoignages et sur la nécessité de les soumettre à un examen critique de l’historien, du juriste, ou du praticien de la science administrative, d’autres considérations s’imposent.

En premier lieu, si cet examen critique est souhaitable, il est réaliste de ne pas trop en attendre. En revanche, lorsque plusieurs acteurs essentiels d’un même événement interviennent, un certain « choc » des témoignages peut avoir des effets positifs d’inflexion ou de correction.

Dans un texte personnel du type « mémoires » ou « souvenirs » non destiné à la publication, on peut exprimer et même laisser libre cours à des appréciations, et à des jugements sur les intentions, les attitudes, les comportements des différents acteurs et sur les relations entre eux. Il en va tout autrement dans des textes publics, alors même que des éléments dont on estime préférable de ne pas les mentionner pourraient être de nature à expliquer ou à éclairer des aspects significatifs. Tous les auteurs ou témoins n’ont pas les mêmes scrupules. On peut lire aujourd’hui, même dans les journaux qu’on a toujours considérés comme « sérieux », des pages d’anecdotes, ragots et racontars sur ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir. Certains journalistes écrivent des livres à « succès »

D’autres questions peuvent se poser. Celle du choix parmi les éléments constitutifs des témoignages à émettre ou à recueillir entre ceux qui ont une portée et une pertinence avérés et ceux qui relèvent de l’anecdote personnelle ou de l’ego surdimensionné. Celle de la suite à donner à des prestations d’autres témoins et acteurs exerçant le cas échéant des fonctions différentes, voire à leur silence délibéré ou fortuit sur tel ou tel point pouvant donner lieu à contestation ou mise au point.

Ces considérations n’ont rien d’original. Les chercheurs en histoire ou sociologie les rencontrent couramment. Les psychologues et les psychiatres peuvent y trouver une matière intéressante.

Derrière ces réflexions générales, il y a, bien entendu, des faits concrets sur lesquels on pourra s’expliquer plus longuement si besoin est. Quoi qu’il en soit, nous sommes encore assez loin d’avoir épuisé les sujets assignés à ce blog et aux publications numériques qui lui sont associées.

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Eléments biographiques

   En un demi siècle, j'ai fait "le tour de la table" de la politique de la fonction publique comme syndicaliste, directeur de cabinet du ministre, conseiller d'Etat en service extraordinaire, auteur d'ouvrages.

 

  Né le 2 décembre 1922 à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques)

 

-Fonctionnaire

 Receveur divisionnaire des Impôts honoraire

 

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

 

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

 

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

 

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

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